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Vous êtes la lumière du monde

Sylvie TAMARELLE
lumière du monde
lumière du monde © www.freebibleimages.org @ Creative Commons (CC BY-SA 4.0)


Dimanche 9 février 2020 – 5e dimanche du temps ordinaire –Mt 5, 13-16

Qu’a-t-il compris le poupon dodu qui vient d’être plongé dans l’eau du baptistère, immergé dans la foi de ses parents en Jésus Christ ? Dieu seul le sait ! Mais la lumière du cierge, que le prêtre remet ensuite à ses parrain et marraine, elle, inévitablement, attire son regard : force des signes, au-delà des mots. Plus tard, il saura qu’il est devenu ce jour-là « lumière dans le Christ ».

Les disciples dans l’évangile de ce jour s’entendent dire : « Vous êtes le sel de la terre… vous êtes la lumière du monde. » Parole encourageante certes, mais quand Jésus missionne ses disciples pour annoncer le royaume de Dieu, la persécution n’est pas loin. Il faudra la puissance de son Esprit pour que ces hommes simples pour la plupart, qui n’ont rien d’une élite, osent risquer leur vie pour lui.

Dans cette façon de confier la mission se profilent déjà deux façons de la vivre : immersion dans le monde, comme le sel qui se dilue pour donner de la saveur, et annonce, haut et clair, comme la lumière qui rayonne pour tous.

C’est pourtant Jésus qui incarne par excellence ce sel venu en notre monde dans un temps et un espace donné pour se faire présence du père, au quotidien, sur les routes, dans les maisons, dans les assemblées : immergé dans la pâte humaine pour lui révéler sa dimension divine. C’est aussi lui qui proclame : « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura au contraire la lumière de la vie. » (Jn8, 12) S’il proclame qu’il est lumière, c’est pour mettre le projecteur sur celui dont il reçoit tout : Dieu son père. « Lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu » dit le credo de Nicée en parlant de Jésus.

Jésus ne dit pas : « Vous devez être sel de la terre, ou vous devez être lumière du monde. » Non. « Vous êtes », c’est à dire dès maintenant. Il délègue, à même niveau que lui. Il n’y a plus un maitre et des serviteurs. Avec lui, et à sa suite nous devenons disciples du père, co-responsables de l’annonce du royaume : c’est fou ! C’est folie de Dieu !

C’est notre baptême en Jésus Christ qui nous engage à sa suite. Cette lumière que nous avons reçue, il va s’agir de la faire briller ! La confiance que Jésus donne appelle la confiance en retour. Oui Jésus nous accorde le bénéfice de la confiance. La mission sera dans les actes et la façon de vivre : « C’est en voyant ce que vous faites de bien que les hommes rendront gloire à votre Père. » Les actes, ils viennent d’être suggérés dans les béatitudes qui précèdent ce passage : bienheureux les doux, les assoiffés de justice, les miséricordieux, les artisans de paix…

Nous connaissons tous des hommes ou des femmes qui donnent envie de les suivre, de connaitre celui pour lequel « ils marchent ». Le pape François fait partie de ceux-ci. Il a une foi joyeuse, communicative, il encourage, il a des paroles simples qui touchent, des gestes en accord avec ce qu’il dit. Il nous invite encore et encore à être témoins dans les actes de l’amour du père.

Aujourd hui, l’heure n’est pas au prosélytisme, il ne s’agit pas de convaincre par un beau discours bien construit, bien argumenté, il s’agit de donner envie de connaitre Jésus par attraction ! De refléter la joie de le suivre, en s’engageant dans le monde, de donner à goûter le bonheur de la rencontre avec lui, en témoignant combien cela nous rend heureux.

OUI, Jésus redit à chacun de nous : « Tu es le sel de la terre, tu es la lumière du monde. » Qu’aux jours de doute ou de découragement cette phrase ressuscite nos cœurs !

Sans Jésus, nous ne pouvons rien faire. Avec lui, nous pouvons tout !
 

Sylvie Tamarelle

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