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Pas jugés mais sauvés, sauvés car aimés !

Véronick BEAULIEU
Sainte Trinité
Sainte Trinité @ Wikimedia Commons - Jean Bourdichon / Domaine public

Dimanche 7 juin 2020 – Fête de la Sainte Trinité – Ex 34, 4b-6.8-9 ; 2 Co 13, 11-13 ; Jn 3, 16-18

Sommes-nous déjà jugés par Dieu ? L’évangile de ce jour peut paraître surprenant à ce sujet. Croire en Dieu, c’est échapper au jugement nous dit-on, ne pas croire, c’est être déjà jugé mais on ne dit pas par qui… !

N’est-ce pas nous-mêmes qui nous jugeons parfois et souvent sévèrement au point de nous condamner, de nous fermer à la relation ? Regardons les textes de ce dimanche.

Les lectures du jour nous parlent dans le livre de l’Exode d’un peuple « à la nuque raide ». Certes, on peut se reconnaître dans cette définition avec nos lenteurs à croire et/ou à faire confiance, mais il est affirmé aussi un « Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité », puis dans la lettre aux Corinthiens Paul nous invite à être dans la joie, c’est même un impératif. Dans cet évangile enfin, Jean déclare : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné ce qu’il a de meilleur, son Fils. »

Voilà donc plusieurs bonnes nouvelles : Dieu est plein d’amour, il nous invite à sa joie et il aime le monde ! Avouons qu’en ces temps de post-confinement nous sommes preneurs de bonnes choses pour chacun(e) et tou(te)s en particulier ! 

« Dieu a tant aimé le monde qu’il donné ce qu’il a de meilleur, son Fils. » N’est-ce pas là la clé de la relation d’amour ? La clé pour entrevoir la relation trinitaire Dieu le Père, Dieu le Fils et nous son humanité, avec l’Esprit qui circule entre nous tous comme ultime don de Dieu fait aux hommes ? Esprit de vie, Esprit de création, voilà ce qui permet ce don, voilà ce qui permet l’amour, cet échange, ce souffle de vie, car laissé(e)s à nous-mêmes nous nous condamnons. Seul un autre peut nous dire : tu es aimable ! Tu es aimé ! Qui te condamne ? Personne et surtout pas Dieu.

Aimer pour ne pas nous perdre dans nos propres impasses, nos petitesses, nos ténèbres, aimer pour créer à notre tour, pour donner, pour ouvrir à autre chose dans nos vies, aimer pour connaître l’autre et reconnaître en lui aussi le Tout Autre, celui qui le premier a tant aimé le monde !

Nous ne sommes pas jugés mais sauvés, sauvés car aimés ! Libre à chacun et chacune de choisir la vie. L’invitation est faite à tous !


Véronick Beaulieu

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