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Communiqué - enfants de prêtres

CCBF
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Domaine public


La Conférence des baptisés salue le geste que l’Église de France consent à l’égard des enfants de prêtres. En effet, pour la première fois, un responsable ecclésiastique a reçu et écouté trois enfants de prêtres (le 4 février 2019). Mais la Conférence des baptisés s’étonne du temps qu’il a fallu pour reconnaître l’existence d’un problème qui a contraint tant de couples à l’inexistence, tant de femmes au secret, au déni de leur grossesse et de leur maternité et privé tant d’enfants d’une enfance au sein du foyer auquel ils avaient droit.

Elle considère que ce premier geste doit ouvrir la voie à une révision du célibat ecclésiastique. La réduction à l’état laïc des prêtres engagés dans la paternité n’est pas une solution satisfaisante. Rien dans le droit canonique n’oblige les prêtres à quitter le sacerdoce s’ils ont des enfants. Qu’ils soient donc maintenus dans ce ministère pastoral auquel ils se sont préparés.

À terme, le célibat ecclésiastique doit devenir l’objet d’un libre choix de la part de l’intéressé. L’Église catholique de rite occidental est la seule à l’imposer, en fonction d’une décision remontant au Moyen Âge prise pour éviter la dispersion des biens du clergé. Les circonstances ayant évolué, il n’y a plus aucune raison de maintenir cette règle qui prive la communauté des baptisés de prêtres compétents et ampute le témoignage de foi de toute l’Église.

La Conférence Catholique des Baptisé-e-s Francophones (CCBF)


Contact : contact@baptises.fr

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Commentaires
JeanMarie30

Jusqu’à présent lorsqu’on avait connaissance d’un enfant de prêtre, celui-ci était forcé de démissionner. Cela ne change donc pas grand-chose.
D’un côté Rome reconnaît maintenant l’existence d’enfants, privés jusqu’à présent d’une vie de famille, si ce n’est de père. Mais d’un autre côté on casse une vocation et on réduit un prêtre au chômage ou à de grandes difficultés de vie professionnelle. Quelle hypocrisie.
Cette offre de Rome est-elle digne vis-à-vis d’une personne qui a donné des années de vie à l’Église ?
Comme elle est belle mon Eglise avec ses faux-fuyants ! Mais comment faire pour donner un grand coup de balais, un vrai ?

Cecile Jeanne

D'accord sur le fond avec JeanMarie30.
La reconnaissance de paternité d'un prêtre doit donc provoquer son renvoi à l'état laïc... J'ai été déçue lorsque j'ai entendu cette soi-disant bonne nouvelle la semaine dernière. Ce n'est pas la peine de se faire appeler père toute sa vie par ses paroissiens pour en arriver à ce renvoi si par aventure on devient père dans la chair.
A l'encontre de la Parole, le catholicisme a tellement voulu être sublime qu'il s'est désincarné. Cela a valu à l'Eglise dans les années 1970 et 80 une hémorragie de jeunes hommes de valeur, engagés pour la servir et pour servir leurs frères et qui se sont vus sommés de choisir entre paternité spirituelle et paternité charnelle, obligeant à des renoncements si douloureux qu’ils ne laissaient personne indemne.
Serait-ce une régression de revenir à nos bergers "Anciens" ? il semble que ni les Actes, ni les épîtres ne mentionnent le célibat comme critère de choix de ces personnes. On cherchait plutôt la sagesse de la maturité spirituelle et la reconnaissance d'une autorité familiale ou sociale.
Un regard renouvelé sur ce que peut être un sacerdoce vécu dans la relation humaine fondamentale du couple et la paternité charnelle pourrait être une piste parmi d’autres pour traverser la crise actuelle.

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