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Va vers ton frère

Équipe de Pau C-F-E
Poignée de mains
Poignée de mains © marsjo @ Pixabay - Domaine public


Dimanche 6 septembre 2020 – 23e dimanche du temps – Ez 33, 7-9; Rm 13, 8-10 ; Mt 18,15-20 

Cela pourrait être comme un refrain dans un chant de paraboles du Christ : « Va vers ton frère ! » La signification de ces mots nous accompagne dans des situations bien différentes, pas toujours évidentes… situations que nous proposent les paraboles du Christ.

La parabole du Bon Samaritain nous a déjà familiarisés avec le besoin d’ouvrir notre regard pour reconnaître en toute personne blessée un frère. Un frère vers lequel nous allons, pour qu’il se relève ; un frère que nous ne pouvons pas laisser sur le bas-côté de la route ; un frère que le 1er Testament rappelle à notre responsabilité de guetteur dès la 1ère lecture.

Dans cet Évangile, c’est moi qui suis blessé-e par une personne en qui Jésus me demande de voir un Frère, alors que cette personne n’a pas respecté notre fraternité et peut-être ne veut ou ne peut reconnaître la blessure faite.
Le Christ me dit qu’il m’en sera demandé compte !
Il propose une démarche « renversante » où l’offensé doit aller vers cet Autre qui l’a blessé et ne vient pas vers lui pour reconnaître et réparer la blessure.

Jésus, une fois encore, bouscule nos habitudes afin que l’essentiel, notre fraternité, soit préservée. Et Il nous indique une démarche de « pardon à construire » pour relier ce qui a été délié par la faute de l’autre. Mathieu précise les pas que propose Jésus pour que le pardon soit possible : y aller seul d’abord (respect de l’autre) ; si échec, y aller avec témoins… en Église…

Mais de quel Pardon s’agit-il ?
Non pas de fermer les yeux sur la faute de l’autre, ou d’éviter seulement de rendre le mal pour le mal car tout cela ne réparera pas le lien pour que vive à nouveau une fraternité réelle. Chacun aura manqué l’occasion de grandir dans sa construction personnelle vers plus d’amour dans nos Vies comme nous le propose l’accomplissement de la loi, dans la 2e lecture.
Or, nous nous engageons à saisir ces occasions de rétablir du lien dans nos vies chaque fois que nous demandons à « Notre Père » de pardonner nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.

Oui, le pardon est relation entre l’autre et moi. Il ne peut s’exercer sans prise en compte de l’autre, de ce qu’il est, de ce qu’il n’est pas, de sa disposition à demander et encore plus à recevoir.
Par notre démarche réussie jusqu’à la réparation, nous aurons relié nos deux personnes, dans une relation claire, responsable, où chacune aura pu grandir.
Grandir car nous n’aurons pas fermé nos cœurs comme au désert, comme aux jours de tentation et de défi… Grandir vers cet Amour qui ne fait rien de mal au prochain.

Alors, nous pourrons penser et vivre vraiment que pardonner, c’est libérer l’autre et se libérer soi-même.


Équipe de Pau (F.E.C.)

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