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La foi de vos enfants mérite toute votre attention

Anne SOUPA
Jacques Joseph

Est-il important de croire ? Dans sa brutalité, la question secoue… Oui, direz-vous… Mais encore…. Avec ses propres enfants, comment traduire cela dans les faits  ?

Depuis le milieu du 20e siècle, la question du « catéchisme » est fortement en débat. On en connaît les termes : d’un côté, certains se lamentent sur la disparition des connaissances, tandis que les autres prônent d’abord une expérience religieuse qui ancre la foi de l’enfant dans son existence. Vrai et faux débat, qu’il est urgent de dépasser.

Comment peut-on ne pas vouloir tenir ensemble les deux versants  ? Il est évident qu’un enfant qui n’entend jamais parler de Jésus aura fort peu de chances de le rencontrer dans sa vie. Les parents ont un devoir de transmission. Ne doivent-ils pas faire connaître la vie et l’histoire de Jésus à leurs enfants  ? Dire « mon enfant choisira une fois grand » est une position idéaliste qui ne tient pas la route, quand on sait l’importance des acquis intellectuels et affectifs de la petite enfance.

Par contre, enseigner la foi n’est pas réussir à la transmettre. Ce serait se bercer d’illusions, et surtout dénier la liberté de son enfant. La foi est une expérience intime, une rencontre personnelle, elle se reçoit et nul ne peut mettre la main dessus. Dieu ne se manipule pas, même si nous « tombons tout de même dans le panneau »…. Aussi, c’est dans l’humilité, la retenue et la distance critique envers les « signes extérieurs de foi » que l’on doit enseigner à ses enfants « les choses de Dieu ».

Comment s’y prendre  ? D’abord, quelques repères : ce que l’on enseigne, c’est la foi. La foi n’est ni un code moral, ni une somme de faits d’ordre culturel, ni la restitution d’une doctrine composée d’articles de foi d’ordre dogmatique. Enseigner la foi, c’est donner à quelqu’un le moyen de se rapprocher de Jésus afin de le rencontrer. C’est raconter « l’histoire sainte », selon ce qu’en dit la Bible : « Quand ton fils te demandera quelles sont les lois [au sens « d’enseignements »] que Dieu nous as prescrits, tu lui diras : nous étions esclaves de Pharaon, en Égypte, et Dieu nous as fait sortir d’Égypte par sa main puissante. » (Deutéronome 6, 20-21). Ce « récit » n’est pas une histoire au sens moderne du mot, mais le récit des merveilles de Dieu dans les vies humaines. C’est raconter « comment Dieu vient » dans une vie, hier et aujourd’hui. Un vrai catéchisme doit savoir s’appuyer sur la force du récit.

Une fois posées ces quelques balises, vient la nécessité de choisir. Mettre son enfant au catéchisme  ? Á la paroisse, Dans son école  ? Le faire soi-même  ? Compléter les propositions existantes par quelques ouvrages recommandables  ? Aller à la pêche sur Internet quitte à se laisser berner par les divagations les plus saugrenues  ? Force est de constater, parmi les nombreux signes de désaffection, d’indifférence, même, à la question de la foi, que les inscriptions au catéchisme sont en chute libre. Quelle idée de la foi auront donc tous ces enfants qui ne vont plus au catéchisme  ? Est-ce la fin de tout enseignement  ? Pas facile d’être parents et catholiques dans un tel contexte...

La Conférence, désireuse d’aider les baptisé-e-s à remplir la mission reçue à leur baptême, celle de proclamer et de vivre de leur foi, a décidé de profiter de cette entrée en Carême pour se mettre à l’écoute des parents qui cherchent à être soutenus dans leur démarche. Dorénavant, un dossier sera confié à la compétence éprouvée de notre amie Hypathia et ouvert dans la colonne centrale de votre site. Vous y trouverez la mention des meilleurs ouvrages actuels sur le sujet, des petites notes de contexte, sur l’année liturgique, sur la pédagogie envers les petits, sur mille autres facettes de la foi, et vous pourrez poser les questions qui vous habitent. La foi de vos enfants mérite toute notre attention !

Anne Soupa

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