Nous vivons à une époque de grande intensité spirituelle. La mort du pape François nous a tous profondément touchés et nous prions encore le Seigneur de l’accueillir dans sa paix et de lui accorder la récompense pour son service à l’Église. En même temps, nous rendons grâce à Dieu pour l’élection du Saint-Père Léon XIV, qui nous a immédiatement poussés à poursuivre notre engagement sur le chemin synodal, en nous rappelant que nous sommes « une Église missionnaire, une Église qui construit des ponts, un dialogue, toujours ouverte pour accueillir, comme cette place, à bras ouverts tout le monde, tous ceux qui ont besoin de notre charité, de notre présence, du dialogue et de l’amour »[1].
C’est la même conviction qui anime le document final (DF) de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, « Pour une Église synodale. Communion, participation, mission », qui a été approuvée à l’issue de la deuxième session de l’Assemblée synodale, le 26 octobre 2024. La forme synodale de l’Église est au service de sa mission, et tout changement dans la vie de l’Église doit la rendre plus apte à annoncer le Royaume de Dieu et à témoigner de l’Évangile du Seigneur aux hommes et aux femmes de notre temps. C’est la clé pour interpréter fidèlement le DF et surtout pour le mettre en pratique. Nous vivons dans un monde qui s’enfonce dans une spirale de violence et de guerres sans fin, qui a de plus en plus de mal à construire des occasions de rencontre et de dialogue, en vue du bien commun et de la paix. Plus que jamais, elle a besoin d’une Église qui sache être « dans le Christ comme sacrement, c’est-à-dire comme signe et instrument de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (Lumen gentium, n. 1 ; cf. DF, n° 56). Dans la variété des contextes de ce monde, le Synode « constitue un acte de réception ultérieure du Concile, prolonge son inspiration et relance sa force prophétique pour le monde d’aujourd’hui » (FD, n. 5).
C’est l’urgence de cette mission qui nous pousse sur le chemin de la mise en œuvre du Synode, qui est une tâche dont tous les baptisés sont coresponsables. De nombreuses Églises locales, dans toutes les parties du monde, la suivent avec enthousiasme. Nous voulons les remercier et les inviter à poursuivre leur chemin avec générosité : ils réalisent un engagement précieux pour toute l’Église. Ce texte peut leur offrir un horizon avec lequel se confronter et, surtout, les invite à partager leurs initiatives en contribuant au discernement ecclésial plus large. D’autres Églises se demandent encore comment entreprendre la phase de mise en œuvre ou n’en sont qu’aux premiers stades. Nous les encourageons à avancer avec courage, face aux résistances et aux difficultés, pratiques ou méritoires, avec liberté et parrhesia : eux aussi ont une contribution précieuse à offrir et ce serait une perte pour toute l’Église si leur voix se taisait.
La Secrétairerie générale du Synode reste à la disposition de l’un et de l’autre, pour les écouter, pour les accompagner, pour soutenir leurs efforts et surtout pour contribuer à animer le dialogue et l’échange de dons entre les Églises, au profit de toute l’Église et de son unité. C’est de cette manière que nous entendons mener à bien la tâche d’accompagner la phase de mise en œuvre du Synode qui nous a été confiée par le Pape François le 11 mars dernier et que le Pape Léon XIV a confirmée le 26 juin dernier, à l’occasion de sa première rencontre avec le XVIe Conseil ordinaire de la Secrétairerie générale du Synode, en nous encourageant à continuer. L’intention est de faire en sorte que nous avancions avec l’unité de l’Église à cœur « en harmonisant l’accueil dans les différents contextes ecclésiaux »[2], sans diminuer en rien la responsabilité de chaque Église locale. En harmonie avec les indications duDocument final, l’objectif estde concrétiser la perspective de l’échange de dons entre les Églises et dans toute l’Église (cf. DF, nos. 120-121)[3].
LesTracesproposées ici se replacent dans la perspective de ce service. Nous les adressons à tout le peuple de Dieu, qui est le sujet du chemin synodal, et en particulier aux évêques et aux éparques, aux membres des équipes synodales et à tous ceux qui, à divers titres, sont impliqués dans la phase de mise en œuvre, dans le but de leur faire sentir notre soutien et de poursuivre le dialogue qui a caractérisé tout le processus synodal. Leur contenu est en effet enraciné dans les stimuli reçus des Églises au cours des derniers mois et dans les fruits des expériences qu’elles ont partagées. Sur la base des contributions et des questions qu’il recevra des Églises et de ce qui lui paraîtra utile, le Secrétariat proposera des stimuli et des outils supplémentairespour accompagner et soutenir l’effort commun, dans l’espoir de collaborer pour rendre la phase de mise en œuvre du Synode encore plus fructueuse.
Confions à l’intercession de Marie, Reine des Apôtres et Mère de l’Église, et des saints Apôtres Pierre et Paul, dont nous célébrons aujourd’hui la solennité, ce pas supplémentaire sur le chemin synodal que nous accomplissons ensemble en tant que Peuple de Dieu.
Vatican, 29 juin 2025
Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul
Mario Card. Grech
Secrétaire général
Présentation
Les présentesOrientations, préparées par la Secrétairerie générale du Synode avec l’avis favorable de son Conseil ordinaire et approuvées par le Saint-Père Léon XIV, s’inscrivent dans le cadre du service d’accompagnement de la phase de mise en œuvre du Synode par la Secrétairerie générale elle-même. Ils ont un double objectif. D’une part, ils entendent offrir aux Églises locales du monde entier uncadre de référence communqui facilite la marche commune. D’autre part, ils promeuvent ledialoguequi conduira toute l’Église à l’Assemblée ecclésiale d’octobre 2028, selon les étapes suivantes, déjà communiquées dans laLettredu 15 mars dernier :
•Juin 2025 – décembre 2026 : chemins de mise en œuvre dans les Églises locales et leurs groupements ;
• premier semestre 2027 : Assemblées d’évaluation dans les diocèses et les éparchies ;
• deuxième semestre 2027 : Assemblées d’évaluation dans les Conférences épiscopales nationales et internationales, les structures hiérarchiques orientales et d’autres groupements d’Églises ;
•premier trimestre 2028 : Assemblées continentales d’évaluation ;
• Octobre 2028 : Assemblée ecclésiale au Vatican.
Le texte des traces, qui sera suivi d’autres en fonction des besoins qui seprésentent, dresse un profil de la phase de mise en œuvre, en donnant des réponses à certaines questions fondamentales qui ont souvent été posées au Secrétariat ces derniers mois. Il est structuré selon le schéma suivant :
1. Qu’est-ce que la phase de mise en œuvre et quels sont ses objectifs ?
2.Qui participe à la phase de mise en œuvre ? Avec quelles tâches et responsabilités ?
2.1. La responsabilité de l’Évêque diocésain ou éparchial
2.2. La tâche des équipes synodales et des organes participatifs
2.3. Le rôle des groupements ecclésiaux
2.4. Le Service de la Secrétairerie Générale du Synode
3. Comment utiliser le DF en phase de mise en œuvre ?
3.1. Préserver la vue d’ensemble
3.2. Investir dans des pratiques concrètes
4. Quelle méthode et quels outils faut-il utiliser pour procéder à la phase de mise en œuvre ?
4.1. Le discernement ecclésial
4.2. Concevoir et accompagner des processus de type synodal
1. Qu’est-ce que la phase de mise en œuvre et quels sont ses objectifs ?
Il s’agit de la dernière des trois phases du Synode prévues à l’art. 19-21 de la Constitution apostolique Episcopalis communio (CE, 15 septembre 2018) ; elle fait suite à la phase de consultation et d’écoute du Peuple de Dieu (qui s’est déroulée en 2021-2023), et à la phase de célébration, qui a vu les deux sessions de l’Assemblée du Synode des évêques (octobre 2023 et octobre 2024) et a complété le discernement réalisé sur la base de l’écoute du Peuple de Dieu. Comme l’explique EC : « Le processus synodal n’a pas seulement son point de départ, mais aussi son point d’arrivée dans le Peuple de Dieu, sur lequel doivent être déversés les dons de la grâce accordés par l’Esprit Saint à travers l’assemblée des pasteurs » (n. 7).
La phase de mise en œuvre a été ouverte par le pape François avec la note d’accompagnement du 24 novembre 2024, par laquelle il a remis le document de mise en œuvre à toute l’Église. Dans un acte sans précédent dans l’histoire de l’institution synodale, il déclare que le DF « participe au Magistère ordinaire du Successeur de Pierre (cf. CE 18 § 1 ; CEC 892) » et demande qu’il soit accepté comme tel. C’est donc le DF, dans son intégralité, le point de référence pour la phase de mise en œuvre.Dans le même temps, la Note rappelle que son application nécessite diverses médiations : « Les Églises locales et les groupements d’Églises sont maintenant appelés à mettre en œuvre, dans les divers contextes, les indications faisant autorité contenues dans le Document, à travers les processus de discernement et de décision prévus par la loi et par le Document lui-même ».
La phase de mise en œuvre vise à expérimenter des pratiques et des structures renouvelées, qui rendent la vie de l’Église de plus en plus synodale, à partir de la perspective globale esquissée par le DF, en vue d’une réalisation plus efficace de la mission d’évangélisation. Ce travail comprend l’étude théologique et canonique nécessaire, et surtout un engagement à discerner ce qui est le plus approprié et potentiellement fructueux dans les différents contextes locaux. Concrètement, la priorité est d’offrir au Peuple de Dieu de nouvelles occasions de marcher ensemble et de réfléchir sur ces expériences afin de récolter les fruits de sa mission et de les partager.
L’accent mis sur l’importance de l’acquisition de l’expérience ne signifie pas que la phase de mise en œuvre consiste en une sorte d’exercice ou de tâche supplémentaire exigée par Rome : elle fait partie de la vie ordinaire des Églises et inspire leurs pratiques quotidiennes. Chaque Église locale, chaque communauté paroissiale pourra pratiquer la synodalité dans le cadre de sa pastorale ordinaire, en améliorant la manière dont elle accomplit sa mission à travers le discernement ecclésial que l’Esprit Saint exige de nous aujourd’hui. La DF invite les Églises locales à identifier également des « chemins de formation pour parvenir à une conversion synodale tangible dans les diverses réalités ecclésiales » (FD, n. 9). Par conséquent, la phase de mise en œuvre vise à avoir un impact perceptible sur la vie de l’Église et sur le fonctionnement de ses structures et institutions. S’il devait se limiter à la formulation d’hypothèses abstraites, il n’atteindrait pas son but et surtout il dissiperait le capital d’enthousiasme et d’énergie que le processus synodal a suscité jusqu’à présent.
En outre, la phase de mise en œuvre est l’occasion de maintenir vivant cet échange de dons qui fait grandir la communion des Églises locales au sein de l’unique Église, en manifestant sa catholicité dans le respect de la diversité légitime. De ce dernier découle cette créativité qui inspire de nouvelles formes de pratique de la synodalité et renforce la fécondité dans la mission. C’est pourquoi il est nécessaire que les fruits des expériences vécues dans les différents contextes soient diffusés et partagés, en nourrissant le dialogue entre les Églises. C’est pourquoi, dans la phase de mise en œuvre, un nouveau processus de dialogue se met en place dans chaque Église et entre les Églises, sur la base de la DF.
Il convient également de souligner que la phase de mise en œuvre n’est pas un retour en arrière, ni ne propose une pure répétition de ce qui a déjà été vécu : les étapes et les objectifs sont très différents. Le point de référence est le DF, qui exprime le consensus atteint à la fin du discernement des Pasteurs de toutes les Églises et qui, dans le cadre du Magistère ordinaire du Successeur de Pierre, engage tout le Peuple de Dieu en indiquant la direction dans laquelle procéder. Au contraire, l’expérience des différentes Églises au cours des derniers mois montre combien il est fructueux de renouer avec le chemin parcouru au cours des phases précédentes et avec ce qui a été appris à travers celui-ci, dans le but de restituer à l’Église locale les fruits du processus qui a impliqué les autres Églises et toute l’Église.
Grandir en tant qu’Église synodale exige des connaissances qui ne peuvent être apprises que par l’expérience et qui nous ouvrent un chemin pour rencontrer le Seigneur. C’est ce que les participants à l’Assemblée synodale ont vécu de première main ; Ce n’est pas un hasard si la DF commence par témoigner qu'"en vivant le dialogue dans l’Esprit, en nous écoutant les uns les autres, nous avons perçu sa présence au milieu de nous : la présence de Celui qui, en donnant l’Esprit Saint, continue à susciter dans son peuple une unité qui est l’harmonie des différences » (FD, n. 1). C’est aussi l’expérience qui a été et continue d’être vécue dans les Églises locales et dans les différents groupements d’Églises.
La phase de mise en œuvre démarre pendant le Jubilé de l’Espérance. Cette coïncidence nous a invités à placer un rendez-vous important dans les mois à venir : le Jubilé des équipes synodales et des organes participatifs, prévu du 24 au 26 octobre 2025, dont l’organisation est confiée à la Secrétairerie générale du Synode. Ce sera une grâce de pouvoir vivre ensemble un moment profond de spiritualité, en union avec tout le Peuple de Dieu, et ce sera aussi l’occasion de tisser des liens, d’échanger des expériences et de mieux se mettre à l’écoute pour les prochains rendez-vous.
2. Qui participe à la phase de mise en œuvre ? Avec quelles tâches et responsabilités ?
La phase de mise en œuvre est un processus ecclésial au sens plein, qui implique toutes les Églises en tant que sujet de l’accueil du DF, et donc tout le peuple de Dieu, femmes et hommes, dans la variété des charismes, des vocations et des ministères dont il s’enrichit et dans les différentes articulations dans lesquelles sa vie se déroule concrètement (petites communautés chrétiennes ou communautés ecclésiales de base, paroisses, associations et mouvements, communautés de personnes consacrées, etc.). La synodalité étant « une dimension constitutive de l’Église » (FD, n. 28), elle ne peut pas être un chemin limité à un noyau de « fans ». Au contraire, il est important que ce nouveau processus contribue concrètement « à élargir les possibilités de participation et d’exercice de la coresponsabilité différenciée de tous les baptisés, hommes et femmes » (FD, n. 36) dans un esprit de réciprocité ; En outre, il est crucial qu’il vise à impliquer ceux qui sont restés jusqu’à présent en marge du chemin de renouveau ecclésial constitué par le Synode, en tant que « personnes et groupes d’identités culturelles et de conditions sociales différentes, en particulier les pauvres et les exclus » (ibid.). De nombreuses Églises ont créé des parcours qui visent à rendre ordinaire dans leur vie l’engagement d’être une Église à l’écoute, tout comme beaucoup soulignent que l’écoute des jeunes est une priorité. En outre, il faut accorder une attention particulière à ceux qui ont exprimé leur perplexité et leur résistance au processus synodal : pour marcher vraiment ensemble, nous ne pouvons pas perdre l’apport de leur point de vue.
C’est pourquoi toutes les Églises sont invitées à poursuivre la recherche d’outils d’écoute adaptés à la grande variété de contextes dans lesquels la communauté chrétienne vit et travaille, en ne se limitant pas à la seule zone paroissiale, comme cela s’est produit dans certains cas pendant la phase d’écoute, mais en impliquant également les écoles et les universités, les centres d’écoute et d’accueil, les hôpitaux et les prisons, l’environnement numérique, etc. En même temps, la phase de mise en œuvre représente une occasion favorable pour renforcer les relations entre les différentes composantes de la communauté chrétienne, « afin de donner vie à un échange de dons au service de la mission commune » (FD, n. 65) qui implique les communautés et les réalités apostoliques liées aux Instituts de vie consacrée et aux Sociétés de vie apostolique. ainsi que les associations, les mouvements et les nouvelles communautés. « C’est souvent leur action, ainsi que celle de nombreux individus et groupes informels, qui porte l’Évangile dans les lieux les plus divers » (FD, n. 118) et le chemin d’une Église synodale a besoin de ce dynamisme.
2.1. La responsabilité de l’Évêque diocésain ou éparchial
C’est précisément parce qu’il s’agit d’un processus ecclésial au sens le plus complet du terme que l’évêque diocésain ou éparchial est le premier responsable de la phase de mise en œuvre dans chaque Église locale : c’est à lui de l’ouvrir, d’en indiquer officiellement le calendrier, les modalités et les objectifs, d’accompagner son développement et de le conclure en validant ses résultats. Ce sera une occasion opportune de pratiquer un exercice de l’autorité de type synodal, dans le sillage de ce qu’affirme la DF : « Ceux qui sont ordonnés évêques ne sont pas chargés de prérogatives et de tâches qu’ils doivent accomplir seuls. Au contraire, il reçoit la grâce et la tâche de reconnaître, de discerner et de composer dans l’unité les dons que l’Esprit répand sur les personnes et les communautés, en agissant dans le lien sacramentel avec les prêtres et les diacres, qui sont coresponsables avec lui du service ministériel dans l’Église locale » (FD, n. 69). Celui qui reçoit ce don et qui accomplit cette tâche peut reconnaître et confirmer avec autorité la qualité synodale du chemin parcouru ensemble par la communauté ecclésiale et des fruits qu’elle a produits, promouvant ainsi l’unité de l’Église qui, comme l’a déjà dit saint Jean-Paul II, « n’est pas l’uniformité, mais l’intégration organique de diversités légitimes » (Novo millennio ineunte, n° 46, cité dans DF, n° 39), et manifestant l’action de l’Esprit, maître de l’harmonie. L’Esprit Saint agit librement, en inspirant des initiatives dans le Peuple de Dieu là où il le juge le plus opportun : la tâche de l’autorité est de reconnaître ces dons, d’accueillir l’invitation à élargir le regard qu’ils contiennent toujours, d’en favoriser la fécondité et de promouvoir la diversité, afin d’enrichir les possibilités d’échange de dons qui nourrissent la communion ecclésiale.
En tant que « principe visible et fondement de l’unité dans leurs Églises particulières » (Lumen gentium, n. 23), les évêques sont appelés à inspirer et à soutenir la participation au processus synodal de tous les membres de la portion du peuple de Dieu qui leur est confiée. En effet, dans chaque diocèse et chaque éparchie, il y en a qui ont un vif désir, qui doivent être écoutés, qui sont prêts à s’engager avec enthousiasme et qui seront aussi capables d’offrir des suggestions valables. D’autres, au contraire, ont besoin d’être aidés à s’ouvrir à l’action de l’Esprit, tout d’abord en écoutant leur résistance. Pour mener à bien cette tâche, les Évêques diocésains ou éparchiaux ne peuvent manquer d’impliquer, outre l’Évêque coadjuteur et les Évêques auxiliaires qui peuvent être présents :
a) Prêtres et diacres. C’est en effet à eux qu’ils ont la responsabilité de collaborer avec l’Évêque « dans le discernement des charismes et dans l’accompagnement et la direction de l’Église locale, avec une attention particulière au service de l’unité » (FD, n. 72). Comme le rappelle le DF, « l’expérience du Synode peut aider les évêques, les prêtres et les diacres à retrouver la coresponsabilité dans l’exercice de leur ministère » (DF, n. 74) et la dimension synodale de leur ministère. En outre, de cette manière, il sera également possible de promouvoir une plus grande implication des prêtres ;
b) les organes participatifs au niveau diocésain (Conseil presbytéral, Conseil pastoral et Conseil pour les affaires économiques), qui, selon les modalités propres à chacun, sont impliqués dans les processus de discernement ecclésial et dans l’élaboration des décisions que la mise en œuvre du Synode implique inévitablement. Comme le rappelle le DF, « il convient d’intervenir dans le fonctionnement de ces organes, en commençant par l’adoption d’une méthodologie de travail synodale » (DF, n. 105) ;
c) l’équipe synodale diocésaine/éparchiale, qui est chargée en particulier de l’animation du processus (voir le paragraphe qui suit immédiatement).
Dans de nombreux endroits, l’expérience a montré que l’adoption de procédures synodales pour le discernement ecclésial et la prise de décision de type synodal, sur la base de nn. 87-94 du DF, ne diminue pas, mais au contraire consolide l’autorité de l’évêque et facilite l’acceptation et l’exécution des décisions prises.
2.2. La tâche des équipes synodales et des organes participatifs
L’expérience de la phase de consultation a montré combien le travail des équipes synodales était précieux : désignées et accompagnées par l’évêque, elles sont des outils fondamentaux pour l’animation ordinaire de la vie synodale des Églises locales. Leur contribution sera également fondamentale dans la phase de mise en œuvre : pour cette raison, les équipes existantes devront être renforcées et éventuellement renouvelées, celles suspendues devront être réactivées et intégrées de manière appropriée, et de nouvelles équipes devront être formées là où elles n’ont pas été établies auparavant.
Les critères de leur composition restent ceux déjà indiqués dans la phase de consultation et d’écoute : laïcs et laïcs, prêtres et diacres, hommes et femmes consacrés de différents âges et porteurs de cultures et de modèles de formation différents qui représentent les différents ministères et charismes de l’Église. Pour cette raison, il n’est pas possible de définir des règles de composition universellement valables. Afin de favoriser le lien avec la vie et la pastorale du diocèse, il serait bon que certains responsables diocésains en fassent partie. Pour assurer l’orientation missionnaire et éviter le risque de replis autoréférentiels, comme pour les organisations participatives (cf. DF, n. 106), il serait bon de prévoir que les équipes synodales comprennent également des personnes engagées dans le témoignage et le service apostolique dans la vie ordinaire et dans la dynamique sociale. On pourrait aussi considérer qu’il s’agit d’une occasion d’inviter des représentants d’autres Églises et communautés chrétiennes ou d’autres religions en tant qu’observateurs. Rien n’empêche l’évêque de faire partie de l’équipe synodale ; Si ce n’est pas le cas, il doit être régulièrement informé de son travail et la rencontrer le cas échéant. En ce qui concerne les exigences de chacun des membres, la connaissance de la DF est certainement fondamentale, ainsi que l’expérience directe des dynamiques synodales, en particulier celles vécues pendant la phase de consultation et d’écoute. Au cours des dernières années, des écoles ou des initiatives de formation à la synodalité ont vu le jour au niveau national et international, qui peuvent également être utilisées pour renforcer la préparation des membres des équipes synodales.
Les équipes synodales, avec une composition suffisamment variée, pourront devenir plus facilement des laboratoires de synodalité, en faisant l’expérience en elles-mêmes de la dynamique qu’elles sont appelées à promouvoir dans le Peuple de Dieu. Leur rôle dans la phase de mise en œuvre est tout d’abord de promouvoir et de faciliter la croissance du dynamisme synodal dans les contextes concrets dans lesquels vit chaque Église locale ; identifier les outils et méthodologies appropriés, y compris les propositions de formation ; et prendre les initiatives appropriées pour que les mesures nécessaires soient prises. Les équipes synodales sont ordinairement constituées au niveau diocésain ou éparchial, mais, dans la mesure du possible, leur présence au niveau décanal ou paroissial est également souhaitable. Des expériences intéressantes se développent déjà dans divers contextes ecclésiaux, qui montrent comment ces équipes, convenablement liées, peuvent contribuer à rendre le processus synodal plus large et participatif. De plus, il fait partie du travail d’animation de favoriser la disponibilité et la formation des animateurs et de coordonner leur travail.
Le domaine de compétence des équipes synodales ne se chevauche pas, mais s’articule avec celui des organes participatifs, dans la clé de la recherche de synergies. Des équipes synodales sont constituées au service de l’animation et de la formation synodale du diocèse ou de l’éparchie. Les organes participatifs sont appelés à mener à bien la tâche propositionnelle et consultative qui leur est assignée par le droit canonique. C’est donc à eux de contribuer à l’élaboration des décisions nécessaires à la mise en œuvre du Synode, avec le discernement des priorités pastorales ou le renouvellement des structures et des processus de décision. Une connexion régulière et une circulation ponctuelle de l’information rendront le travail de chacun plus fluide.
Enfin, les équipes synodales auront pour tâche de récolter les fruits des processus qu’elles animeront, également en vue de la phase d’évaluation et des Assemblées prévues pour commencer en 2027. Dans ce cas également, il appartiendra à l’évêque de reconnaître et de confirmer la validité de la synthèse par rapport au chemin parcouru ensemble par la communauté diocésaine.
2.3. Le rôle des groupements ecclésiaux
Le DF, également enraciné dans le Concile, prend soin de souligner que les Églises locales ne sont pas des entités isolées, mais qu’elles sont placées dans les liens de communion qui les unissent entre elles, en particulier à travers la communion des évêques entre eux et avec le Pontife romain.
Dans de nombreux cas, les liens sont informels, le résultat de l’histoire, de la proximité géographique, des jumelages, des migrations, peut-être des rencontres occasionnelles entre personnes, aujourd’hui de plus en plus souvent aussi d’interactions par le biais des médias numériques, etc. Dans notre société fortement connectée, aucun diocèse ou éparchie ne peut penser à vivre isolé, sans être affecté, pour le meilleur ou pour le pire, par ce qui se passe chez les autres. Ces liens spontanés et informels, qui sont indépendants de la planification délibérée, sont une conséquence de l’époque dans laquelle nous vivons, mais ils constituent surtout une richesse et une ressource dont il faut être conscient pour favoriser une expérience toujours plus articulée du « nous » ecclésial.
Dans d’autres cas, ces liens prennent une forme structurelle, régie par le droit, donnant naissance à des institutions telles que les métropoles ou les provinces ecclésiastiques et surtout les Conférences épiscopales (nationales et régionales) et les Synodes des Églises sui iuris, ainsi que les Rencontres continentales des Conférences épiscopales. Ces structures jouent également un rôle dans la phase de mise en œuvre, que le DF indique brièvement comme suit : « Nous suggérons que les Conférences épiscopales et les Synodes des Églisessui iuris consacrent des personnes et des ressources pour accompagner le chemin de croissance en tant qu’Église synodale en mission et pour maintenir le contact avec la Secrétairerie générale du Synode » (FD, n. 9).
Il s’agit donc d’un double rôle. Tout d’abord, il leur est demandé de : soutenir les processus en cours au niveau local, en particulier là où ils en sont encore à la phase initiale, en stimulant les Églises locales ; encourager la coordination et la mise en réseau des équipes synodales diocésaines ; offrir une formation, en tenant compte des propositions des écoles et des initiatives de formation en synodalité présentes dans les différents territoires (en particulier pour les membres des équipes et pour ceux qui sont plus directement impliqués dans l’animation du processus de mise en œuvre) ; promouvoir la réflexion théologique et pastorale, en particulier en vue d’une meilleure inculturation dans le contexte local des ressources préparées par la Secrétairerie générale. L’accomplissement de ces tâches au niveau local serait plus lourd et entrainerait une duplication des efforts : c’est pourquoi, dans un esprit de subsidiarité, elles peuvent être mieux accomplies au niveau des groupements d’Églises, sans que cela exempte les Églises locales du protagonisme.
La deuxième ligne d’action concerne l’interface de communication avec la Secrétairerie générale du Synode, qui gagnera en importance à certains moments, par exemple lorsqu’il sera nécessaire d’envoyer les contributions des Églises locales à Rome, en les organisant en synthèses nationales selon le modèle déjà testé. D’autres indications pratiques seront fournies au fur et à mesure que les contours et les délais de cette phase seront précisés. Les Conférences épiscopales peuvent en tout cas compter sur la disponibilité de la Secrétairerie générale pour aplanir les obstacles qui peuvent se présenter sur le chemin.
Pour mener à bien cette double tâche, il sera important de procéder à la réactivation et au renouvèlement des équipes synodales nationales et continentales, dans la lignée de ce qui a déjà été dit pour les équipes locales. Ce sera à eux de réaliser les travaux de bétonnage.
Une troisième tâche s’ajoute ensuite : le DF reconnait dans les Conférences épiscopales un instrument pour exprimer et réaliser la collégialité épiscopale et favoriser la communion entre les Églises. La synodalité remet donc aussi en question les modalités concrètes de leur fonctionnement. Le n° 125 du document contient à ce sujet quelques indications concrètes, qui ne peuvent évidemment pas être reprises par les différentes Églises locales. Il sera donc important pour les groupements d’Églises d’activer une réflexion et une expérimentation de modes de fonctionnement synodaux à leur niveau, dont les résultats contribueront à la phase d’évaluation.
2.4. Le Service de la Secrétairerie Générale du Synode
La Secrétairerie générale du Synode a été chargée par le pape François, d’abord, puis par le pape Léon XIV, d’un rôle d’animation et de coordination à travers un parcours d’accompagnement sur la période de quatre ans 2025-2028.
Dans ce cadre, une première tâche de la Secrétairerie générale est de nourrir la communion dans l’esprit de l’échange de dons et dans la perspective de la « conversion des liens » (DF, IVe partie) entre les Églises. À cette fin, il est important d’écouter les expériences vécues dans les différents contextes ecclésiaux et de promouvoir une réflexion commune à leur sujet, afin qu’ensemble nous puissions reconnaître la voix de l’Esprit et orienter nos pas dans la direction qu’il nous indique. La Secrétairerie générale est appelée à promouvoir un dialogue continu entre les Églises, en facilitant la communication et la comparaison mutuelle, tout d’abord à travers les groupements d’Églises, en particulier au niveau continental. À cette fin, il sera à l’écoute des Églises locales et recueillera leurs commentaires, sur la base desquels il préparera des notes et des aides, et diffusera des informations et des suggestions. En outre, il proposera des moments de rencontre qui favorisent l’écoute mutuelle, le partage du chemin et de ses fruits, et l’expression partagée de la gratitude envers le Seigneur.
La première de ces nominations est le Jubilé des équipes synodales et des organes participatifs (24-26 octobre 2025). Des indications plus précises sur la façon d’organiser d’autres évènements et de recueillir des commentaires seront envoyées au fur et à mesure du processus. Pour l’instant, afin d’assurer un flux ordonné de communication et de permettre une coordination plus efficace, il est essentiel que chaque diocèse ou éparchie inscrive sa propre équipe synodale dans la base de données de la Secrétairerie générale du Synode[4]. Nous demandons à chaque évêque et à chaque éparque de vérifier que cela a été fait.
Une deuxième tâche du Secrétariat est l’accompagnement des évêques diocésains et éparchiaux, ainsi que des équipes synodales, principalement à travers le dialogue avec les structures appropriées mises en place par les groupements d’Églises, en particulier au niveau continental. Toutefois, dans la mesure du possible, la Secrétairerie générale est également disponible pour accompagner les Églises locales individuelles, ainsi que les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, les associations, les mouvements et les communautés nouvelles, ou d’autres institutions ecclésiales qui en font la demande, en accordant une attention prioritaire aux Églises disposant de moins de ressources. La Secrétairerie générale s’engage à rester « la porte ouverte »[5], à écouter les besoins, les intuitions et les propositions qui émanent des Églises locales, et à faciliter leur travail en essayant de répondre aux demandes qui arriveront concernant les contenus et les méthodologies de la phase de mise en œuvre.
Un point particulièrement important est d’encourager les Églises à poursuivre leur chemin dans un style synodal. L’expérience de ceux qui ont déjà entamé la phase de mise en œuvre confirme que le contenu et les décisions sont importants, mais la manière dont ils sont abordés l’est tout autant. Des structures et des normes adéquates sont essentielles, mais elles ne suffisent pas. La perspective et la beauté d’être une Église synodale ont été comprises dans leur richesse par les communautés qui ont eu une expérience directe d’écoute et de participation aux processus de discernement et de prise de décision. C’est à cette expérience concrète et partagée, sous la conduite des pasteurs, souvent marquée par la joie de l’Évangile, que le Secrétariat entend continuer à offrir son service attentif et ponctuel.
Une troisième tâche est de continuer à coordonner les Groupes d’étude, en collaboration avec les Dicastères compétents de la Curie romaine, auxquels participent également des pasteurs et des experts de tous les continents. Le Pape Léon XIV a confirmé cette tâche ainsi que l’ajout de deux nouvelles Commissions d’étude (respectivement sur « La liturgie dans une perspective synodale » et sur « Le Statut des conférences épiscopales, des Assemblées ecclésiales et des Conciles particuliers »). Il est également de la responsabilité du Secrétariat de veiller à ce que les décisions du Pape, qui ont également muri sur la base des résultats de ces groupes, s’intègrent harmonieusement dans le chemin synodal en cours. Toujours dans le but d’approfondir les thèmes qui ont émergé au cours du processus synodal, le Secrétariat promouvra également des conférences et des séminaires d’étude, en encourageant des moments de réflexion partagée et d’élaboration théologique et pastorale.
Enfin, il sera particulièrement important d’accompagner l’organisation des Assemblées continentales d’évaluation (1er trimestre 2028) et d’organiser l’Assemblée ecclésiale d’octobre 2028. À la lumière de ces nominations, il est bon de rappeler que l’évaluation n’est pas une forme de jugement ou de contrôle, mais une occasion de se demander où nous en sommes sur le chemin de la mise en œuvre et de la conversion, en éclairant les progrès accomplis et en identifiant les domaines d’amélioration (cf. DF, n. 100) : c’est dans ce sens que les Assemblées ecclésiales prévues pour 2027-2028 aux différents niveaux seront comprises dans ce sens et seront l’occasion de célébrer les dons reçus, afin de continuer à grandir ensemble en tant qu’Église synodale engagée à accomplir la mission reçue du Christ dans les circonstances concrètes de notre temps ; Ils seront également l’occasion de mettre en pratique des voies concrètes permettant d’allier synodalité, collégialité et primauté, de manière fidèle et créative dans une perspective de coresponsabilité différenciée. Des indications plus précises sur les modalités de réalisation et sur les thèmes inscrits à l’ordre du jour de ces Assemblées ressortiront du chemin de dialogue qui les précède, ainsi que des résultats du Groupe d’étude qui a également parmi ses tâches la réflexion à leur sujet. Ce que l’on peut d’ores et déjà attendre, c’est qu’elles seront l’occasion de partager des expériences de renouvèlement des pratiques et des structures dans un sens synodal que les Églises individuelles considèrent comme suffisamment consolidé, afin de les soumettre au Saint-Père pour une validation définitive, et qu’elles offriront également l’occasion de commencer à affronter ensemble les questions qui ne manqueront pas d’émerger en cours de route.
3. Comment utiliser le DF en phase de mise en œuvre ?
Le DF est le point de référence de la phase de mise en œuvre : c’est pourquoi il est si abondamment cité ici. Par conséquent, il est essentiel de promouvoir leur connaissance, en particulier de la part des membres des équipes synodales et de ceux qui, à différents niveaux, sont appelés à animer le processus de mise en œuvre. La DF étant un texte riche et organique, il conviendra de fournir (au niveau local, national ou régional) des moments et/ou des outils de formation, d’accompagnement et de conseil à la lecture, qui permettent de saisir l’inspiration qui l’anime et pas seulement de se faire une idée des enjeux traités.
Tout d’abord, la lecture de la DF doit être soutenue et nourrie par une prière à la fois communautaire et personnelle, centrée sur le Christ, maitre d’écoute et de dialogue (cf. DF, n° 51) et ouvert à l’action de l’Esprit : une analyse abstraite du texte ne suffira pas. En effet, la DF propose à toute l’Église et à chaque baptisé la perspective d’un chemin de conversion : « l’appel à la mission est en même temps l’appel à la conversion de chaque Église locale et de toute l’Église » (DF, n. 11). Comme tout chemin de conversion, il implique un chemin d’approfondissement intérieur et de purification, qui sera suivi sur le plan personnel par un changement de choix, de comportement et de style de vie. Au niveau communautaire, le renouvellement des catégories de pensée et de culture au sens synodal sera le terrain sur lequel pourront germer de nouvelles pratiques et des structures renouvelées.
Le DF est un texte organique, animé par son propre dynamisme interne, résultat du long processus d’écoute, de discussion et de discernement dont il est le fruit. Il ne peut donc pas être considéré comme un ensemble d’indications sur des sujets disparates qui peuvent être pris en considération en les faisant abstraction du contexte dans lequel ils ont été formulés. Cela nous empêcherait d’en saisir le sens et donc d’orienter correctement leur mise en œuvre. Sa structure même en témoigne.
La première partie, en effet, exprime la compréhension partagée de la synodalité, fruit du chemin parcouru, et en esquisse les fondements théologiques et spirituels, enracinés dans le Concile Vatican II. À l’autre extrême, la partie V reprend la perspective d’ensemble et rappelle que grandir en tant qu’Église synodale missionnaire exige de prendre soin de la formation de tous les membres du Peuple de Dieu ; la conclusion rappelle donc une perspective eschatologique qui oriente la mission commune à laquelle tous les membres du Peuple de Dieu sont appelés à collaborer.
C’est dans ce cadre de sens que les parties II, III et IV se concentrent sur certains aspects concrets de la vie de l’Église, en formulant des propositions pour son renouvèlement. En particulier : la deuxième partie « est consacrée à la conversion des relations qui construisent la communauté chrétienne et façonnent la mission dans l’entrelacement des vocations, des charismes et des ministères » (FD, n. 11) ; La troisième partie identifie trois pratiques cruciales pour amorcer des processus de « transformation missionnaire » (discernement ecclésial, processus de décision, culture de la transparence, redevabilité et évaluation) et souligne l’urgence d’un renouvèlement des instances participatives ; La quatrième partie « décrit la manière dont il est possible de cultiver sous de nouvelles formes l’échange de dons et l’entrelacement des liens qui nous unissent dans l’Église, à une époque où l’expérience d’être enraciné dans un lieu est en profonde mutation » (ibid.), en réfléchissant sur le rôle des Conférences épiscopales et des Assemblées ecclésiales et sur le service de l’évêque de Rome.
3.1. Préserver la vue d’ensemble
Plutôt que de proposer une synthèse des principaux contenus du FD, qui pourrait même s’avérer être un obstacle à l’accès au texte dans son intégralité, il semble préférable ici d’expliquer quelques lignes de force qui le traversent, lui donnent un caractère organique et constituent des critères d’orientation et d’évaluation des décisions à prendre. Dans cette perspective, les mesures concrètes qui seront prises pour mettre en œuvre les indications du FD sont appelées à prendre racine :
a) tout d’abord, le DF propose une perspective ecclésiologique précise, enracinée dans le Concile Vatican II : « Le chemin synodal consiste en effet à mettre en pratique ce que le Concile a enseigné sur l’Église comme mystère et peuple de Dieu, appelé à la sainteté par une conversion continue qui vient de l’écoute de l’Evangile » (DF, n. 5), dans la conscience que chacun de ses membres, l’homme ou la femme, a reçu le don de l’Esprit Saint ;
b) la mission d’annoncer le Royaume de Dieu, inauguré par Jésus et auquel tous les baptisés sont appelés, chacun avec la spécificité de son charisme, de sa vocation et de son ministère, constitue l’épine dorsale du texte et son objectif final. Les réflexions sur les instruments à adopter ou les réformes à mettre en œuvre doivent toujours être placées dans l’horizon de la mission, qui est le critère fondamental de tout discernement à cet égard. En particulier, le FD pousse résolument pour une Église toujours plus courageuse dans l’extraflexion, à tel point qu’il demande que les communautés soient conçues « principalement au service de la mission que les fidèles accomplissent au sein de la société, dans la vie familiale et professionnelle, sans se concentrer exclusivement sur les activités qui se déroulent en leur sein et sur leurs besoins organisationnels » (DF, n° 59) ;
c) la perspective relationnelle et la logique de l’échange de dons comme expression de la catholicité sont deux autres lignes de force qui traversent l’ensemble de la DF et orientent donc sa compréhension et sa mise en œuvre. C’est ce qui ressort clairement de la présentation des figures des ministres ordonnés, dans une relation organique entre eux et avec tout le Peuple de Dieu (cf. DF, nos. 69-74), ou dans la description des liens entre les Églises locales à travers la communion entre les évêques ;
d)L’élan œcuménique représente l’extension de la perspective relationnelle et de la logique de l’échange de dons. Il ne s’agit donc pas d’un ajout facultatif, mais d’un besoin, par rapport auquel il faut vérifier le dynamisme de sa propre marche ensemble ;
e) enfin, la DF fait sienne la vision conciliaire d’une Église dans le monde, en dialogue avec tous, avec les autres traditions religieuses (cf. DF, n. 41) et avec la société tout entière (cf. DF, 42). Grandir en tant qu’Église synodale capable de dialoguer a une valeur de prophétie sociale qui inclut un engagement en faveur de la justice sociale et de l’écologie intégrale. Ces dimensions ne peuvent être négligées dans la phase de mise en œuvre, conduisant à la création d’opportunités de dialogue à partir des besoins concrets des territoires et des sociétés dans lesquels on vit.
En plus des lignes de force mentionnées ci-dessus, le dynamisme qui anime la DF, et que la phase de mise en œuvre est appelée à assumer, découle de l’articulation continue de certaines polarités et tensions qui structurent la vie de l’Église et la manière dont les catégories ecclésiologiques l’expriment. Nous énumérons ici quelques-unes de ces polarités : l’Église entière et l’Église locale ; L’Église comme Peuple de Dieu, comme Corps du Christ et comme Temple de l’Esprit ; la participation de tous et l’autorité de certains ; la synodalité, la collégialité et la primauté ; sacerdoce commun et sacerdoce ministériel ; la ministérialité (ministères ordonnés et institués) et la participation à la mission en vertu de la vocation baptismale sans forme ministérielle. La mise en œuvre de la DF exige d’affronter et de discerner ces tensions telles qu’elles surgissent dans les circonstances dans lesquelles vit chaque Église locale. Le moyen n’est pas de chercher un réglage impossible qui élimine les tensions au profit de l’un des pôles. Au contraire, dans l’ici et maintenant de chaque Église locale, il sera nécessaire de discerner lequel des équilibres possibles permet un service plus dynamique de la mission. Des décisions différentes sont susceptibles d’être prises à différents endroits. C’est pourquoi, dans de nombreux domaines,le FD ouvre des espaces d’expérimentation locale, par exemple dans le domaine des ministères (cf. DF, nos. 66, 76 et 78), les processus décisionnels (cf. DF, n° 94), l’établissement de rapports et l’évaluation (cf. DF, n° 101), les organismes participatifs (cf. DF, n° 104). Les Églises sont invitées à en faire usage.
Dans les circonstances socioculturelles actuelles, l’une de ces tensions semble se présenter sous des formes particulièrement nouvelles et nécessite un effort de sensibilisation. C’est pourquoi le DF lui consacre un paragraphe entier, intitulé de manière significative « Enracinés et pèlerins » (cf. DF, nos. 110-119). Traditionnellement, c’est le lien avec un lieu, compris dans un sens spatial et géographique, qui définit les Églises locales comme des parties du Peuple de Dieu et constitue le fondement du sentiment d’appartenance des personnes. Des phénomènes tels que l’urbanisation, l’augmentation de la mobilité et des migrations, la diffusion de la culture numérique modifient profondément la façon dont les gens vivent l’appartenance : il s’agit de réseaux de relations plutôt que d’espaces spatiaux, même si le besoin humain de liens communautaires reste ferme. En effet, leur affaiblissement rend d’autant plus urgent un effort de créativité missionnaire, qui permette à l’Église d’aller à la rencontre des hommes et de créer des liens avec eux là où ils se trouvent (cf.Ibid.).
Dans la phase d’évaluation, il sera important de récolter les fruits des expériences faites par les Églises locales dans les polarités et les tensions vivantes, et les résultats des efforts de créativité missionnaire, en vue de l’échange de bonnes pratiques.
3.2. Investir dans des pratiques concrètes
En écoutant l’Esprit Saint, en restant dans la vision ecclésiologique que la DF reçoit du Concile Vatican II, l’objectif de la phase de mise en œuvre est de discerner les étapes de la conversion de la culture, des relations et des pratiques ecclésiales, et par conséquent de la réforme des structures et des institutions. Il s’agit d’un point crucial dans tout le processus : « Sans des changements concrets à court terme, la vision d’une Église synodale ne sera pas crédible, ce qui aliénera les membres du Peuple de Dieu qui ont puisé force et espérance dans le chemin synodal » (FD, n. 94).
Le DF souligne à plusieurs reprises qu'« il appartient aux Églises locales de trouver les voies appropriées pour mettre en œuvre ces changements » (ibid.), c’est d’ailleurs la tâche à laquelle il faut faire face pendant la phase de mise en œuvre. Il n’est donc pas possible d’indiquer, parmi les nombreux domaines couverts par le FD, ceux qui doivent être considérés comme des priorités universelles. Les circonstances locales peuvent plus que légitimement rendre indiscutable l’abordage d’un point particulier qui n’a pas la même priorité ailleurs : ce peut être le cas des relations entre l’Église latine et les Églises orientales catholiques dans certains domaines, ou de l’élan œcuménique ou du dialogue interreligieux dans d’autres, qui exigeront une forme particulière. également structurelle et institutionnalisée, à l’engagement de marcher ensemble.
En même temps – et il s’agit ici de la polarité de toute l’Église et de l’Église locale mentionnée ci-dessus – il y a aussi un fort besoin d’avancer ensemble en tant qu’Église tout entière. C’est d’ailleurs la raison principale pour lancer le processus d’accompagnement et d’évaluation.
Dans cette optique, et sans préjudice de la responsabilité de chaque Église locale en ce qui concerne la mise en œuvre des indications du DF dans son propre contexte, dès maintenant, sur la base du processus du Synode 2021-2024, il est possible de prévoir que les Églises locales seront appelées à partager les pas entrepris dans certains domaines spécifiques, selon les méthodes et les formes qui semblent les plus appropriées. Ces domaines comprennent :
a) la promotion de la spiritualité synodale (cf. DF, nos. 43-46);
b) l’accès effectif à des fonctions de responsabilité et à des rôles de direction qui n’exigentpas le sacrement de l’Ordre de la part des femmes et des hommes non ordonnés, des laïcs et des laïcs et des hommes et des femmes consacrés (cf. DF, n° 60) ;
c) l’expérimentation de formes de service et de ministère qui répondent aux besoins pastoraux dans différents contextes (cf. DF, nos. 75-77);
d) la pratique du discernement ecclésial (cf. DF, n° 81-86) ;
e) l’activation de processus décisionnels de type synodal (cf. DF, nos. 93-94);
f)l’expérimentation de formes appropriées de transparence, d’établissement de rapports et d’évaluation (cf. DF, nos. 95-102);
g) le caractère obligatoire dans les diocèses et les paroisses des organes de participationprévus par la loi, et le renouvellement de leurs modes de fonctionnement dans une clé synodale (cf. DF, nos. 103-106);
h) la tenue régulière d’assemblées ecclésiales locales et régionales (cf. DF, n° 107) ;
i) la valorisation du Synode diocésain et de l’Assemblée éparchiale (cf. DF, n° 108) ;
j) le renouveau des paroisses dans une clé missionnaire synodale (cf. DF, n° 117) ;
k) la vérification du caractère synodal des chemins de l’initiation chrétienne (cf. DF, n° 142) et, en général, des cours de formation et des institutions qui leur sont rattachés (cf. DF, nos. 143-151).
Il ne s’agit certainement pas d’une liste exhaustive qui sera précisée en cours de route, en commençant par les commentaires des Églises locales.
4. Quelle méthode et quels outils faut-il utiliser pour procéder à la phase de mise en œuvre ?
L’expérience de l’ensemble du processus synodal a montré combien il est crucial de disposer d’une méthode adaptée aux questions à aborder. En effet, pour la construction d’une Église synodale, le contenu et la méthode coïncident très souvent : se rencontrer et dialoguer en frères et sœurs dans le Christ sur la manière de mieux vivre la dimension synodale de l’Église est une expérience de l’Église synodale qui ouvre à une meilleure compréhension du thème. C’est pourquoi la méthode synodale ne se réduit pas à une série de techniques de gestion des rencontres, mais elle est une expérience spirituelle et ecclésiale qui implique de grandir dans une nouvelle manière d’être Église, enracinée dans la foi que l’Esprit donne ses dons à tous les baptisés, à partir du sensus fidei (cf. DF, n° 81). Comme il ne s’agit pas d’une technique, la méthodologie ne garantit pas d’atteindre le résultat souhaité, car cela dépend de l’ouverture à l’écoute de ceux qui participent au voyage et de leur volonté de se laisser transformer par l’Esprit du Christ en communion avec leurs frères et sœurs. C’est une autre dimension de la conversion synodale à laquelle le DF invite toute l’Église.
4.1. Le discernement ecclésial
Je non. Les art. 81-86 de la DF retracent de manière concise mais incisive le profil du discernement ecclésial, c’est-à-dire de la méthode propre à l’Église synodale. Il sera nécessaire de s’y référer, en sachant que « dans l’Église, il y a une grande variété d’approches de discernement et de méthodologies consolidées » (FD, n. 86). À ce propos, il convient de rappeler que la conversation dans l’Esprit, qui a sans aucun doute été un trait distinctif et un facteur de succès du processus synodal, n’est pas la seule méthode synodale et surtout elle n’est pas synonyme de discernement ecclésial, au service duquel elle est mise comme instrument et préparation.
Comme le rappelle la FD au n. 85, le discernement ecclésial exige l’apport de compétences de diverses natures pour une lecture plus profonde du contexte et une identification plus claire de ce qui est en jeu. Il n’est pas facile pour ces contributions de trouver une place adéquate dans la dynamique de la conversation dans l’Esprit, qui est d’abord et avant tout un instrument de rencontre, de croissance dans les relations et de passage du « moi » au « nous ». Enfin, étant donné que, dans la phase de mise en œuvre, il sera nécessaire d’aboutir à des délibérations concrètes en vue du renouvellement des pratiques et des structures, les processus de décision à cet égard doivent être pleinement ecclésiaux, en reconnaissant la fonction particulière de l’autorité, en particulier des évêques diocésains ou éparchiaux, qui sont les premiers responsables de la communion dans les Églises qui leur sont confiées et entre les Églises.
Concrètement, parmi les prémisses pour mener à bien un processus de discernement, une définition claire des objectifs est fondamentale, en veillant à ce qu’ils soient réalistes et proportionnés par rapport au temps disponible, aux espaces utilisables et au nombre de participants impliqués. De plus, les dispositions initiales ne peuvent être négligées : il est crucial que chaque participant arrive correctement préparé et que le contexte favorise une atmosphère de prière et une disponibilité intérieure à l’écoute et à la discussion. Dans cette perspective, il convient de rappeler combien l’expérience met en évidence l’importance et la fécondité que peuvent compter sur des formes appropriées de facilitation, en engageant des personnes formées qui gardent et adaptent la méthode de manière adéquate, en évitant les courts-circuits et en permettant aux participants de se concentrer de manière plus décisive sur les questions faisant l’objet du discernement.
4.2. Concevoir et accompagner des processus de type synodal
Ces indications méthodologiques peuvent être déclinées dans une variété d’occasions et de processus, caractérisés par des objectifs différents, mais unis par le fait qu’ils se déroulent dans un style synodal. Pour y parvenir en évitant le risque d’improvisation et de dispersion, il est conseillé d’investir dans la conception et l’accompagnement de ces processus. En voici quelques-uns, sans aucune prétention à l’exhaustivité :
a) les processus de discernement ecclésial à la fois pour identifier les priorités de la mission et pour identifier les formes et les procédures de gouvernance appropriées à une Église synodale. Chacun des deux volets a des besoins spécifiques qui devront être pris en compte dans la conception de l’itinéraire. La conception et l’accompagnement de ces procédés nécessiteront la disponibilité de personnes expertes, capables d’aider à mettre en œuvre les indications formulées ci-dessus ;
b) les processus de formation à la synodalité selon les stimulis de la partie V du document de référence, également en ce qui concerne la variété des besoins de formation à rencontrer et, par conséquent, en s’efforçant de clarifier les objectifs spécifiques de chaque cheminement. Souvent, la méthodologie de formation la plus efficace est le partage et la réflexion, dans un climat de prière, sur les expériences de l’Église synodale faites, en laissant émerger ses forces et ses faiblesses. Pour cette raison, la réflexion sur les processus de discernement ecclésial, les processus de prise de décision de type synodal ou sur le fonctionnement des organes participatifs peut avoir une valeur formative plus forte qu’un cours organisé selon des modèles traditionnels. Dans ce cas également, il sera crucial d’avoir des compagnons et des animateurs expérimentés. Il faudra donc aussi s’occuper de l’entrainement de ces figures ;
c) les processus et les expériences d’écoute et de dialogue dans les communautés, sur le territoire et au niveau régional. L’expérience a montré que les outils numériques peuvent également s’avérer être une ressource importante à cet effet. Dans la logique déjà évoquée, il est important de réaliser ces expériences dans un climat de prière et de prévoir un temps de réflexion partagée qui nous permette d’en récolter les fruits ;
d) des moments de célébration, de rencontre et d’échange d’expériences entre communautés au sein d’un diocèse ou entre diocèses d’une même région. Dans ce cas également, les outils numériques peuvent être utiles, mais il ne faut pas sous-estimer le potentiel des évènements liés à la piété populaire, tels que les pèlerinages aux sanctuaires, qui rassemblent souvent un grand nombre de personnes. Comment les animer de manière à ce qu’elles acquièrent un caractère synodal plus explicite et favorisent la rencontre et le dialogue entre les personnes ?
e) des processus et des activités de communication, destinés à la fois aux communautés chrétiennes et aux sociétés dans lesquelles elles vivent, en utilisant les outils les plus appropriés à chaque contexte. Il sera également opportun d’explorer le potentiel des nouveaux canaux de communication numérique, qui constituent aujourd’hui pour certains, en particulier les jeunes, de véritables environnements de vie et de construction de liens, dans lesquels l’annonce de l’Évangile peut résonner de manière appropriée. L’expérience du Synode numérique est une ressource à cet égard ;
f) des voies de renouvellement de l’action pastorale dans un contexte concret ou sur un thème pertinent pour chaque Église locale (par exemple, la promotion d’une participation plus vivante à la célébration dominicale, les voies catéchétiques, le dialogue œcuménique, l’intégration des migrants, l’engagement pour la sauvegarde de la maison commune, etc.), la mise en œuvre d’initiatives qui rendent tangible l’impact d’une approche synodale et la vérification de ses résultats. Cela peut aider à concrétiser l’horizon de la synodalité dans la vie des communautés ;
g) des parcours de recherche théologique, pastorale et canonique au service de la mise en œuvre du Synode dans les spécificités du contexte local et dans le dialogue entre les Églises. Par ce service important, les théologiens « aident le Peuple de Dieu à développer une compréhension de la réalité éclairée par la Révélation et à élaborer des réponses appropriées et des langages appropriés pour la mission » (FD, n. 67). D’où aussi une responsabilité particulière des institutions théologiques d’accompagner l’Église pour vivre toujours plus pleinement la dimension synodale.
La méthode synodale nous a permis de nous laisser surprendre par l’Esprit Saint et de récolter des fruits inattendus dans la phase de consultation et d’écoute, ainsi que lors du déroulement des sessions de l’Assemblée synodale, suscitant l’étonnement et l’enthousiasme de nombreux participants, comme en témoignent de nombreux résumés et documents reçus : la communion entre les fidèles, entre les pasteurs et entre les Églises s’est nourrie de la participation aux processus et aux évènements synodaux, en renouvelant l’élan et le sens de la coresponsabilité pour la mission commune. Cela nous autorise à regarder avec confiance le chemin qui nous attend dans les années à venir, à commencer par la nomination jubilaire des équipes synodales et des organes participatifs. Nous travaillons déjà à l’organiser de la meilleure façon possible, afin que l’occasion de marcher physiquement ensemble vers la Porte Sainte devienne une occasion d’échanger des dons et de célébrer cette espérance qui ne déçoit pas, la seule capable de nourrir l’engagement à poursuivre, en tant qu’Église synodale, la mission confiée par le Seigneur Jésus à ses disciples.
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[1]Léon XIV, Première salutation et bénédiction, 8 mai 2025.
[2] Lettre sur le processus d’accompagnement de la phase de mise en œuvre du Synode, 15 mars 2025, <https://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2025/03/15/0186/00366.html#it>.
[3] Ibidem.
[4]L’inscription des équipes synodales dans la base de données de la Secrétairerie générale du Synode s’effectue par le biais du lien à demander en écrivant à l’adresse synodus@synod.va. Cette inscription ne coïncide pas avec celle du Jubilé des équipes synodales et des organismes participatifs.
[5] L’adresse e-mail à laquelle vous devez écrire est la suivante : synodus@synod.va.
[00885-FR.01] [Texte original : anglais]
[B0484-XX.01]