Dimanche 18 janvier 2026 – 2 e dimanche du temps ordinaire – Is 49, 3.5-6 ; Jean1, 29-34)
Au nom de Dieu, Isaïe annonçait à Israël, son serviteur: « Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » (Is 49,6)
Or, Jean au début de son évangile parle ainsi de Jean-Baptiste: « Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. » (Jn 1, 8)
Dans le texte que nous lisons aujourd’hui, Jean Baptiste pressent que Jésus est le Fils dont on peut dire, comme de Dieu lui-même: « car avant moi il était » ; mais Jean ignore comment il va se manifester au monde: « et moi, je ne le connaissais pas. »
Le Baptiste ose alors une déclaration très forte, il désigne Jésus comme l’« Agneau de Dieu » C’est une image issue du Premier Testament, celle de l’agneau pascal devenu signe de la libération du peuple et de l’alliance offerte par Dieu (Exode 12, 6-7 et 21-25). Telle est l’image de salut que Jean associe à l’homme Jésus, ce Jésus qu’il fait passer devant lui… Ainsi se réalise un passage de témoin entre l’ancienne et la nouvelle Alliance.
Ce que fait et dit Jésus sera rapporté à Jean-Baptiste plus tard dans sa prison : cela lui confirmera que ce qu’il a dit de Jésus « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » lorsqu’il a vu l’Esprit descendre sur lui, dans l’eau du Jourdain, se réalise dans les actes du Christ !
Ici, ce n’est pas la lumière que nous voyons mais Dieu qui révèle son fils par l’Esprit alors que Jean-Baptiste affirme encore : « Et moi je ne le connaissais pas. » Nous engage-t-il ainsi à découvrir le Christ ?
C’est la voix du Père qui permet à Jean-Baptiste de rendre véritablement témoignage (Jn 1, 13-14) : c’est donc la Parole de Dieu qui devient incontournable pour connaître Jésus.
Et nous, que connaissons-nous de Jésus, le Christ, fils de Dieu ?
L’évangile de Jean nous invite à cheminer vers Jésus -Lumière- d’une manière particulière : au fil de quelques rencontres, Jésus va révéler le visage du Père.
Nous pouvons découvrir les origines terrestres de Jésus, les signes qu’il a accomplis; Mais la profession de foi ne peut naître que d’une rencontre qui nous fait avancer pas à pas vers ce Royaume de Dieu que Jésus évoquera avec Nicodème, qu’il annoncera à la Samaritaine (Jn 4, 23).
Nous qui n’avons pas vu Jésus ni ses premiers témoins, sommes-nous pour autant incapables de le « connaître » ? C’est tout le texte de Jean qui veut nous lancer dans une découverte avec l’aide de l’Esprit si nous nous y attachons.
Jésus affirmera : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » (Jn 20,29) Ainsi, cherchons-le avec foi dans ses paroles et ses gestes.
Allons notre chemin chaque jour, en nous perdant parfois, en prenant des chemins de traverse et retrouvons-nous en chemin avec nos frères et nos sœurs qui cherchent également cette lumière qui demeure notre guide.
Oui, cette lumière nous appelle !
« La lumière du Christ se laisse rencontrer par ceux qui acceptent de sortir d'eux-mêmes, de se mettre en
route, de chercher, il en va de même pour le cheminement de l'Église. » (frère R. Pasolini – Déc. 2025)