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Thèmes / Lecture accompagnée de l'Evangile de Jean / Vos questions, vos remarques / Le point de vue de Roselyne Dupont-Roc sur ce que Daniel Marguerat a exprimé en toute fin du chapitre 6

Le point de vue de Roselyne Dupont-Roc sur ce que Daniel Marguerat a exprimé en toute fin du chapitre 6

A propos du verset 11 du chapitre 18 (FR 6 p. 3) "La coupe que le Père m'a donnée, ne la boirai-je pas?", en bas de la page 4 de la feuille de Route n° 6, vous indiquez que "Le thème de coupe à boire est complexe (...) La coupe, dans l'Ecriture, c'est d'abord la colère de Dieu qui condamne la violence des humains". Le choix d'utiliser l'expression "coupe à boire" entraine à imaginer une coupe qu'on répugne à avaler, une coupe amère voire une coupe contenant un poison qui peut tuer celui qui boit son contenant. "Jésus doit d'abord affronter cette violence" des hommes. Il me semble que Jésus a senti cette violence et a compris qu'on voudrait l'arrêter puis le faire disparaître ce qui impliquait qu'il meure. J'ai compris qu'il y pensait, le redoutait puis a accepté cette confrontation et enfin d'être tué respectant la liberté des hommes qui avaient à assumer leur responsabilité de décision et d'action. Au fond, je trouve que l'utilisation du mot "coupe" et bien faible pour ce qui était en jeu. Une coupe qu'on vous tend, vous pouvez l'accepter, la refuser, chercher à discuter ? à échanger? avec celui qui vous la tend , voire essayer de lui faire changer de position ...Coupe est le mot utilisé alors je suppose qu'il y a avec le choix de ce mot, sans doute bien des choses qui m'échappent actuellement. Votre réponse me sera bien utile et je vous en remercie.

Créé par : ANTOINETTE

Date de création :

Commentaires

Posté par Roselyne

lun 18/05/2026 - 21:17

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Je trouve que vous décrivez admirablement bien tout ce que cette expression "la coupe que je boirai" peut représenter de violence et de difficile à accepter pour Jésus. Oui, dans l'Ecriture, c'est la coupe de la colère de Dieu, et la mort violente qui attend Jésus et qu'il pressent représente bien une terrifiante perspective. Vous dites alors que l'image vous paraît bien faible. Aujourd'hui, peut-être, sauf si la coupe est empoisonnée, mais je pense qu'à l'époque la coupe évoquait aussitôt Esaïe 51,17 avec la chute et la destruction de Jérusalem ("toi qui a bu de la main du Seigneur le calice de sa fureur, la coupe de vertige"), ou encore Ezéchiel 23, 32  : "la coupe de désolation et de consternation" représente la chute de Samarie, et celle de Jérusalem, des moments vraiment tragiques de l'histoire d'Israël, guerres, destructions, déportation et exil. 
Mais Jésus aurait pu refuser la "coupe". Il aurait pu s'enfuir, ou encore armer ses disciples (c'est ce que craignaient les Romains) et il renonce à le faire pour éviter toute violence et protéger ses disciples et le peuple. En ce sens il affronte librement une mort qu'il sait terrible, et la coupe est vraiment amère !

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