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La Vie, en rose !

Mireille COLLET
© CC0 Creative Commons

Dimanche 11 mars 2018 – 4e dimanche du Carême :dimanche de Laetare – 2 Ch 36, 14-16.19-23– Ps 136 (137), 1-2, 3, 4-5, 6 Ep 2, 4-10 Jn 3, 14-21

Chouette, ce dimanche, comme dans la chanson, on voit la vie en rose. Dimanche de réjouissance et ornements roses !

On nous souhaite depuis longtemps un “bon carême” ; alors que ce temps de jeûne, de prière, de partage, qui n’est pas spécialement un appel aux réjouissances, en ce jour nous voici, enfin, munis, équipés, de clés pour comprendre.

Les textes nous disent bien que : « Dieu a envoyé son fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que par lui, le monde soit sauvé. » Sauver avant que de juger, voilà qui est sacrément libérant !

Nous sommes donc crédités de « bonne foi » dans nos actions, quotidiennes ou exceptionnelles. Alors, nous pouvons faire confiance, nous abandonner à ce/ceux/celles qui nous aide(nt) à discerner et aller de l’avant, ne pas être des chrétiens mous, seulement attachés à la lettre, à la règle, être innovants, inventifs dans notre manière de vivre notre foi, de transmettre la Bonne Nouvelle à nos contemporains.

Il y a vraiment de quoi se réjouir !

Évidemment, cela implique de ne pas être nous-mêmes « jugeants ». Donc, obligation de bienveillance, de postuler la bonne foi de ceux qui ne pensent ou n’agissent pas comme nous. Pour autant, tout n’est pas bon, tout n’est pas acceptable ; ce sont les personnes que nous n’avons pas à juger, et non pas telle ou telle action, avancée technologique ou sociologique – les débats actuels sur la bioéthique nous rappellent que le chrétien doit se positionner (mais après un effort personnel d’information et de formation !).

Cette obligation de témoigner et de transmettre, n’est-elle pas au cœur du psalmiste : « Je veux que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir » ? Comme aussi le fait de s’astreindre à discerner les signes, messages venus d’en haut, à identifier miracles et petites théophanies quotidiennes, tous ces « clins Dieu » à signifier à notre entourage parfois morose, défaitiste voir complotiste. « Le Seigneur, le Dieu de leurs pères, sans attendre et sans se lasser, leur envoyait des messagers, car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure. »

Oui, à cette moitié du gué, sur notre chemin vers Pâques, nous avons vraiment de quoi nous réjouir. Nous repartons, ce dimanche, avec une certitude, celle de ne pas être d’abord jugés, et avec les moyens de la mettre en action auprès de nos contemporains.

« Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu ».

Il ne nous reste donc plus qu’à marcher avec entrain, joie et détermination vers la lumière de Pâques. Bonne semaine.
 

Mireille Collet

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