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Petite annonce ou gros titre ? « Il vient ! »

Sylvie TAMARELLE
© CC0 Creative Commons

Dimanche 10 décembre 2017 – 2e dimanche de l’Avent – Mc 1, 1-8

En scrutant le début de l’évangile de ce 2e dimanche de l’Avent, en Marc 1,1-8, j’ai eu l’impression, déformation professionnelle oblige, de lire un « abstract », vous savez ces résumés d’article scientifique qui se concluent par des mots clés.

Marc l’évangéliste plante le décor de son intervention : « Commencement / de l’évangile / de Jésus / Christ, / fils de Dieu. / »

Nous sommes au commencement : ce moment rêvé où s’ouvrent tous les possibles, ce moment qui nous renvoie au début de la création du monde, où Dieu façonne l'humanité. Mais quel est ce nouveau début ?

Marc résume en quelques mots ce qui fait le cœur de son évangile : témoigner que l’homme Jésus est bien le Christ, le messie libérateur attendu et annoncé par les écritures bibliques et que sa venue peut être bonne nouvelle pour tout homme : fils de Dieu, il nous révèle son Père et fait de nous ses frères.

Nous sommes dans ce temps de l’annonce, dans l’avent, et Marc nous entraîne déjà vers la fin de son évangile. À l’heure de la mort de Jésus sur la croix, l’officier romain présent professe sa découverte, intime et personnelle : «  En vérité, cet homme était fils de Dieu. » Par sa bouche de païen et d’occupant romain il annonce, comme à son insu, la dimension universelle de la mission de Jésus.

Marc poursuit sa démonstration : voilà, dit-il à ses contemporains, les Écritures l’annonçaient, rappelez-vous les paroles d’Isaïe le prophète. Ou plutôt, les Écritures annonçaient la venue d’un messager de Dieu. Et celui qui apparaît, c’est Jean le Baptiste que vous connaissez ! Et voilà que Jean, reconnu comme celui qui rend droits les sentiers en proposant une conversion, un pardon des péchés à travers le rite du baptême dans les eaux du Jourdain, devient à son tour celui qui annonce la venue du Christ.

Cette annonce, en écho successifs parcourt l’espace-temps des hommes, promesse qui imprègne une histoire, devenue sainte par la venue même de Dieu et qui se réalise enfin : « Il vient ! »

Jésus n’est pas encore nommé, il est esquissé, entraperçu : « Voici venir derrière moi celui qui est… », révélé à travers sa mission divine : « Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. » Jean le Baptiste, en peu de mots, professe son intime conviction. Ces mots simples disent à la fois la différence et la proximité : « Il est plus grand que moi… je ne suis pas digne de délier ses sandales. »

Mais en quoi Jean-Baptiste, au centre de ce passage d’évangile, peut-il être un chemin pour nous dans ce temps de l’avent ? Comme lui, irons-nous nous retirer au désert, loin du brouhaha de nos vies, parler au Seigneur, cœur à cœur ? Coupés du superflu, arrêtons la course à l’avoir, pour goûter la puissance de cette promesse : il vient !

Et comment, à notre tour, nous inscrire dans cette histoire de porteurs de bonne nouvelle ? Cherchons les mots simples qui disent notre intimité avec Jésus Christ... et surtout partageons-les!

Alors, petite annonce ou gros titre, « Il vient ! »
 

Sylvie Tamarelle

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