Dimanche 25 janvier 2026 – 3 e dimanche du temps ordinaire – Is 8, 23b-9, 3 ; Ps 26 ; 1Co 1, 10-
13.17 ; Mt 4, 12-23
En ce début du mois de janvier, chacun de nous est encore à l’affût de l’apparition de la lumière chaque matin… une apparition que nous trouvons bien tardive. Pourtant, nous sommes assurés qu’elle va apparaître mais cela ne suffit pas à calmer notre attente de lumière.
Les textes qui sont proposés à notre réflexion aujourd’hui semblent parfaitement ajustés au calendrier.
Isaïe nous annonce qu’une grande lumière va se lever sur les pays de Zabulon et de Nephtali. Deux régions, en lisière du monde païen, dont les peuples vivaient dans les ténèbres, à l’ombre de la mort. Une lumière telle que tous pourront se réjouir et exulter !
Quelle est donc cette lumière qui produira un tel effet ? C’est le psaume qui prend le relais du prophète pour nous le dire ou, mieux, nous le chanter : « Le Seigneur est ma lumière… » On comprend que cette lumière est celle dont le Seigneur illumine ceux qui le choisissent pour éclairer et guider leur vie. Un jour, un certain Thomas, ébloui par cette même Lumière, ira plus loin que le psaume en s’exclamant : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » C’est là sa profession de foi. Il ne s’agit plus d’attendre la lumière d’un astre aussi lumineux soit-il, mais bien de choisir d’éclairer notre vie par celle que nous propose le Seigneur, la sienne, qu’il a voulu nous donner en partage. Et c’est la profession de foi à laquelle nous sommes invités par les Écritures.
Il faudrait lire le passage proposé de l’évangile de Mathieu avant de découvrir ce que l’apôtre Paul destine à l’église de Corinthe. Permettons-nous cette inversion (parfaitement logique !) dans la lecture des textes. Tel que nous le transmet Mathieu, Jésus commence sa mission en parlant, en proclamant un changement radical, un appel à une conversion, en donnant à voir la lumière de la Vie à ceux qui sont assis dans les ténèbres, dans le pays de l’ombre et de la mort (Mt 15, 16). Le Royaume des Cieux vient toucher la Terre, et ouvrir un passage dans les ténèbres des vies abîmées, errantes ou enfermées sur elles-mêmes.
Pour que la Parole résonne jusqu’aux extrémités de la terre, Jésus choisit de se faire accompagner par des disciples qui prendront sa suite et iront se faire ses porte-parole dans tous les pays de Zabulon et de Nephtali pour leur donner à voir la lumière du Seigneur. C’est là la grande mission.
Paul regarde naître et grandir les Églises qui réunissent les premiers convertis. Il voit qu’à Corinthe des divisions choquantes s’installent entre ces croyants. Des factions se constituent. Paul martèle qu’il n’y a pas de place pour la division entre eux. Si tous se mettent au service de la mission unique à laquelle Jésus invite ses disciples, l’annonce de la Bonne Nouvelle, il n’y aura plus de place pour les divisions.
De quoi méditer sur notre mission d’aujourd’hui dans l’annonce de la Bonne Nouvelle et sur le regard que nous portons sur les ‘factions’ qui se sont constituées au cours des siècles à propos des rites, des dogmes, des traditions, des légitimités inventées… Paul pourrait nous envoyer une lettre à sa façon, et nous ramener vers celui qui est la Lumière !