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Parabole du mauvais berger

Jacques NEIRYNCK
Berger
Berger © Free-Photos @ Pixabay - Domaine public

 

Un berger, qui gardait un troupeau de cent brebis, perdit l’une de celles-ci. Il se dit : « Mon maître est dur et sévère. Si je viens à égarer les quatre-vingt-dix-neuf brebis restantes du troupeau en essayant de retrouver la brebis perdue, il me chassera. » 

Le lendemain, le berger constata qu’une autre brebis manquait au troupeau, mais il n’osa pas davantage abandonner le troupeau pour aller à sa recherche. Après quelque temps, lorsqu’il eut perdu successivement toutes les brebis du troupeau, sauf une seule, il retourna vers son maître et il lui dit : « Pardonne à ton serviteur car il a perdu les brebis de ton troupeau, une par une, mais il te rapporte celle-ci, qui ne s’est jamais éloignée de la bergerie. »

Le maître répondit : « Mauvais serviteur. Ne t’avais-je pas engagé pour retrouver les brebis qui s’égarent ? Il est des brebis qui se gardent toutes seules et qui n’ont pas besoin de pasteur. Tu as perdu le troupeau. On tuera la brebis qui demeure pour mon festin de ce soir. Quant à toi, tu n’y auras pas de part. Sors de ma maison et va dans les ténèbres extérieures. »

Comme il n’y avait plus de troupeau, le berger perdit sa place et sombra dans la misère.


Jacques Neirynck

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MARTIN

Parabole des brebis qui veulent rester en vie : les brebis avaient un pasteur trop occupé à défendre la loi naturelle du pastorat et constataient avec consternation la disparition de beaucoup d'entre elles. Elles se passèrent le mot et se réunirent en assemblée générale. Elles décidèrent de s'organiser par elles mêmes et de faire ce qu'il faut. Et ce fut fait, et bien fait à vrai dire. Le pasteur ne s'aperçut de rien, de plus en plus obsédé par ses marottes. Les brebis étaient fâchées qu'on les prennent pour des marottes. Elles redoublèrent d'attention les unes pour les autres. Bien leur en pris, le pasteur s'était mis en tête d'écrire la Tradition du pastorat en 50 volumes pour l'édification de tous les troupeaux et s'était enfermé derrière les hauts murs sans fenêtres de sa maison. Même le loup était sidéré. Mais les brebis restèrent toutes en vie.

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