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Pas d’adhésion au Christ qui ne soit une aventure cruciale et même crucifiante.

Hubert CORNUDET
Famille
Famille © vojegor @ Pxhere - Domaine public


Dimanche 28 juin 2020 – 13e dimanche du temps – Mt 10, 37-42

« Celui qui aime son père et sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. » Voilà des paroles bien exigeantes du Christ pour ses apôtres. Je ne sais pas vous, mais lorsque j’entends cela je m’interroge sur ce que Jésus veut bien vouloir dire. Nous interdit-il d'aimer vraiment ceux qui nous sont chers ? Commençons, justement, par ce qu’il ne dit pas : il ne dit pas qu’il ne faut pas aimer son père, sa mère, ses enfants… Il nous invite seulement à le mettre, Lui, Jésus, à la première place. Et pourquoi ? Parce que le choix fondamental et le plus important que nous pouvons faire dans notre vie est bien celui de choisir Dieu. Faire le choix pour le Christ est le choix qui doit orienter toute notre vie et tous les autres choix que nous devons faire.

Nous sommes là dans l’exigence de l’amour ! L’amour est exigeant car il nous responsabilise. Et lorsque nous mettons le Christ au centre de nos vies alors toutes les autres choses prennent leur juste place dans notre existence car Jésus est principe d’unité. Il est principe de Communion. Il est celui par qui nous pouvons aimer véritablement et, par lui, aimer les autres.

Mais concrètement, comment cela se vit-il ? Cela se vit dans le fait de prendre sa croix et de suivre le Christ. La croix qui n’est pas principe de mort, mais le lieu où la vie se manifeste de manière encore plus forte. Aimer le Christ plus que tout ce n’est pas ne plus aimer les autres mais au contraire, c’est les aimer concrètement, en leur donnant une véritable place dans notre vie. Aimer le Christ plus que tout c’est entrer dans la dynamique de l’espérance de la vie et dans la certitude que nous pourrons vivre dans l’exigence de l’amour.
 

Hubert Cornudet, op

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Les actualitésCommentaires des lectures dominicales
MARTIN

Cher monsieur, votre petit laïus est incompréhensible : mais si, bien sur, la croix est un principe de mort comme le gibet, la guillotine, la chaise électrique, le garrot ou le peloton d’exécution... et les premiers chrétiens en avaient tellement conscience qu'ils refusaient de représenter cette croix qu'ils connaissaient par expérience et sur laquelle les condamnés suppliciés, restés cloués pourrissaient les pieds mangés par les chiens errants. Votre lyrisme est celui du poète romantique et votre rhétorique de l'amour devient désormais une diversion inutile. Car notre choix fondamental n'est pas celui de choisir ce Dieu obsédé du péché originel, vos dogmes et votre "système de salut" qui met la croix comme seul espoir. En fait, vous continuez, sous une forme plus aimable, à répéter les mêmes slogans et les mêmes menaces : O crux ave, spes unica.

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