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L'Appel des Cent

CMR
© Jacques Joseph

APPEL DES CENT

Nous, prêtres, religieux –ses, et diacres, soutenons le projet lancé par les CMR (Chrétiens en Monde Rural), la CCBF (Conférence Catholique des Baptisé-e-s Francophones) et les Fiches Dominicales.

Le projet encourage les Assemblées dominicales de la Parole par des communautés locales, en particulier dans le milieu rural. Il nous paraît absolument essentiel pour l’avenir de l’Eglise et le maintien d’un tissu ecclésial que ces communautés se maintiennent et célèbrent le Christ ressuscité présent dans sa Parole qui nous fait vivre.

Regardons la réalité en face : devant la diminution inexorable du nombre de prêtres, il y a urgence ! Nous souhaitons utiliser les années qui nous restent pour encourager et aider par tous les moyens possibles, avant qu’il ne soit trop tard, ces communautés locales à se maintenir et se réunir pour célébrer le Dimanche autour de la Parole du Christ ressuscité. C’est notre devoir de pasteurs de préparer dès aujourd’hui le maintien d’une présence et vie chrétienne.

Une communauté chrétienne ne peut vivre sans eucharistie. Mais encourager les fidèles à se rendre chaque dimanche dans un bourg voisin pour participer aux célébrations eucharistiques n’apparaît pas comme une solution à long terme. Cette solution ne peut être une norme absolue. On risque à terme d’accélérer le délitement des communautés locales. Et comment les habitants d’un village comprendront-ils que le Christ est vivant si, le dimanche, il n’existe plus de signe donné du rassemblement, même modeste, dans l’église ?

Si vous êtes d’accord pour soutenir cet appel, envoyez un mail avec votre nom et vos coordonnées à Michel Bouvard :

michel.bouvard@baptises.fr

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Commentaires
Bouteloup Annie

ADAP années 1990, oui ! Préparées avec foi et joie ! Aujourd'hui, rejetées ! Dommage !

claudine.onfray_5829

Oui il y a urgence !!!

dr bernard onfray

Une urgence à moins que l'on ne mise sur une absence de croyants !

de-guibert.mich...

Plutôt que de remettre en vigueur les ADAP, ne vaudrait-il pas mieux mettre à l'honneur la Liturgie des Heures ?

condillac

Bravo ! les églises se vident et au mieux arrivent tant bien que mal à maintenir un taux de remplissage voisin de 10% avec les vêpres, les laudes, none et sixte on les remplira, fallait y penser !
L'imagination est au pouvoir !

Visiteur

Vous n'avez rien compris à mon propos, condillac, votre réaction est dérisoire...
Il ne s'agit pas de "remplir" les églises, mais de permettre aux communautés locales de prier ensemble en l'absence de prêtres sans que la présence d’une eucharistie soit au centre des discussions, voire des polémiques.
Je vous rappelle que le Concile Vatican II a voulu rendre aux laïcs la possibilité de célébrer la liturgie des heures, et en l'occurrence je pense uniquement aux "grandes" heures, laudes et vêpres (nous ne sommes pas des moines), ou même uniquement l'un des deux offices, et même uniquement le dimanche.
C'est une ouverture possible pour faire exister des communautés chrétiennes vivantes.
On peut même "imaginer" des offices simplifiés !

Visiteur

Je ne sais pourquoi mon commentaire apparaît avec la mention "VISITEUR"... J'avais signé de mon nom, comme je fais habituellement !

Visiteur

Vous n'avez rien compris à mon propos, condillac, votre réaction est dérisoire...
Il ne s'agit pas de "remplir" les églises, mais de permettre aux communautés locales de prier ensemble en l'absence de prêtres sans que la présence d’une eucharistie soit au centre des discussions, voire des polémiques.
Je vous rappelle que le Concile Vatican II a voulu rendre aux laïcs la possibilité de célébrer la liturgie des heures, et en l'occurrence je pense uniquement aux "grandes" heures, laudes et vêpres (nous ne sommes pas des moines), ou même uniquement l'un des deux offices, et même uniquement le dimanche.
C'est une ouverture possible pour faire exister des communautés chrétiennes vivantes.
On peut même "imaginer" des offices simplifiés !

Sébastien

Mon déroulé est un peu long, mais il suit une logique :

Tous les problèmes de vocation, d'organisation et de fréquentation découlent d'un même soucis : les gens impliqués dans la vie de leurs communautés doivent laisser place aux jeunes. En converti que je suis, trentenaire, c'est un problème que je remarque souvent : des personnes n'assurent plus ou mal leur engagement, mais s'y accrochent et ne veulent pas se faire aider ou passer le relai à quelqu'un. Ou encore, le refus du changement, comme accepter une autre organisation de la liturgie, de la communication de la paroisse, passer sur un nouvel outil web pour le site Internet, et j'en passe. En somme, se faire violence et se sortir les doigts du cul pour sortir de notre zone de confort, pardonnez moi l'expression.

Car c'est bien de ça qu'il s'agit. Je ne parle pas de théologie, du sens liturgique de la messe ou des positions de l'Eglise : je m'y intéresse de près et ce sont des choses que j'approuve totalement. Je parle de l'engagement et de la façon d'assurer celui-ci en paroisse, en communauté, etc.

L'Eglise catholique véhicule une image poussièreuse, ce n'est pas sans raisons. Et sans aller jusqu'à en faire des modèles, il suffit de voir comment la jeunesse est active dans certains courants protestant pour nous interroger.

Face à cette interrogation, l'une des réponses les plus importantes d'après moi, c'est la formation des chrétiens : les catholiques sont peu formés à leur propre religion, contrairement aux protestants. Et je le sais bien, car avant ma conversion j'ai longtemps été un anti-clérical ! Tandis que j'ai fait ma communion voilà bientôt deux ans, je me suis vu, à ma grande surprise, trop souvent en savoir plus que des croyants par tradition. Ce ne devrait pas être le cas.

Ainsi, un croyant formé sait que la messe est une convocation à la Pâque du Christ et ce qu'elle représente. Que s'il y a un moment à ne pas louper, c'est la messe dominicale, sauf si c'est pour aller aider son prochain. Le fait que beaucoup quittent systématiquement l'église une fois le Corps du Christ reçu est une preuve de plus de leur méconnaissance de leur propre religion. Nous avons une religion passionnante, belle, remplie d'intelligence, et me rendre chaque Dimanche écouter et réfléchir aux textes, recevoir l'Eucharistie, c'est un rendez-vous de joie, d'allégresse. Si les catholiques en avaient conscience, faire 2 km, 5 km ou 10 km ne serait pas un problème pour la plupart d'entre eux. Et le co-voiturage, ça s'organise !

Je me pose un peu en donneur de leçon, mais soyez assuré de la bienveillance de mon message. Alors que nous avons déjà du mal à trouver des bénévoles pour assurer l'office du Dimanche, je ne suis pas certains que le problème sera résolu par votre proposition. Le problème est à prendre bien en amont, et le plus tôt possible : comme le dit un ami prêtre, il manque deux génération dans l'Eglise en France. Si bien qu'à un moment donné, c'est bel et bien aux jeunes qu'il faudra passer le relai pour combler ce manque. Et ce ne pourra pas être bien fait si ce n'est pas préparé à l'avance.

Fraternellement

Georges Heichelbech

C'est une évidence qu'il faille soutenir cet appel. Pour gérer la pénurie de prêtres, on a fait des regroupements en communautés de paroisses et dans certains endroits un prêtre est responsable d'une cinquantaine de paroisses. Cela est une catastrophe du point de vue pastoral. Cela a fait considérablement diminuer la pratique religieuse. Mais on préfère gérer la pénurie jusqu'au suicide collectif, plutôt que de réfléchir d'une façon un peu plus courageuse sur les ministères. Et que signifie cette attitude timorée de considérer comme une avancée considérable d'envisager le diaconat des femmes, si des hommes dans leur grande mansuétude daignent le leur accorder. Il faut encore aller beaucoup plus loin que cet appel et envisager que des laïcs, hommes et femmes, mandatés par l'évêque, puissent présider une eucharistie. Mais la hiérarchie de l'Eglise et beaucoup de fidèles sont encore à mille lieux d'envisager cette possibilité. Puisse la célébration du 500e anniversaire de la Réforme en inspirer certains, car l'Eglise catholique a elle aussi besoin d'une façon urgente d'un sérieux dépoussiérage. Ce n’est pas une coquetterie mais une nécessité absolue pour sa survie.

de-guibert.mich...

Le cléricalisme des laïcs est souvent bien pire que le cléricalisme des clercs !

Georges Heichelbech

Bien qu'il y ait du vrai dans ce que vous dites, c'est une façon de botter en touche et d'esquiver le problème. Même les évêques réunis à Lourdes s'en préoccupent, mais ne pourront pas prendre de décision puisqu'ils ont fait serment d'allégeance au Pape et on a vu ce qu'il est advenu de ceux qui osaient soutenir le sacerdoce des femmes et ces dernier jours a été publié un article qui disait que depuis 2000 le nombre de séminaristes a diminué d'un tiers et les évêques n'hésitent pas à faire appel à la communauté St Martin pour palier au déficit de prêtres. Est-ce cela l'avenir de l'Eglise?

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