Une très bonne question, pas si facile, à mon avis, mais dans laquelle on peut avancer en allant voir où Paul parle du baptême : Bien sûr dans ce petit texte de 1 Co 1, 13-17, assez amusant d'ailleurs, car Paul refuse d'abord d'avoir baptisé qui que ce soit, puis est bien obligé de reconnaître qu'il a baptisé un bon nombre de chrétiens de Corinthe. Minimisation du baptême ? ou remise au clair de ce qu'il signifie ? Les chrétiens de Corinthe se battaient pour savoir qui avait reçu le baptême du meilleur "ministre" ? un label de qualité, et si possible de supériorité !
Paul rappelle d'abord que le baptême n'a rien à voir avec la qualité de celui qui baptise, car on est baptisé "au nom du Christ" : une formule connue dans les actes notariés d'achat des esclaves, on passait de l'appartenance (du nom d'un tel) à l'appartenance à un autre (au nom d'un autre). Etre baptisé au nom du Christ, c'est d'abord changer d'appartenance et d'identité. De plus il montre que le baptême, c'est l'appartenance à celui qui a été crucifié pour vous.... La croix se profile à l'horizon du baptême ! Pour en savoir plus, il faut aller lire le seul autre endroit où Paul parle du baptême, en Romains 6, 1-11. Aucun geste d'eau, aucune description rituelle, mais l'affirmation fondamentale qu'être baptisé signifie être plongé dans la vie, la mort et la résurrection du Christ, un chemin de vie (Paul dit "une poussée vitale) qui s'inscrit dans la durée, jusqu'à ce qu'un jour nous arrivions à la résurrection.... Autrement dit le baptême est pour Paul une adhésion de foi qui se traduit dans la durée d'une vie. On voit bien qu'il ne minimise pas le geste (qui déjà dans les années 52/54 était devenu traditionnel dans les groupes chrétiens), mais il en majore le sens et le déploie. L'important c'est que l'Evangile soit reçu et incarné dans la vie des chrétiens, c'est le sens même du baptême. J'allais dire : et peu importe si vous n'avez pas été baptisé... Mais la tradition chrétienne a mis le geste signifiant (on l'a appelé plus tard sacramentel) en place très tôt, probablement à la suite des pratiques des disciples de Jean le Baptiste...
Une très bonne question, pas…
Une très bonne question, pas si facile, à mon avis, mais dans laquelle on peut avancer en allant voir où Paul parle du baptême :
Bien sûr dans ce petit texte de 1 Co 1, 13-17, assez amusant d'ailleurs, car Paul refuse d'abord d'avoir baptisé qui que ce soit, puis est bien obligé de reconnaître qu'il a baptisé un bon nombre de chrétiens de Corinthe.
Minimisation du baptême ? ou remise au clair de ce qu'il signifie ?
Les chrétiens de Corinthe se battaient pour savoir qui avait reçu le baptême du meilleur "ministre" ? un label de qualité, et si possible de supériorité !
Paul rappelle d'abord que le baptême n'a rien à voir avec la qualité de celui qui baptise, car on est baptisé "au nom du Christ" : une formule connue dans les actes notariés d'achat des esclaves, on passait de l'appartenance (du nom d'un tel) à l'appartenance à un autre (au nom d'un autre). Etre baptisé au nom du Christ, c'est d'abord changer d'appartenance et d'identité.
De plus il montre que le baptême, c'est l'appartenance à celui qui a été crucifié pour vous.... La croix se profile à l'horizon du baptême !
Pour en savoir plus, il faut aller lire le seul autre endroit où Paul parle du baptême, en Romains 6, 1-11.
Aucun geste d'eau, aucune description rituelle, mais l'affirmation fondamentale qu'être baptisé signifie être plongé dans la vie, la mort et la résurrection du Christ, un chemin de vie (Paul dit "une poussée vitale) qui s'inscrit dans la durée, jusqu'à ce qu'un jour nous arrivions à la résurrection....
Autrement dit le baptême est pour Paul une adhésion de foi qui se traduit dans la durée d'une vie.
On voit bien qu'il ne minimise pas le geste (qui déjà dans les années 52/54 était devenu traditionnel dans les groupes chrétiens), mais il en majore le sens et le déploie.
L'important c'est que l'Evangile soit reçu et incarné dans la vie des chrétiens, c'est le sens même du baptême. J'allais dire : et peu importe si vous n'avez pas été baptisé... Mais la tradition chrétienne a mis le geste signifiant (on l'a appelé plus tard sacramentel) en place très tôt, probablement à la suite des pratiques des disciples de Jean le Baptiste...