La lettre de Paul aux Hébreux évoque la confiance d’Abraham et de Sara en ce Dieu qui leur parle, les a fait partir de chez eux pour les guider vers un nouveau pays !
Ils ont accueilli et servi des voyageurs qu’ils ont nourris et abreuvés parce que c’était leur manière d’accueillir l’étranger et ils ont manifesté une folle surprise en accueillant l’annonce d’une descendance nombreuse, et ils ont manifesté une foi telle qu’elle peut guider chacun de nous : toujours être prêt à l’inattendu de Dieu !
Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus demande aux disciples d’être en tenue de service, quelle que soit l’heure : c’est à nous, à moi donc aussi qu’il s’adresse en ce jour.
Heureux ceux qui servent, dit le Christ, car ils n’auront pas arrêté de transmettre sa Parole et de servir activement ceux qui ont faim et soif, ceux cherchent la paix, de s’approcher des persécutés, des insultés, des victimes d’aujourd’hui et il y a de multiples possibilités pour servir.
En effet, nous pouvons, dans la crainte de mal faire, nous conduire avec prudence en attendant que le temps améliore les situations et ne rien faire du tout.
Mais si nous sommes occupés à la tâche, nous aurons certainement été un peu plus le prochain de notre frère, nous serons prêts, non pas parce que la tâche sera achevée, mais parce qu’en travaillant, nous servons.
L’ignorance de l’heure pour laquelle il faudrait « être prêts » fait partie de la vigilance, de l’attente ; c’est faire le choix d’agir en toute confiance : heureux et prêts, parce qu’agissant.
Le Christ, par son exemple lors de son dernier repas, a lui-même endossé la tenue de service et ainsi nous pouvons encore mieux comprendre ce qu’il attend de chacun : « C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » (Jn 13, 15) et Il ira jusqu’à donner sa vie.
Dans « Dilexit nos » le pape François écrit : « … C’est l’amour de Jésus qui se manifeste par notre service, c’est lui qui parle au mondedans ce langage qui parfois n’a pas de mots. [1]»
Aujourd’hui, chaque jour, mettons la tenue de service pour que nos actes soient en harmonie avec tous ceux qui apportent l’aide nécessaire aux hommes, femmes et enfants qui souffrent et sont nos frères en humanité.
Sans nous lasser, tenons-nous au service de ceux qui en ont besoin sans toujours le demander et servons !
Même si nous vieillissons, que nous ne pouvons pas partir très loin, écoutons, soutenons par notre foi l’aide à apporter, ne fût-ce que par la prière en communion avec ceux qui travaillent plus concrètement.
Et surtout soyons assurés que le Christ, lui, est toujours proche, toujours à notre service !
Veillons, lampe toujours allumée !
[1]*Pape François « Dilexit nos » p.135