Dimanche 2 février 2025 – Présentation du Seigneur au Temple – Lc 2, 22-40
La fête de la Présentation de Jésus au Temple, célébrée à Jérusalem dès le IVe siècle de notre ère, dans l'ensemble de l'Orient chrétien porte un autre nom : on l’appelle la fête de la Rencontre.
Rencontre entre Israël et le Messie qui vient de naître, rencontre entre la Loi de Moïse et les temps nouveaux où la Loi vient s’accomplir en Jésus.
Jésus est accueilli par Syméon puis Anne, vieux serviteurs du Temple y priant en attente, en veille : eux deux représentent tout le peuple d’Israël qui s’étend de la Galilée à la Judée.
Ce sont également un homme et une femme priant Dieu, comme nous tous, sans exception, à notre mesure, sommes appelés à vivre avec Dieu, à prier et à témoigner.
Joseph et Marie accomplissent ce que prescrit la Loi : ils apportent en offrande des colombes comme le font les plus démunis, mais en plus ils ont apporté leur enfant, Jésus. Or, il n’était pas nécessaire, pour ces rites, de faire se déplacer la mère et l’enfant.
Luc montre ainsi l’offrande du Christ qui vient dans le monde pour le transformer et nous pouvons alors entendre les paroles de Syméon avec l’enfant dans les bras : « Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Paroles d’Isaïe (Is 49, 6) qui deviennent à ce jour réalisées, cependant tout le peuple n’est pas prêt à l’entendre.
Et malgré sa rencontre et sa reconnaissance du Messie, nous voyons déjà que Siméon annonce ce que la venue de Jésus va créer : dissensions très importantes dans le peuple et même dans les familles !
Depuis vingt siècles, le Christ a engendré beaucoup de croyants, de courants de foi, de pensée, de vies, bouleversés par ses paroles. Chaque jour nous nous laissons transformer par Lui et nous avons besoin de l’éclairage des évangiles pour essayer d’apporter toujours plus de charité, de miséricorde et d’espérance à ce monde !
Comme Anne, proclamons les louanges de Dieu en étant dans le monde d’aujourd’hui des témoins agissant de sa Parole.
Prenons – comme Syméon – l’enfant dans nos bras pour nous laisser transformer par lui.
À quoi m’appelle-t-il ? Dans quel signe, proche ou lointain, une lumière pointe-t-elle pour me guider ?