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Pentecôte : le petit cinquantième

Ariane

 

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Bienvenu à nous tous ce cinquantième jour du temps pascal ancré dans notre tradition en jour de Pentecôte ! A des lieues des valses de chiffres à tourner la tête, notre minuscule cinquantième germe silencieusement dans son nid de pentecôte, patientant amoureusement son jour d’éclosion de vérité. Et la voici aujourd’hui, notre fête annoncée par Jésus : « Moi je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours. C’est lui l’Esprit de vérité… L’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit. » Jn14 Souvent traduit par défenseur, le mot grec parakletos est littéralement celui qui est appelé à côté. Un petit reste manquait-il à notre temps de la résurrection de Jésus? Remontons-le depuis son premier jour : la mort de la mort est passée à la Vie uniquement Vie non dégradable dans nos petites vies qui passent. Le Mystère chrétien dépasse bien tous les pensables, inconnaissable sinon à vivre dans l’étonnement de sa réalité de grâce où se fonde notre foi. Et dans la Joie et le don de sa Paix sans pareil, s’est vécu le temps d’ascension : la montée du Fils vers le Père et notre inspiration de la Vie à la lumière des Ecritures. Et comme toute inspiration, une fois nos poumons pleins de la parole gardée et infiltrée dans le sang de notre chair, au bout de tous nos cherchés trouvables trouvés, notre bout de tous les bouts nous a laissé sans voix. Un sans voix de rien du tout mais un aphone quand même ! En nous la certitude de la résurrection, mais sans parole à son côté pour prouver sa vérité. Un petit goût de vide comme l’eau sans son bon goût de vin pour faire sa noce. Ah tiens ! Notre certitude seule, toute seule, archi seule dans son bain d’eau de vie pour répondre de sa Majuscule. Au bout du chemin de Pâques advint l’orphelinat de l’Esprit de vérité. La joie bienheureuse de la résurrection sans aide pour son saint silence de solitaire. En un point, pas de parole. « Et le Seigneur dit : « Il n’est pas bon pour l’homme d’être seul. Je veux lui faire une aide qui lui sera accordée ». Gn2,18 Et soudain dans cet amour silencieux, du Très-Haut advint le don du Père, l’expiration du Père : la descente du Souffle d’Esprit-Saint, le minuscule manquant à côté, le Défenseur de la vérité donnant sa parole aux disciples. Cinquantième jour étonnant de la libération dans sa grande respiration, merveille des merveilles de l’Alliance nouvelle et éternelle, vint le don de la Parole prenant la parole dans toutes les langues de l’univers. Parole toujours bonne toujours nouvelle d’être au présent de l’éternité, parole sans grandiloquence, parole simple dans les mots de tout le monde, juste avec son goût de vin de l’Esprit de vérité! Jour du passage sur l’autre rive, Pentecôte vient clore la boucle de notre temps pascal. Clore par l’éclosion d’amour de la Parole épanouie en nous à en déborder d’effusion du Vivant ! Effusion de son parfum offert par toutes ses filles et ses fils à toute l’humanité ! Ariane

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