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Pandémie, vie de l’Église, quels enseignements ?

CCBF
Mario Grech
M.MIGLIORATO/CPP/CIRIC

Nommé par le pape François, le 2 octobre 2019, comme Pro-Secrétaire Général du Synode des évêques, ancien évêque de Malte, il a fait irruption dans le paysage médiatique ces derniers jours avec des mots forts, estimant que le confinement a révélé un certain « analphabétisme spirituel », disant sans détour que si l’Eucharistie reste bien la source de la vie de l’Eglise,  « l'Eucharistie n'est pas la seule possibilité pour le chrétien d'expérimenter le Mystère et de rencontrer le Seigneur Jésus ». Évoquant l’avenir de l’Église, Mario Grech n’y va pas par quatre chemins : « Si l'Église domestique échoue, l'Église ne peut pas exister. »

Il est réconfortant et utile de prendre connaissance de la pensée vigoureuse du nouveau secrétaire du Synode des évêques. Vous pouvez lire ci-dessous l’intégralité de l’interview qu’il a accordée à Antonio Spadaro sj et à Simone Sereni. Ce texte très riche constitue une bonne entrée en matière pour le « Rendez-vous de la CCBF » du 5 décembre 2020. (Christine Tasset)

 

Ce texte est la traduction d'une interview paru dans la revue Vivita Cathilica et traduit en français cf. interview-de-mgr-grech (catholique-nancy.fr)

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MARTIN

"Les laïcs sont souvent conditionnés par un modèle de cléricalisme fort" dit l'ancien évêque de l'île de Malte (qui sait mieux qu'un autre de quoi il parle). Ce modèle est en effet intériorisé au point qu'il faut faire un véritable travail sur soi même pour penser différemment. Beaucoup ici et ailleurs l'ont fait et non sans mal. Au point de tenir à garder leur liberté désormais. Or, cette déclaration ne nous apporte rien de nouveau sur le fond, car précisément nous le pensions déjà avant que ce prélat ne le formule sous les acclamations de certains... De fait la présentation éditoriale de cette intervention curiale est regrettable : si nous avons tant besoin d'une caution cléricale (et a fortiori romaine) pour nous justifier, comment pourrons-nous sortir du cléricalisme ? Il faudra beaucoup plus qu'un "rappel aux sources" didactique pour que ce clerc engagé dans une carrière ecclésiastique, et qui est donc en responsabilité, soit crédible : il faudra des actes. En attendant, je proteste : NON, aucun fidèle ne devrait être traité "d'analphabète spirituel" par cette institution cléricale si sûre d'elle-même et dominatrice. Aucun !

Jean-Claude

Même un homme en responsabilité a le droit (peut-être aussi le devoir) de prendre une position sur la situation présente l'Eglise. Il faut ensuite, j'en suis d'accord, voir si les "actes" suivent. Et des actes, il en faut beaucoup, car il y a beaucoup à changer, à partir d'une saine interprétation de l'Ecriture et de la tradition. L'Evangile lu dans l'Eglise ne peut être un carcan. Il faut reconnaître qu'il l'était devenu, et qu'en certains lieux il le redevient.

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