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Autour de la célébration de Noël

Anne CASTÉRAN

Une médiation pour nourrir notre marche ver Noël et qui nous est proposée par Anne C. :

QU’AVONS -NOUS FAIT DE NOËL ?

Dès novembre, le mot d’ordre est donné : « Préparez Noël ! ». Ne nous y trompons pas : le commandement ainsi relayé par l’ensemble des médias appelle moins à préparer son âme que ses achats de fête. À moins d’être d’inspiration chrétienne, rares sont les magazines, sites, radios ou  télés qui échappent à la règle.  On y chercherait en vain un parcours-santé spirituel afin d’atteindre le 25 décembre avec un cœur purifié : Course aux cadeaux, tenues de fête, menus de réveillon, tiennent le haut des sommaires ! Au fil des années, Noël ne finira-t-il pas par ressembler  à un autre Jour de l’An ?

NOËL, UNE FÊTE POUR TOUT LE MONDE ?

Noël s’est laïcisé. On festoie dans les familles de toutes croyances, comme dans celles qui n’en n’ont pas. Et le Père Noël descend dans toutes les cheminées. Mais si cette joie de Noël s’universalise,  quelques bémols nous suggèrent d’y regarder de plus près : Avec la multiplication des familles atomisées, acceptons-nous de « voir » le chagrin secret d’enfants, même sur-gâtés, parce que c’est Noël avec Maman sans Papa, (ou vice-versa) ?  De prendre en compte la tristesse de proches marginalisés par la distance ou des fractures familiales, dont la participation se réduit à l’envoi d‘un colis ou d’un chèque ?  Penserons-nous à leur offrir, au moins, une écoute qui allège leur peine ? Et que répondre aux absents de la fête : à tous ceux qui - pour des raisons aussi diverses qu’eux -  murmurent, en s’excusant presque de ne pas participer à la liesse générale : « je n’aime pas Noël. . . », afin qu’ils continuent à se sentir reliés à nous ?

AU-DELÀ DE LA CRÈCHE, LA MESSE DE MINUIT,  LE MESSAGE DE NOËL reste t-il audible ? visible ? sensible ?

On ne sait pas grand-chose de la naissance de Jésus. Seule certitude : il a accepté de s’incarner, par amour pour nous. Il serait né, enfant de pauvre, dans une grotte de Bethléem (dit-on) il y a 2000 ans environ. L’année précise nous est inconnue : au Moyen-Âge, le moine Denys le Petit s’est trompé dans ses calculs, faisant débuter notre ère avec quelques années de retard. Quant à connaître le jour exact !... Au IV° siècle, l’empereur Constantin a fixé la date de Noël au 25 décembre. Il s’agissait de faire pièce à la fête de Mithra, dieu oriental romanisé, associé au soleil et à la lumière, et des libations païennes qui en découlaient. Le symbole convenait à merveille, la lumière renaissante au solstice d’hiver, coïncidant avec la naissance d’un Messie. Va-t-on en conclure que ce choix et ces arrangements ne sont plus d’actualité, et retourner à nos préoccupations de cadeaux-vins fins-strass-et-paillettes, et à nos cartons d’invitation ? Tout au contraire, car, et c’est l’ironie de l’histoire, comment ne pas remarquer que, aujourd’hui, d’autres  libations païennes étouffent le sens de Noël sous le poids de notre société de consommation ? UN TRÉSOR EST LÀ TOUT PRÈS, À PORTÉE DE CŒUR : RETROUVONS L’ESPRIT DE NOEL ! Il est tapi  en nous : chacun ressent peu ou prou le besoin de remettre sa maison intérieure en ordre (le temps de l’Avent est là pour ça) alors que brille déjà au loin le phare de Noël. Pour le retrouver, il suffit souvent de revenir à l’enfant que nous étions. Est-ce pour cela que, abandonnant nos rigidités, c’est l’époque où nous nous sentons les plus prêts à retrouver le lien avec ceux dont nous nous sommes éloignés. Et, quand il le faut, à « pardonner » ? Cet esprit de Noël existe aussi dans l’inconscient collectif : Toute une littérature de saison, où les méchants - égoïstes, escrocs, tourmenteurs ou avares - touchés par la grâce en la Nuit de la Nativité, s’ouvrent enfin à l’amour de leurs semblables, et réparent le mal qu’ils ont fait. Et nous voyons bien aussi combien les médias sont friands d’histoires merveilleuses, avides de les  rapporter chaque année à grand renfort d’annonce, sous le titre «  petit miracle de Noël » ! Cette année, décidons de faire un effort particulier pour retrouver cet esprit de Noël qui donne envie de croire à un monde meilleur en étant meilleur soi-même. La voie à suivre nous est donnée, lumineuse et simple, dans cet Hymne de Noël  de N.Berthet :  

QUI PEUT ME DIRE

Qui peut me dire Où Jésus le Christ est né ?

Vois, Jésus prend naissance Où l’homme commence D’ouvrir son cœur et ses mains Oui, là Jésus prend naissance

Qui peut me dire le jour Où Jésus le Christ est né ?

Vois Jésus prend naissance où l’homme commence D’ouvrir son cœur et ses mains Alors Jésus prend naissance

Qui peut me dire pourquoi Jésus le Seigneur est né

Vois, Jésus prend naissance Pour toi qui commences À ouvrir ton cœur et tes mains Pour changer la vie de tes frères

Pour toi, Jésus prend naissance

-Prière du temps présent-

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