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Réjouissons-nous ! ! !

Équipe de PAU (F.C.E.)
Tous frères !
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Dimanche 8 septembre 2019 – 23e dimanche du temps – 1 Tim 1, 12-17 ; Lc 15, 1-32

« Cet homme fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux ! »
À notre époque de politiquement ou religieusement correct, nous pouvons être étonnés de cette interpellation de Jésus par des pharisiens et des scribes ! Mais ils ont l’orgueil de se croire si parfaits qu’ils osent interroger Jésus qui mange avec des gens jugés peu recommandables : cela échappe à la compréhension de ces hommes qui obéissent à un système bien codifié, bien rôdé, clair.
 
Paul, qui a expérimenté cet amour miséricordieux du Seigneur, l’exprime bien dans sa lettre à Timothée, et nous aide à comprendre les paroles de Jésus : « Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi, je suis le premier des pécheurs. » Il le dira sans relâche : il faut que chacun sache qu’il est un homme pécheur mais aimé d’abord de Dieu pour toujours.
 
Jésus va prendre des exemples qui maintenant nous sont connus, comme les paraboles dites de la miséricorde, pour révéler aux hommes qui l’écoutaient qui est ce Dieu d’amour dont il parle : celui qui va au-devant du petit, du pauvre, du pécheur, de l’exclu.
Qui sont les perdu-e-s de notre époque ?

Déjà, tous ceux qui quittent nos églises parce qu’ils ne s’y sentent pas aimés, pas tolérés tels qu’ils sont… et même rejetés ! Mais suis-je une brebis perdue, moi baptisé-e que personne ne viendra chercher : moi qui suis divorcé-e ? moi qui suis homosexuel-le ? moi qui n’ai pas de travail ? En regardant autour de nous, il ne sera pas difficile d’allonger la liste des exclus !
Mais quelle joie contient la réponse de Jésus à ses accusateurs : le bonheur partagé après l’émotion de la perte d’une pièce, d’une brebis, d’un enfant et la joie de la célébration des retrouvailles ! Simplement ! Nous pouvons éprouver ces sentiments qui comblent de bonheur l’homme qui sait accueillir le changement, le revirement, le retour, la joie. Alors pourquoi paraissons-nous si tristes ? La conversion de nos cœurs peut s’appuyer sur les mots que Jésus nous a confiés par ses Évangiles : qui est ton frère ? Alors, ne craignons plus d’aller vers les exclu-e-s de toutes sortes.
 
Pour nous réjouir entre frères, il faut nous reconnaître pécheurs, et découvrir notre service non comme un fardeau, mais comme une grâce. Au regard de la miséricorde du Père, nous sommes tous égaux à la table des pécheurs et Dieu vient chaque jour à notre rencontre : à une seule personne qui le cherche, Dieu donne son amour sans condition !
Alors tournons-nous vers Dieu et offrons-lui ce que nous essayons de construire sur le chemin d’amour qu’il veut voir emprunter par tous et surtout, que la joie nous transfigure puisque nous sommes aimés d’un amour si grand qu’il dépasse notre imagination.
 
Équipe de Pau (F.C.E.)
 
 

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