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Communiqué de presse. La Conférence des catholiques désapprouve...

CCBF
Image par Наркологическая Клиника de Pixabay

La Conférence des Baptisé-e-s désapprouve la demande de la Conférence des évêques de France d’ouverture anticipée des lieux de culte catholiques.

A la suite de la décision du Président Macron de fixer au 11 Mai le début d’un dé-confinement progressif, la Conférence des évêques de France demande à bénéficier dès cette date d’autorisations de rassemblement, arguant d’activités cultuelles et connexes à caractère d’urgence. En quoi ne saurait-elle attendre la date de l’autorisation pour tous les cultes et la mise en place préalable des déconfinements les plus urgents ?

Les catholiques ne sont pas privés de messes : elles sont diffusées par le service public (France 2, France culture) sans oublier le Web et les célébrations domestiques. Dans la situation dramatique de notre pays, l’urgence pour tous les membres de l’institution ecclésiale catholique devrait en priorité d’être sur le terrain auprès des plus pauvres et des plus isolés comme le demande le pape François. 

Nous pouvons comprendre une urgence économique mais celle-ci n’est pas l’apanage des églises. Il n’y a pas d’urgence pastorale puisque jamais les liens communautaires et fraternels n’ont été rompus, et bien des initiatives personnelles et de groupes chrétiens se substituent tous les jours à la possibilité des rencontres institutionnelles notamment dominicales. 

La Conférence des baptisé-e-s regrette que la hiérarchie de l'Église catholique de France se cantonne dans des postures d’opposition. Elle rappelle que ces postures ne sont tenues qu’au nom d’une infime partie des catholiques.

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Douceline BERTRAND

Merci pour cet article !
Je suis tellement d’accord !
Ça fait du bien de voir que je ne suis pas seule à avoir cette réaction !
Décidément je partage souvent votre avis
Continuez !

D.Duthoit-Bertrand

Michel VIDAL

Sur la même ligne. Heureusement que vous êtes là!

Marie Tixier

Tout à fait d'accord. Par contre, je trouve dommage le titre qui apparait quand l'on partage sur Facebook car cela donne à penser le contraire à ceux qui ne vont pas plus loin que la lecture du titre !

Visiteur

Merci de cette remarque très juducieuse! on y veillera.
Christine Tasset

François Desouches

Merci, chers amis, pour votre réactivité et votre prise de position très claire et déterminée.
Notre ami René Poujol a développé des analyses comparables dans son blog que vous pourriez relayer sur le site de la Conférence.
Il est désolant - dégât collatéral du Covid 29 - que la lutte contre le cléricalisme dans notre Église soit mise de côté, provisoirement faut-il l’espérer.
En Allemagne, l’important synode en cours doit souffrir des implications et conséquences de la pandémie. Mais nous devrions plus que jamais nous rapprocher du Comité Central des Catholiques Allemznds (ZDK), qui portent haut et fort les propositions de réformes qui sont les nôtres et que nous avons moins de chances qu’eux de voir aboutir.

Philippe et Yve...

"Il n'y a pas d'urgence pastorale puisque , jamais , les liens communautaires et fraternels n'ont été rompus..." c'est tellement vrai que je vais vous partager un peu de notre quotidien dans nos villages de montagne, et vous comprendrez aisément que le CP de la Conférence nous rejoint totalement: nous habitons, Philippe et moi, en face de l'église de St Gervais et du presbytère, fermés depuis le 17 mars dernier.
Plusieurs fois, on m'a demandé soit de "sonner les cloches " (le 25 mars et le 12 avril) mais les permanences sont annulées et le panneau d'informations est caduque depuis cette date.
J'ai appris, incidemment, qu'une personne, nouvellement arrivée, avait brutalement perdu son mari, d'un AVC et qu'elle était complètement désemparée. (on la comprend). j'ai donc pris sur moi d'aller la voir et nous avons, heureusement pu échanger: des liens d'amitié se sont crées et on s'appelle régulièrement.
par ailleurs, je suis allée plusieurs fois écouter le répondeur du presbytère et j'ai constaté que des personnes étaient , elles aussi désemparées car elles n'avaient aucune nouvelles des baptêmes ou autres cérémonies prévues en mai par exemple. j'ai donc été mettre mon numéro de téléphone sur le panneau d'affichage, et, depuis, les gens m'appellent et je peux leur répondre et faire le lien avec notre curé. Cela me semble vraiment très important et n'a rien à voir avec une date de "dé-confinement"! On dirait que tout le monde se repose tranquillement, sans vraiment savoir ce que vivent les gens qui ne savent rien du tout. Alors, c'est vrai, j'ai pris sur moi, mais j'étais en colère devant cette absence de lien, d'un minimum d'humanité et je suis heureuse de pouvoir faire ce petit lien fraternel.

François à Antony

Merci pour ce témoignage tellement simple et direct. Les affirmations catégoriques des uns et des autres sur le sujet m'exténuent.

JEANNE HUC

Merci pour ce communiqué. J'étais très en colère en lisant les réactions des évêques qui craignent de "ne plus tenir leurs troupes" ! C'est bien révélateur du cléricalisme qui reprend des forces chaque fois que nous pourrions espérer que la hiérarchie va enfin prendre conscience des impasses dans lesquelles elle veut nous mener.
Le texte de René Poujol m'a sortie de la colère et fait entrevoir tous le chemins qui s'ouvrent à nous.
Merci encore.

Monique HAVARD

Bravo d'avoir réagi : une fois de plus l'église catholique "se pense au dessus" ... et une fois de plus , elle se met "à côté" !

Patric M

Merci pour ce texte qui fait suite à la prise de position de la Conférence des Evêques de France (CEF).
Le 28 avril, cad la veille, le Pape François dans son homélie en la chapelle de la maison St Marthe a prononcé la prière suivante :
"Prions le Seigneur de donner à son peuple, à nous tous, la grâce de la prudence et de l'obéissance aux dispositions, afin que la pandémie ne revienne pas".
Comme à son habitude cette phrase est claire et pleine de bon sens.
Soyons des artisans de paix.

Christine Lenoir

j'ai aussi été très choquée de ce titre dans la Croix du 22 avril : les évêques VEULENT la reprise des messes dominicales dès le 11 mai, comme si les Eglises locales n'existaient plus depuis le confinement, alors que se sont développées partout des initiatives liturgiques, de solidarité, d'écoute...
comme si la volonté des dignitaires de l'Eglise devait s'imposer face au pouvoir politique
la messe en petit comité présidée par l'évêque de Paris pendant la Semaine Sainte a aussi donné une image déplorable.
les évêques réclament-ils aussi le droit pour les musulmans de célébrer les fêtes liées au Ramadan ?
91

Vaganay

Je suis en complet accord, une fois de plus.
J'ai lu dans la presse que des chrétiens seraient en souffrance de ne pouvoir aller à la messe ou recevoir les sacrements.
Que c'est déplacé d'affirmer cela en cette période de pandémie où la souffrance est plus-tôt dans les hôpitaux et dans les familles frappées par le deuil.
St Paul à déclaré dans la lettre aux Corinthiens : " Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité; mais la plus grande des trois, c'est la charité" (13,13).
La messe et les sacrements sont du domaine de la Foi, pourquoi la CEF en fait la priorité ?
Encore de l'entre-soi.
Jean Pierre

Denis

petites questions non théologales à l'intention des éminences :
Devinez qui va désinfecter les chaises ou les bancs des églises avant que les fidèles n'arrivent et après qu'ils soient repartis ? Qui va ramasser les feuilles de chant sur ces mêmes bancs ?
A vous de jouer mesdames !

Et la distanciation physique sur le parvis à la sortie de l'église, comment sera-t-elle matérialisée, par qui sera-t-elle surveillée ? Et le panier de la quête comment se déplacera-t-il dans les bancs ? Et la chorale comment sera-t-elle réunie ?
A vous de jouer les laïcs !

Gérard

Ah le business ,Ces Messieurs , aussi respectables soient-ils , n'ont toujours pas compris que dans le contexte actuel il était URGENT d'attendre !
La foi peut se vivre de mille et une manières : prier , méditer , louer dans son jardin , en compagnie d'un livre , dans un silence intérieur ,communiquer par téléphone ou le net etc ... Rappelons-nous il y a une trentaine d'années , cette parole du Père Guy Gilbert = la rue est mon Eglise ! ...

paul malphettes

Je partage entièrement la teneur de votre communiqué de presse. Par ailleurs je suis furieux de la réaction de Mgr Rougé sur KTO -voir la Croix de ce jour. Il prétend être solidaire de l'effort collectif dans cette crise sanitaire : il n'y a donc qu'une seule position possible, c'est de mettre en œuvre les décisions de la puissance publique, sans aucune hésitation !!! Les jugements de valeur portés par Mgr Rougé contre Macron ("tropisme...") sont lamentables, inconvenants, et n'ont rien à voir avec la situation sanitaire. Sans doute les chrétiens peuvent aussi se sentir solidaires de tous les restaurants et bars qui sont interdits jusqu'au 2 juin : leur souffrance (pour reprendre le mot déplacé de Mgr de Kérimel, à propos des chrétiens privés de messe...!!) est autrement plus conséquente...et la souffrance supportée par les familles des 25 000 morts depuis plus de deux mois, qu'est-ce qu'on en fait ?
C'est une grave erreur de jugement que d'interpréter les décisions actuelles de l'État comme étant un rejet, un mépris des chrétiens. Le premier devoir des chrétiens, des évêques, le premier devoir élémentaire de charité, c'est de respecter et de protéger la santé de tout un chacun et d'abord des vieux; à la messe on voisine très souvent avec des vieux, lesquels plus vulnérables que les autres, respirent l'air de leurs voisins comme tout le monde...
Les évêques sont-ils habilités à demander à l'État de prendre en compte la vie spirituelle des chrétiens ? Le devoir absolu de l'État c'est de protéger et d'assurer par tous les moyens la santé publique, y compris en interdisant des rassemblements trop importants, et ceci pour toutes catégories de personnes (le sport, la musique, la religion ....!)
Mgr Rougé se dit choqué de la manière d'être traité par les pouvoirs publics... je trouve cette réaction fort déplacée.....une réaction de "mal-aimés"...
La Conférence des baptisés pourrait-elle faire une déclaration 'construite', pour pointer toutes les erreurs de jugement (et de positionnements "spirituels"....) qui sous-tendent toute cette affaire de privation de messe, au milieu des impératifs catégoriques de préservation de santé publique; la "soif profonde" de vie spirituelle des chrétiens dans la participation de l'Eucharistie peut très bien être assouvie, d'une part à la télé malgré tout (même si on est tout seul..même s'il n'y a pas de communion), et d'autre part dans quelques semaines... La dite souffrance "réelle et objective" (Mgr Kérimel) des chrétiens privés de messe n'est tout de même pas insurmontable et ne mène pas à la mort...
Où est le fondement de l'Évangile dans tout ça ? Ce n'est certainement pas la présence physique à la messe en tant que telle, mais bien la pratique de la charité concrète qui prime tout...
Merci pour votre communiqué
Paul Malphettes (80 ans,marié,3 enfants)

Christian Mazy ...

Bien sûr nous pouvons suivre l'Eucharistie à travers le petit écran, et je trouve ces célébrations vraiment bien animées et d'une grande qualité et priante.

Mais je souhaite tellement recevoir la communion comme d'autres, sur ce point je comprends la demande faite à l'Etat.

Il y a sûrement quelque chose à faire sur cette question...

Se sentir en communauté, est pour beaucoup une chose nécessaire, vivifiante voire indispensable pour la foi.

Maintenant, l'évolution et la pratique de nos églises souffre déjà d'énormément de ruptures et de fuites des "Chrétiens".

Comment ouvrir autrement nos églises?

Il n'y a pas que le déconfinement qui vide nos églises...

anne claire

Je suis très loin d'une admiration béate et générale des propos épiscopaux! Mais je me demande si la CCBF ne se cantonnerait( je cite) pas, parfois ,dans des postures d'opposition..
Car, il y a une vraie attention aux plus précaires dans les églises..
Consultez les propos de Mgr Dubost clairs et équilibrés.
J'ai plein d'ami(e)s à la CCBF et je partage bien de vos points d'attention: particulièrement sur le cléricalisme que la terrible crise actuelle renforce bien souvent.
Mais, attention à mener les bons combats! Bien amicalement à vous toutes-zé-tous, Anne Claire

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