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Week-end des groupes CCBF des 25 et 26 janvier 2025 : Ouvrir de nouveaux chantiers à la CCBF

40 personnes issues des groupes locaux CCBF se sont retrouvées au cours du week-end des 25 et 26 janvier 2025 pour réfléchir sur l’avenir.

Après 15 ans d’existence, de vécu, d’échanges, de propositions, d’actions, la CCBF entre dans une nouvelle dynamique qui demande des réorientations opératoires.

Samedi matin, J-L. Cousineau nous a présenté, avec succès, une pédagogie et une méthodologie pour avancer dans cette perspective ; il accompagnera les différentes étapes de ce travail, expérimentations incluses.

« Une CCBF hors sol, hors Église, hors cité ? »  C’est ce qu’on entend parfois de catholiques ou de responsables parlent de la CCBF qu’ils ne connaissent pas, contrairement aux autorités de la CEF, au nonce, et à certains évêques. Aussi, dans un premier temps, était-il important de faire le point, en ateliers, sur la diversité de nos engagements, en Église et dans la cité. Impressionnant : solidarité dans des mouvements et services d’Église (Secours Catholique, CCFD-Terre Solidaire, ATD, etc.) dans diverses aumôneries, au catéchuménat, la catéchèse, les funérailles, dans la cité (entreprise d’insertion, restos du cœur, etc.) avec l’aide aux devoirs, au logement, dans des associations culturelles, sportives, en divers partis politique. La liste est longue ! Hors sol, hors Église, hors cité ? Certainement pas, et depuis fort longtemps ! À nous, avec la CCBF tout entière, de rendre tous ces engagements visibles. Maintenant, comment peuvent-ils nourrir le développement et la vie de la CCBF dans l’Église et dans la cité ? Ce chantier, stimulant, ouvrira rapidement sur des actions grâce à l’accompagnement prévu.

En soirée, les différents groupes ont partagé quelques-unes de leurs actions innovantes. Cette mutualisation est nécessaire à cause de la diversité des groupes locaux et des contextes ecclésiaux. Elle ouvre une réflexion sur les ressources humaines, les compétences à trouver, l’importance de l’environnement rural ou urbain, la nécessaire entre-aide en région.

Le style synodal

Le dimanche matin était dédié au document final du synode sur la synodalité d’octobre dernier et à sa mise en perspective. Pour mémoire, la CCBF, ses groupes et ses alliés ont travaillé dès l’ouverture de cette initiative de François avec pour fil rouge, notamment, la gouvernance ; ils ont fait des propositions, largement diffusées, disponibles sur le site. Comme toujours dans ce genre de documents du Vatican, il y a un jeu entre ouvertures et « mais ». Cependant, des brèches sont bel et bien ouvertes et à saisir, que le groupe participe de l’Église diocésaine ou pas.

Guy Legrand, membre de la CCBF, a repéré 8 items sur lesquels nous appuyer. À nous d’agir, d’interpeller pour que ces ouvertures servent le désenclavement de la suite du Christ. Le travail en ateliers qui a suivi a révélé des axes à développer localement selon les contextes, avec leur lot de compétences complémentaires à trouver sans tarder.

N’oublions pas que « la méthode synodale » n’est que la duplication de ce qui existe dans de nombreuses instances civiles : écouter, dialoguer. La suite implicite : arbitrer et pour cela poser partout le principe de subsidiarité avec la mise en place de conseils composés avec une attention particulière à une diversité vraie et vérifiable. Il nous a semblé intéressant de nous donner des critères, avec une formation au « style synodal » en cours d’élaboration ; elle sera transmise aux groupes qui voudront s’en saisir. En guise de points d’étapes accompagnés, qu’il s’agisse de méthode, d’expériences, de synodalité, des temps de travail en présentiel et en distanciel sont à préciser.

Ce deuxième week-end de travail fraternel, riche en partages, en réflexions, en convivialité et bonne humeur, en appellera d’autres !

Saisissons les opportunités qui s’ouvrent à nous pour prendre notre place qui est celle d’une sensibilité largement partagée mais encore trop souvent mutique ! Cette année jubilaire est une opportunité ; pourquoi ne pas en faire le « Jubilé d’une synodalité… en actes » ? 

À nous de jouer « collectif » en développant des partenariats et des alliances.

À nous tous d’agir et de vivre.

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