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Soulager la souffrance

José Antonio PAGOLA
malade
malade © SharonMcCutcheon @ Pixabay - Domaine public


Dimanche 31 janvier 2021 – 5e Semaine du Temps – Jb 7, 1-4.6-7 ; Mc 1, 29-39

La maladie est l’une des expériences les plus dures de l’être humain. Ce n’est pas seulement le malade qui souffre et qui sent sa vie menacée sans savoir le pourquoi, ni pour quelle raison, ni pour combien de temps. Sa famille, ses proches et les personnes qui s’occupent de lui en souffrent également.

Les mots et les explications ne servent pas à grand-chose. Que faire lorsque la science ne peut plus arrêter l’inévitable ? Comment faire face, d’une manière humaine, à la détérioration ? Comment être proche d’un membre de la famille ou d’un ami qui est gravement malade ?

La première chose à faire est de se rapprocher de lui. Celui qui souffre ne peut être aidé de loin. Il faut être proche. Sans précipitation mais avec discrétion et respect total. L’aider à combattre la douleur. L’encourager à collaborer avec ceux qui tentent de le soigner.

Cela nécessite de l’accompagner dans les différentes étapes de la maladie et dans ses divers états d’esprit et lui offrir ce dont il a besoin à chaque moment. Il ne faut pas se sentir gêné par son irritabilité mais avoir de la patience et rester près de lui.

Il est important de l’écouter. Que le malade puisse dire et partager ce qu’il a en lui : ses espoirs frustrés, ses plaintes et ses peurs, son angoisse face à l’avenir. C’est un répit pour la personne malade de pouvoir se défouler sur une personne de confiance. Il n’est pas toujours facile d’écouter. Cela exige de se mettre à la place de celui qui souffre, et d’être attentif à ce qu’il nous dit avec ses mots et surtout avec ses silences, ses gestes et ses regards.

Une véritable écoute nécessite d’accueillir et de comprendre les réactions du malade. L’incompréhension blesse profondément celui qui souffre et qui se plaint. Les conseils, les raisons ou les explications apprises ne sont d’aucune utilité. Seule la compréhension de celui qui l’accompagne avec amour et respect peut l’atténuer.

La personne peut adopter une attitude saine et positive face à la maladie mais elle peut aussi se laisser détruire par des sentiments stériles et négatifs. Elle aura souvent besoin d’aide pour faire confiance et collaborer avec ceux qui s’occupent d’elle, afin de ne pas rester toute seule enfermée dans sa douleur mais savoir être patiente envers soi-même et se montrer reconnaissante.

Le malade peut aussi avoir besoin de se réconcilier avec lui-même, de soigner les blessures du passé, de donner un sens plus profond à sa souffrance, de purifier sa relation avec Dieu. Le croyant peut alors l’aider à prier, à vivre dans la paix intérieure, à croire en son pardon et à avoir confiance en son amour qui le sauve.

L’évangéliste Marc nous dit que les gens amenaient leurs malades et leurs possédés à Jésus. Il a su les accueillir avec amour, éveiller leur confiance en Dieu, pardonner leurs péchés, soulager leur douleur et guérir leur maladie. Son attitude face à la souffrance humaine sera toujours pour nous chrétiens l’exemple à suivre dans le traitement des malades.
 

José Antonio Pagola 
Traducteur : Carlos Orduna

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