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Lectures : coups de cœur et prix littéraires

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Tout simplement, une belle histoire !

C’est l’histoire simple et belle de « deux routes qui se croisent », une rencontre lumineuse entre Christiane, éducatrice spécialisée en Institut médico-pédagogique, catéchiste des enfants dont elle a la garde et Bernard, prêtre, responsable de la formation pour l’éducation de la foi des enfants handicapés mentaux au C.N.E.R. (centre national de l’enseignement religieux).Histoire singulière d’un parcours commun vécu dans un abandon total et confiant à la grâce de Dieu. Christiane et Bernard se côtoient, s’épaulent jusqu’au jour où Bernard décide de quitter le ministère pour épouser Christiane

Prêtres et laïcs, un même Seigneur

Voici un petit vade-mecum du bien vivre ensemble prêtres et laïcs qui ne manque pas d’originalité, de justesse et d’audace et qui est tout à fait dans l’esprit de la CCFB : vigilance dans un esprit d’amour et de communion ! L’auteur, Frédérique de Watrigant, qui a été 6 ans rédactrice en chef de Paris Notre Dame, connaît bien le clergé parisien et n’a pas la langue de bois pour dénoncer – positivement — les « travers » des prêtres mais aussi des laïcs. Mais elle est avant tout une femme qui a le sens de l’Eglise et qui connaît bien les textes fondateurs (notamment Presbyterium Ordinis) sur

Vous avez dit vocation ?

C’est sous le signe de la gratuité que Christoph Theobald, jésuite, ouvre le livre qu’il consacre à la vocation. Ce n’est pas rien au moment où dans l’Église, on parle volontiers de la « crise des vocations », entendue d’abord comme vocations religieuses ou presbytérales, et où l’on pense essentiellement aux problèmes que pose cette crise. La vocation, rappelle C. Theobald, c’est un don gratuit de Dieu… Pas une affaire d’efficacité, d’organisation… Partant de là, avant de qualifier la vocation, l’auteur propose de réfléchir à la manière dont Dieu appelle. On reconnaît dans cette première

In manus tuas Domine...Journal du frère Benoit-Olivier

Etre à la fois plongé dans une aventure spirituelle et une intrigue policière, est-ce possible ? Oui si l’enquêteur est un moine à l’abbaye de Morancourt. Ce village existe bien mais point de monastère, cependant l’aventure spirituelle décrite dans ce livre pour fictive qu’elle soit, a le gout de l’authenticité. Grâce au journal du frère Benoit-Olivier, nous pouvons suivre la vie d’un moine, dans sa vie quotidienne, ses travaux, ses joies, ses convictions, ses questions, son combat aussi. Mais peu à peu l’inquiétude gagne du terrain à cause de mystérieux incidents, la maladie inexpliqué d’un

Le piège de la puissance

Depuis un mois, l'hebdomadaire Témoignage Chrétien mène l'enquête et alimente le débat : auprès d'intellectuels, de religieux ou de responsables associatifs, croyants ou non, la revue cherche à savoir si et comment, de leur point de vue, l'Église est encore influente dans notre société. Dans ces différents points de vue qu'il vaut la peine de lire, j'ai remarqué plus particulièrement la dixième intervention, celle d'Agnès Rochefort-Turquin, sociologue et journaliste. A partir de son regard sur la situation que traverse l'Église, Agnès Rochefort-Turquin nous fait entendre avec finesse et

Quand Dieu s'en mêle

Baptême, baptisés, pour beaucoup cela est une évidence, nous le sommes et l’avons été il y a longtemps, fort longtemps. En somme, nous sommes souvent de « vieux » baptisés avec tout ce que cela comporte de routine (peut être ?) d’aisance et de joie aussi. Mais il y a ceux pour qui c’est une tout autre histoire. Il ne s’agit plus du bébé ou du jeune enfant entouré par sa famille, accompagné, guidé, introduit , il s’agit d’adultes qui, à un moment donné de leur vie ont suivi un appel, ont reçu une grâce ou plus simplement ont découvert la foi en Jésus Christ. Ils viennent d’horizons divers, ils

Le dernier né de Pietro de Paoli : Lettres à un jeune prêtre !

Nous retrouvons avec joie Mgr Marc Belhomme, ce prêtre si attachant de Dans la peau d’un évêque. Il s’entretient ici avec un tout jeune prêtre, Louis-Marie de Saint-Hilaire, dans une belle et passionnante correspondance. Deux prêtres, deux générations, qui se parlent à cœur ouvert. Malgré leur sensibilité différente, ils échangent avec une bienveillante fraternité et évoquent sans détours leur vision de l’’Église, l’annonce de l’Evangile, mais aussi une foule de questions comme le doute, l’amitié, le sacré, la fidélité, le célibat, le péché, la place des femmes…A nouveau Pietro de Paoli

Petit éloge du catholicisme

une recension par Antoine Sondag pour la CCBFCe livre, de poche mais inédit, coûte deux euros. Ce n’est pas la (seule) raison de le recommander. L’auteur, durant 25 ans critique littéraire au Monde, écrit bien. Plein de références intellectuelles et littéraires, mais sans pédanterie ni parisianisme. C’est vrai, sincère, humble. Cela raconte le catholicisme vu par un converti. Pas de complaisance autobiographique. On n’en saura pas grand-chose. « Les nuits de Paris me devinrent familières… ». Et puis cette phrase de St Jean : « Si ton cœur te condamne, Dieu est plus grand que ton cœur ». C’est

CECI EST TON CORPS de Gabriel Ringlet

Albin Michel, 2008 Ce livre est pour moi comme une icône. Il diffuse une lumière très douce et il est porteur d’un message bouleversant. Je le trouve magnifique. Son audace qu’on devine déjà au titre de l’ouvrage est forte comme l’amour , celui de l’expérience vécue et relatée, celui du Cantique des Cantiques . Audace accompagnée d’une grande pudeur :« journal d’un dénuement » (sous-titre du livre) qui se veut avant tout « invitation » . Gabriel Ringlet avertit ses lecteurs en citant la première épître de St Pierre « Soyez toujours prêts à justifier votre espérance devant ceux qui vous en

Dom Helder Camara : paroles fortes

Dom Helder Camara : paroles fortes quelques bonnes feuilles tirées de ma dernière lecture, Petite vie de Dom Helder Camara. : -« Nous devons aider à libérer le pape, à libérer les évêques, à libérer l’Eglise du Christ. L’Eglise est dans le monde, elle n’a jamais été sur une autre planète pas même quand elle se croyait en dehors du monde ou au dessus. » -« Je me demande quand elle [l’Eglise] va commencer à ne pas arriver toujours en retard. » - « Les laïcs aussi sont l’Eglise. Ils ont une mission à remplir. Une mission propre, irremplaçable, pas de substitution, ni provisoire parce qu’il y a

Un cardinal sans détours

Le cardinal Godfried Danneels, primat de Belgique, archevêque de Malines Bruxelles fait ses confidences, à la veille de son départ. Et aux vœux de longue et heureuse retraite que l'on voudrait formuler à l'auteur des Lettres pastorales qui ont eu tant d'impact chez les catholiques, pour leur humanité, leur sens de l'écoute, se mêle quelque inquiétude : on murmure de plus en plus fort que son successeur serait Monseigneur André Léonard, 69 ans, évêque de Namur depuis 1991, au conservatisme notoire. Las, las… Mais avant de laisser les rumeurs ternir notre moral, voici quelques paroles fortes de

A lire si vous voulez devenir cardinal-e un jour !

Vous êtes fin lecteur de religieux et vous ne voulez rien manquer? Au contraire, vous n'y connaissez pas grand chose, mais vous avez envie de vous plonger un peu dans le monde religieux? Vous voulez participer à un groupe de la CCBF et vous ne savez pas trop sur quoi vous appuyer? Par les temps qui courent où on entend, dans la presse et même au sein de notre Eglise, des affirmations légères, inconvenantes et parfois fausses, sur Dieu, le salut, la foi, des raccourcis malhonnêtes sur l'histoire, tout chrétien doit nourrir sa conscience religieuse et se donner l'intelligence de sa foi. Il doit

Un film peu « catho » mais finalement beaucoup plus spirituel qu’il n’en a l’air

C’est pas parce qu’on est baptisé qu’on ne va jamais au cinéma et qu’on doit rester confiné dans des lectures pieuses ou savantes. Vient de sortir sur les écrans un film flamand ébouriffant. Oui, vous avez lu flamand ! Il peut sortir quelque chose de bon de cette partie de la Belgique que nous ne voyons, de France, que comme shootée au nationalisme nauséabond. Le cinéma belge, nous l’avons connu, toutes ces dernières années, essentiellement francophone et wallon (même quand ses réalisateurs portaient parfois des noms à consonance flamande). Et il faisait preuve, sous cette bannière, d’un vrai

Dieu dans la venue du temps

Dieu dans la venue du temps Joseph Moingt (1 nov. 2008) Demain sera-t-il avec ou sans Dieu, le monde de demain sera-t-il plein ou vide des signes d'une présence de Dieu ? S'il s'agit d'instituer une interrogation sur ce thème entre croyants et incroyants, on notera à titre de préalable qu'elle n'a pas la même signification pour les uns et pour les autres. Pour les premiers Dieu ne peut pas mourir, non seulement perdre l'existence, mais pas davantage cesser d'être Seigneur et Sauveur de ce monde. Ils n'ignorent pas cependant qu'ils vivent dans le temps de la mort de Dieu, dans une culture et un

Transmettre la foi

De nombreux débats de notre temps sur la (non-)transmission de la foi sont obscurcis par la mésintelligence de ce qu’on entend par « transmettre » et par « foi » à transmettre. Une fois ce point éclairci, nous examinerons comment se transmettait le christianisme, dans un passé déjà lointain, et pour quelles raisons sa transmission a cessé. Nous nous interrogerons ensuite sur la responsabilité des chrétiens vis-à-vis des nouvelles générations si éloignées de la foi chrétienne et nous réfléchirons aux moyens de mettre celles-ci sur un chemin de foi, à défaut de pouvoir leur transmettre la nôtre

Les laïcs dans l'Église

Appelé à parler dans cette enceinte dominicaine sur « La prise de responsabilité des laïcs dans l'Église », je ne peux manquer d'évoquer la grande figure du père Yves Congar qui fut le pionnier de la théologie du laïcat. Je n'oserai pas placer sous son patronage ce que je vais dire sur ce sujet, de peur de risquer de compromettre sa mémoire; je m'efforcerai cependant de m'inspirer de l'exemple qu'il a donné aux théologiens d'une totale fidélité à l'Église et à sa tradition dans une liberté rigoureuse de recherche et de parole. Je remercie Antoine Lion de la confiance qu'il m'a faite en m

Croire au Christ

Posée à un Chrétien croyant, de surcroît théologien, la question: « Jésus était-il un simple prophète ? » appelle manifestement une réponse négative. Je ne pense pas que vous attendez de moi, dans le bref temps d'une intervention, ni une enquête historique sur le Jésus des évangiles, ni un exposé dogmatique sur l'identité divine que l'Église lui reconnaît. Essayant d'expliciter le sous-entendu de la question, je la prends en ce sens : bien que Jésus, appréhendé sur le plan de l'histoire, semble n'être qu'un prophète, qu'est-ce qui vous fait croire qu'il était plus et autre chose que cela? J

Croire, ne pas croire, quelle importance ?

Croire, ne pas croire, quelle importance ? (Paris. Saint Bernard de Montparnasse . Mardi 15 avril 2008) Posée à un théologien, catholique de surcroît, la question me paraît avoir une signification immédiatement théologique, qu'on peut exprimer ainsi : Croire ou ne pas croire en Dieu et au Christ, et aussi à tout ce qu'enseigne l'Église catholique, cela est-il de nature à influer de manière décisive sur le salut des individus, c'est-à-dire sur leur vie éternelle après la mort ? L'actualité m'oblige à soupçonner un arrière-sens, car la question a pu être inspirée par des débats récents, dont les

Pour un humanisme évangélique

Pour un humanisme évangélique (Revue les Etudes, oct 2007) Accoupler les deux termes risque de vouloir ou de paraître soit réduire l'Évangile à un humanisme sécularisé, soit ramener furtivement le second dans les eaux du christianisme. Mais, à refuser ce risque, la foi chrétienne s'enfermera vite dans un communautarisme qui la rendra incapable de communiquer avec le monde moderne, c'est-à-dire de remplir sa mission. J'accepterai donc, comme l'Église l'a fait au long de son histoire de plaider pour une réconciliation de la foi avec la raison, seul moyen aujourd'hui d'éviter le choc des

Le Croire

La réponse à la question en débat: « Croire: libération ou aliénation? » est susceptible a priori de beaucoup varier selon qu'on considère le croire anthropologique ou le croire religieux, et ensuite selon qu'on distingue dans le second le croire commun à toutes les religions et celui qui est propre au christianisme, et encore selon qu'on identifie ou qu'on distingue dans ce dernier la foi et la religion. J'entends bien qu'il s'agit ici du croire chrétien, envisagé de préférence du point de vue de la foi au Christ. Cependant, si on accepte au moins à titre d'hypothèse que cette foi est