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Une urgence : cultiver la paix

Agnès FONTAINE
Colombes de la paix
Colombes de la paix !© pixel2013 @ Pixabay - Domaine public


La paix qui a présidé en Occident pendant les années 60-90 ne va plus de soi. Le contexte actuel est celui de l’insécurité, du terrorisme, et de guerres régionales d’une extrême violence. La paix, ce bien commun précieux entre tous, doit aujourd’hui se construire, avec la contribution de tous et la ferme volonté de ne pas céder aux différentes sollicitations de la violence.

En conséquence, il devient prioritaire de mieux connaître la violence. C’est presque une part nécessaire de l’instruction civique que chacun doit suivre ! C’est pourquoi la Conférence des baptisé-e-s a décidé, à l’automne 2016, après les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan, de lancer des ateliers de réflexion et partage sur la violence. Elle a aussi voulu entreprendre cette réflexion sur une base interreligieuse. En effet, au moment où les religions sont accusées de nourrir la violence, aujourd’hui plus qu’hier, il importe de remonter aux fondamentaux des trois monothéismes pour bien montrer que les religions sont un facteur de paix et non de guerre.

C’est pourquoi la CCBF a structuré ces ateliers en deux temps d’enseignement. Au cours de chaque atelier, le premier temps est confié à un professionnel des sciences humaines ; le second temps est alternativement animé par un représentant juif, chrétien ou musulman. Le premier intervenant expose un aspect de la violence, le second expose la réponse que sa tradition religieuse y a apportée. Ainsi, chaque participant bénéficie d’un faisceau d'éclairage. Il n’y a pas à proprement parler de dialogue interreligieux, mais une ouverture sur une autre façon de penser que la sienne, ce qui est déjà, en actes, une manière de désamorcer la violence qui naît de l’ignorance d’autrui.

Pendant l’année 2016-2017, il a été question de violences individuelles, avec le concours de la psychanalyste Nicole Jeammet qui a exposé les différentes formes de violences psychiques que nous pouvons acter ou subir : jalousie, emprise, refus de l’ambivalence, idéalisation… Pendant l’année 2017-2018, nous avons cherché à décrypter les mécanismes collectifs qui poussent à la guerre ou à la paix. Et depuis un an, nous éclairons des grandes figures de paix, quelle que soit leur religion : Martin Luther King, Abdul Ghaffar Khan, l’Abbé Pierre, l’Émir Abdelkader, Etty Hillesum…

Agnès Fontaine

 

Programme 2019/2020

Lundi 9 décembre 2019 : Etty Hillesum et la dignité humaine, avec Karima Berger, auteur de Les Attentives, un dialogue avec Etty Hillesum, Albin Michel, 2014, et Jean-Michel Hirt, auteur de La dignité humaine, sous le regard d’Etty Hillesum et de Sigmund Freud, Desclée de Brouwer, 2012.

Jeudi 30 janvier 2020 : Tolstoï, de la guerre à la paix, avec Brigitte Picq, théologienne, enseignante au Centre Sèvres sur « Tolstoï lecteur des évangiles » et Oleg Kobtzeff, géopolitologue, enseignant en théologie à l'Institut Saint-Serge.

Mardi 24 mars 2020 : Gaston Bouthoul, théoricien de la guerre, avec Georges Serfati, philosophe et le père Pierre Fresson, Vicaire Général du Diocèse aux Armées et Aumônier en chef adjoint Marine.

Mardi 21 avril 2020 : Communication non violente et voie christique, avec Pascale Molho, médecin et formatrice en CNV, et Dominique Lang, prêtre assomptionniste.

 

Informations pratiques

Horaire : de 19h 30 à 21h 30. Buffet et temps convivial pour la fin de la soirée

Adresse : Forum 104, 104 rue de Vaugirard 75006 Paris,

Participation aux frais : 10 euros (tarif réduit pour les étudiants)

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