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Deux rêves pour le prochain pape.

Monique HÉBRARD

saint_francois_dassise En démissionnant, Benoît XVI a déjà ouvert la piste à l’un de mes « rêves » : il a osé se comporter non pas comme une idole sacrée, mais comme un évêque qui se retire à 75 ans ou plus tôt s’il s’estime trop fatigué. En effet je rêve d’un pape qui soit vraiment un évêque, qui se mêle aux discussions des évêques et dirige vraiment l’Église AVEC ses frères évêques. Ni Jean XXIII ni Paul VI ne l’ont fait durant les sessions du concile, ils sont restés à l’écart, comme pour pouvoir distiller leur influence suivant leur bon vouloir. Qu’il réforme la Curie qui n’arrête pas de faire barrage aux souhaits des évêques, exprimés dans les synodes par exemple. Que l’évêque de Rome exerce ce ministère particulier qui lui revient de la communion entre toutes les Églises locales du monde mais sans imposer une uniformité, laissant à chaque continent, à chaque pays, à chaque diocèse la tâche d’inculturer la Bonne Nouvelle comme il se doit. Qu’il ne se substitue pas aux autres évêques. Mon deuxième rêve essentiel est que ce pape soit messager de la miséricorde du Christ non seulement pour les « pauvres » mais pour les pécheurs, pour ceux qui ont soif et qui errent. Que ses paroles ne soient jamais pour condamner mais pour libérer. Qu’elles appellent sans interdire. Bien sûr je pourrais énumérer de nombreux aspects à réformer, mais s’il y avait déjà ces deux là, nous avancerions vraiment. Monique Hébrard [NDLR.] L’article de Monique Hébrard a été proposé à la publication le 10 mars. Pour des raisons techniques il n’a pu être publié avant le 18 mars. Nous laissons au lecteur le soin d’apprécier la pertinece de ces rêves.

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