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Pour de « grands débats » dans l’Église

Paule ZELLITCH
assemblée
Groupe © Olivier Duquesne Wikimedia Commons [CC BY-SA 2.0 ]


L’organisation de « grands débats » locaux est une initiative de la Conférence des baptisé-e-s pour l’Église, dans la suite de l’injonction du pape François à combattre le cléricalisme : « Il est impossible d’imaginer une conversion de l’agir ecclésial sans la participation active de toutes les composantes du peuple de Dieu. » (Lettre au peuple de Dieu, août 2018)

Cette initiative a émergé des délégués des groupes locaux de la Conférence des baptisé-e-s et a été entérinée par le Conseil d’administration de la Conférence des baptisé-e-s.

Plus la mobilisation générale sera forte, plus le nombre de participants sera grand et plus la parole des débatteurs aura de poids. Déjà, à certains des groupes régionaux de la Conférence des baptisé-e-s se sont joint des mouvements, des associations, des paroisses, des groupes de baptisés. Ensemble ils s’organisent localement afin d’être opérationnels dès que possible et au plus tard à la rentrée.

La CCB-Lyon, en raison de la situation singulière de son diocèse, a anticipé le lancement de cette opération. Elle s’est adjointe des partenaires (Amis de la Vie – Rhône, Antenne Sociale de Lyon, CVX – Lyon, Ensemble pour l’Europe-Lyon, Mission ouvrière), a établi un slogan de campagne : « Paroles de baptisés. Paroles d’Église. Vivons notre espérance », et a créé un site (www.paroles2019.com/) affecté à l’opération « grands débats », avec vocation à recevoir aussi les apports (comptes rendus) de ceux qui en France vont organiser de tels débats, ainsi que des contributions individuelles. Sur ce site, une méthodologie de débat est en ligne, à la libre disposition des groupes et bien sûr adaptable.

À la fin de cette campagne, les contributions au débat feront l’objet d’un travail de synthèse par la CCBF, appelé à être diffusé auprès de l’institution et auprès des medias. Ces expériences de « grands débats » à prioriser en 2019 - 2020 seront aussi reprises aux assises du réseau Conférence des baptisé-e-s (CCBF) les 5 et 6 octobre 2019, à Issy les Moulineaux.
Dans la lettre déjà évoquée, le pape François déclare aussi : « Dire non aux abus, c’est dire non, de façon catégorique, à toute forme de cléricalisme. »

Je vous invite tous à relever vraiment ce défi !


Paule Zellitch
contact@baptises.fr

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Commentaires
Julien

Bonjour, je vous envoie le compte rendu de la rencontre des Amis de l'hebdo La vie de Paris sur ce thème:: Rencontre du 16 avril 2019

-25 personnes présentes.
-Accueil de Laurent Grzybowski, journaliste à La Vie et musicien.

Débat: « Dans notre Église éprouvée, quelles propositions pour nourrir l’espérance?"

-partage de nos ressentis en un mot: surtout tristesse, révolte, colère, honte, souffrance, «je ne me reconnais plus dans l'Eglise», «je ne peux plus dire le Credo»
-Introduction par Laurent : Avec Saint Ignace, écouter ses mouvements intérieurs, la désolation puis la consolation.
Dès 2001 Laurent a dénoncé dans La Vie des abus dans l'Eglise, premier journal à en parler. Mais cela n'a pas été pris au sérieux par les évèques. C'est un problème systémique lié à l'opacité, la peur du scandale.
Il faut relire les 15 maladies citées par le pape François et les appliquer à TOUS , à tous les niveaux .
L'article de son blog a été partagé plus de 1000 fois!
Voir les 15 propositions de Laurent sur la page de son blog* ou sur la pièce jointe
Nos propositions :
-les femmes pourraient accéder à la prêtrise mais un ecclésiastique objecte qu'il ne se confesserait pas à une femme!
-Former les prêtres sur le terrain , dans les entreprises , les confronter à leur sexualité.
-Suppression du mariage des prêtres depuis le 12ème siècle pour des raisons financières.
-le diaconat des femmes a déjà existé
-Avec La Croix et Pelerin: *aller sur le site de «Réparons l'eglise»
-Souhaits de faire remonter nos propositions à la Vie
-Comment ces problèmes sont ils vécus sur les autres continents et dans les autres cultures, y compris dans nos paroisses? Là-bas et ici?
-Attention à la complexité des différentses sortes de religieux; la sexualité n'est pas du tout enseignée dans mon pays (Haïti) ; problème de la préparation au mariage; c'est Jésus qui dirige l'Eglise avec l'Esprit saint.
-Mettre plus en avant le message du Christ : beaucoup sont chrétiens sans être dans l'institution (2% de pratiquants réguliers en France).
-La place des femmes qui font l'Eglise: nécessité d'une vraie parité dans l'Eglise allant jusqu'à la prêtrise des femmes, comme les rabins, pasteurs et bientôt les imams! Horizon à atteindre.
-Mais pas mûr dans la société...
-L'homosexualité n'est pas plus un problème que l'hérérosexualité ; l'Eglise est un refuge pour les homosexuels qui y sont nombreux (20 à 30% ?).
-Lutter contre le cléricalisme : Séparer le pouvoir écclésiastique du pouvoir temporel par un meilleur partage avec les laïcs qui doivent plus s'impliquer. Possibilité de révocation comme dans d'autres églises.
-Risque du célibat pointé par les psychiatres : un narcissisme non équilibré par l'altérité ; le mariage est aussi un don de sa vie à une personne unique avec ses difficultés !
-Nous pouvons tous célébrer l'Eucharistie en prenant soin des autres (voir « le festin de Babette »)
-Nous sommes chrétiens , sous le joug qui nous fait la morale. On voudrait respirer !

Conclusion : Laurent Grzybowski :
Je me sens chrétien et catholique à la fois , fier d'être catholique qui signifie universel (Voir le Credo). Nous sommes «christiens» ; c'est le Christ qui nous permet de découvrir Dieu ;
Pour les premiers chrétiens, le Christ était la Voie. En fondant l'Eglise au 4ème siecle, Constantin a trahi le message. Vatican II a permis de le rétablir.
L'institution est nécessaire à la transmission sous ses différentes formes : scoutisme, mouvement chrétiens, etc. Sinon on risque de ne plus transmettre le message chrétien à ses enfants

Résumé des propositions toutes reprises plusieurs fois :
Nous, chrétiens, ne supportons plus le joug de ceux qui nous font la morale !
-Lutter contre le cléricalisme par la séparation du pouvoir eclésiastique et temporel, la possibilité de révocation et plus d'implication des laïcs.
-Le mariage des prêtres est nécessaire à leur équilibre et a été possible jusqu'au 12ème siècle.
-Nécessité d'une meilleure formation des prêtres sur le terrain et d'une confrontation à leur sexualité
-Il faut une vraie parité avec des femmes prêtres comme il y a des rabins, des pasteurs et bientôt des imams

*Avec La Croix et Pelerin : Réparons l'eglise :
https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Reparons-lEglise-prenez-p...
*Blog de Laurent :
https://mondeenmarche.wordpress.com/2019/03/08/une-autre-eglise-est-poss...
email de Laurent :
Grzybowski Laurent

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