Du groupe de Bergerac (suite)
Sur Genèse 18, 17 sq :
Il nous est apparu clairement que le texte de Genèse, à cet endroit, est là pour nous dire quelque chose sur le projet (?) de Dieu à l’égard de notre responsabilité sur la justice et le droit dans nos sociétés : Nous en avons, ici, une opération-démonstration.
Mais, bien sûr, cette insistance sur la responsabilité collective, mise en avant par Abraham, dans son plaidoyer pour Sodome, nous invite à constater les lents progrès de la conscience biblique ( humaine, en fait ) à propos de la responsabilité individuelle. Les prophètes - Jérémie 5,1 ; Ezekiel 22,3 ; IsaÏe, surtout, en 53, 2 et sq - puis Jésus, finalement, ont profondément modifié notre perception sur ce point à un degré qu'Abraham ne paraît pas soupçonner du tout . A moins qu’il ne restât, à Sodome, qu’un seul juste pour se sauver, lui et ses filles… et encore…?
Créé par : Roselyne
Date de création :
Chers amis Je reviens ur…
Chers amis
Je reviens ur votre paragraphe Genèse 18, 17. Je n’ai pas bien compris ce que vous voulez dire sur « la lente évolution d’une responsabilité collective à la responsabilité individuelle » (très marquée dans certains textes exiliques que vous évoquez, Jérémie 5, 1 et surtout Ezéchiel 18. Mais s’agit-il de cela ici ?
Vous dites aussi que Jésus a bien modifié notre perception sur un point insoupçonné d’Abraham ??? Pourtant Jésus est bien « le juste » qui meurt pour tous ! Et ce n’était pas sa propre faute qu’il effaçait ainsi !!! Je ne vois pas de responsabilité individuelle dans cette affaire : 10 justes pour tous (la tradition juive), un pour tous (la chrétienne), il y a de quoi méditer sur la prise en responsabilité étrange opérée là…
Par contre c’est bien l’annonce d’une paternité qui rend Abraham capable de se battre contre Dieu pour sauver Sodome… puisqu’en lui doivent être bénies toutes les nations de la terre.
Mais je vous ai certainement mal compris… Dites -moi !
Roselyne