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Je soutiens le pape François !

CCBF
http://korea.net : Korean Culture and Information Service (Jeon Han) [CC-BY-SA-2.0], via Wikimedia Commons

Nous, hommes et femmes de bonne volonté, croyants ou non, sensibles à la grande humanité du pape François, à son souci de la dignité de tous, à son refus de l’exclusion.

Nous, solidaires de ceux et celles qui connaissent des situations familiales de rupture, de souffrance, de renaissance, nous partageons l’appel du pape pour que l’on « entende le cri du peuple de Dieu » et que l’on ne « charge pas les épaules des gens de fardeaux insupportables".

Nous appuyons l’action du pape en faveur de la famille, de toutes les familles. Elles sont, selon ses mots, une « école d’humanité sans pareille. »

Nous soutenons son appel pressant en faveur d’une évolution du regard et des dispositions de l’Église envers les familles.

Nous l’assurons de notre reconnaissance et de notre soutien fraternels.

Ecouter ou télécharger l'interview d'Anne SOUPA sur RTL le 6 octobre

Ecouter l'entretien avec Mgr Kasper

 

Commentaires
Anonyme

Je signe d'autant plus volontiers que, dans mon diocese (Aix et Arles), il n'y a pas beaucoup de bruit autour de ce synode. Comme si c'était dangereux! J'ajoute que je me sens très proche des propos de Mgr BONNY.

Laurent

L'institution catholique a toujours recommandé d' accueillir toutes les familles, y compris les familles "non traditionnelles".
Mais l'accueil s'arrête aux portes des sacrements ou de la communion et ces familles restent dehors.
Le vrai changement serai d'ouvrir l'accès aux sacrements et à la communion à tous sans condition de situation de famille.
Je ne suis pas certain que le Pape soit prêt à ce changement.
Je demande à convaincu.
Laurent.

Claudine ONFRAY

Et si un certain nombre de baptisés pratiquants avaient ce courage ? l'improbable deviendrait peut-être l'évidence?

http://communionpourtous.com/

Anonyme

l'eglise ne m'a pas ordonné parce que jesuis gay, j'ai divorcé ensuite a la demande ma femme et maintenant je vis avec un homme !!! toutes les raisons de ne pas étre un bon catho !!!!Francois persuade tes cardinaux et tes eveques que malgre toutes ces casseroles je soit reconnu comme croyant

Laurent

Il faut s'affranchir de la reconnaissance de l'institution catholique. Seul les proches ou les baptisés qui t'entourent peuvent te reconnaître croyant tel que tu es et à mes yeux, cette reconnaissance est nettement plus estimable. L'institution catholique peut se tromper car l'homme peut se tromper même s'il est prêtre, évêque ou cardinal. Bon courage. Laurent.

Jean-Christian Hervé

L'essentiel est que tu sois reconnu par Celui dont l'Amour est inconditionnel; Lui seul a à en juger...mais notre Église(sa hiérarchie cléricale)est encore trop présomptueuse et fait la sourde oreille aux injonctions de François...
Continue à aimer en vérité et sois en paix!
J-C

chab83136

Nous sommes nombreux, comme Toi ! L'important n'est pas d'être un "bon catho" mais de vivre en accord avec notre conscience que nous tâchons chaque jour d'éclairer par la Parole de Dieu. Je tâche de vivre chaque jour en accord avec l'Amour du Christ, Jésus, avec mon compagnon, mes proches (mes anciens confrères, mon ancienne conjointe, mes enfants, mes petits-enfants, ceux que je cotoie ou que j'ai cotoyés) et même si c'est difficile de cotoyer certains "bons cathos" qui me rejettent ainsi que tous les miens !...

BAIZET-BOYRIES ...

Je soutiens l'engagement du Pape François en faveur d'une ouverture de l'Eglise à ceux qui ont connu des parcours familiaux difficiles, ils ne doivent pas être exclus de la communauté des chrétiens.

Christine

Que la voix des femmes donne à ce synode sur la famille une sensibilité humaine indispensable pour que l'Eglise soit proche de toutes celles et de tous ceux qui forment le peuple de Dieu !
Je porte notamment la voix de plusieurs de mes amies d'une équipe ACF très préoccupée d'équité et d'amour universel

Christian DELORME

Ce qui se passe autour de ce "synode de la famille" est vraiment très étrange. Le coup de force des cardinaux ( et non des moindres! ) qui refusent l'évolution de la discipline de l'Eglise en ce qui concerne l'accueil des divorcés remariés à la Table eucharistique, et qui ont par avance déclaré qu'on ne pouvait rien changer, est tout à fait sidérant puisqu'il tend manifestement à contrarier l'esprit pastoral du pape François. La position de ceux-ci et celle de ceux qui les soutiennent s'appuient, selon ce que je lis et entends, sur une lecture fondamentaliste et, surtout, anachronique de l'Evangile. Affirmer que l'indissolubilité du mariage chrétien a été instituée par le Christ lui-même m'apparaît une construction idéologique insoutenable. A l'époque du Christ, le mariage juif n'était en rien comparable à ce qui est devenu le mariage-sacrement de l'Eglise à partir surtout du Moyen Age occidental, et je conçois mal comment Jésus aurait pu sacraliser par avance une institution juridique et culturelle qui ne surgirait que plus tard. Assimiler la répudiation juive ancienne au divorce moderne ne me parait pas, non plus, respectueux de toute une évolution du droit où les législateurs modernes ont eu le souci de respecter les droits et les intérêts des différentes parties en présence ( conjoints et enfants ), ce qui n'était pas le cas de la répudiation. De surcroît, il ne me semble pas cohérent avec l'ensemble du message chrétien, que le Christ Jésus ait pu vouloir enfermer dans un malheur sans fin des personnes qui se sont trompées dans le choix de leur conjoint, ou qui ont mal préjugé de leur capacité à durer dans telle relation de couple. Pendant des siècles, l'Eglise a d'ailleurs considéré comme valides au plan sacramentel des mariages où il n'y avait pas eu, pourtant, de réels consentements des deux intéressés ( pendant des siècles les mariages ont été arrangés par les familles ). De nos jours, en France, la majorité des mariages que nous célébrons nous mettent en présence de personnes peu christianisées ou déchristianisées, qui ont du mal à adhérer à la doctrine chrétienne, et qui sont bien loin de comprendre ce qu'est profondément "l'indissolubilité". Si nous étions cohérents avec la doctrine stricte de l'Eglise catholique, nous devrions renoncer à célébrer les trois quarts des mariages que nous présidons. Dans tout ce contexte, il importe que tout le peuple chrétien se fasse entendre et que l'on reste toujours attentifs aux situations humaines concrètes des gens ( sinon on est dans l'idéologie ). Mais il faut être conscient, aussi, de la difficulté qu'il y a à penser une doctrine théologique et juridique du mariage qui ait une portée universelle, alors que que nous vivons des situations humaines extrêmement différentes selon que l'on vit en Europe Occidentale ou en Afrique Noire. Invoquons largement l'Esprit Saint, pour nous-mêmes et pour les acteurs du synode! Christian Delorme ( prêtre du diocèse de Lyon ).

sylviane illig

Mariée depuis 38 ans et luttant pour maintenir cet engagement depuis 37 ! et en dépit de l'infidélité de mon époux depuis 15 mois, je suis profondément choquée par le propos de C. Delorme : " De surcroît, il ne me semble pas cohérent avec l'ensemble du message chrétien, que le Christ Jésus ait pu vouloir enfermer dans un malheur sans fin des personnes qui se sont trompées dans le choix de leur conjoint, ou qui ont mal préjugé de leur capacité à durer dans telle relation de couple".

Que l'on ne prive pas le divorcé et surtout le conjoint d'un divorcé de tous les sacrements me parait une évidence de charité et miséricorde mais que l'on valide le divorce surtout pour ces motifs, NON. Sinon le mariage devient une mascarade et autant remplacer la promesse d'être fidèle tout au long de la vie dans les épreuves comme dans les joies par : TAnt que j'aurai envie de t'aimer ! Autant il existe des situations de couples dramatiques autant bien souvent il ne s'agit que d'une convenance personnelle mettant surtout en avant l'égoïsme de l'intéressé... n'oublions jamais la meurtrissure faite aux enfants face à toute séparation ; il ne me semble vraiment pas opportun pour leur bien de se montrer trop tolérant face à un divorce car pour le coup, cela va être une explosion de la famille, chacun se sentant autorisé à laisser libre cours à ses envies. Evidemment qu'il est toujours plus exaltant, du moins pour un temps, de tomber amoureux plutôt que de suivre le chemin ardu de la fidélité...

Christine PEDOTTI

@Sylviane,
Je comprends bien la situation douloureuse qui est la vôtre et je vous approuve de vouloir tenir et faire confiance même dans l'épreuve.
Cependant, je ne crois pas une seconde qu'une modification dans les règles qui sont jusqu'alors en vigueur à propos du divorce dans l'Église catholique ait pour conséquence "une explosion de la famille". Les gens divorcent, pour de bonnes ou de mauvaises raisons mais je ne crois pas que les règles de l'Église les retiennent. En revanche, les règles intransigeantes, qui ne font aucune nuance selon les situations sont des contre-témoignages violents, ne serait-ce qu'auprès des enfants qui s'ils sont élevés chrétiennement ne comprennent pas - je connais le cas - pourquoi leurs parents quoique divorcés aient réussi à se pardonner mais ne puissent pas être pardonné en Église et soient interdits de sacrements.

Granger Odile

merci pour cette mise au point sur les règles du mariage qui n'ont pris forme qu'au Moyen Age et pour des raisons largement économiques comme le célibat des prêtres..... Peut-on se dire disciple du Christ sans essayer d'avoir un regard de compassion envers ceux et celles qui vivent un rejet de la part de l'Eglise au prétexte qu'ils ne sont pas conformes ? ?. . ..
Il m'a été très difficile d'avoir accès à l'enquête préparatoire au synode, le diocèse d'Aix et Arles n'ayant pas diffusé dans les paroisses. Merci à CCBF.

Pierre M RASTOIN

Je suis bien d'accord avec toi, Christian, le drame c'est qu'on utilise "littéralement" et hors de leur contexte ces textes anciens, en l’occurrence Ephésiens ch.5, cette lettre deutero-paulinienne de la fin du 1er siècle. Veut-on appliquer aujourd'hui la totalité des versets 21 à 33, dont la plupart feront bondir nos soeurs :
"Par respect pour le Christ, soyez soumis les uns aux autres ; les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ; car, pour la femme, le mari est la tête, tout comme, pour l'Église, le Christ est la tête, lui qui est le Sauveur de son corps. Eh bien ! si l'Église se soumet au Christ, qu'il en soit toujours de même pour les femmes à l'égard de leur mari. Vous, les hommes, aimez votre femme à l'exemple du Christ : il a aimé l'Église, il s'est livré pour elle ; il voulait la rendre sainte en la purifiant par le bain du baptême et la Parole de vie ; il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni aucun défaut ; il la voulait sainte et irréprochable. C'est comme cela que le mari doit aimer sa femme : comme son propre corps. Celui qui aime sa femme s'aime soi-même. Jamais personne n'a méprisé son propre corps : au contraire, on le nourrit, on en prend soin. C'est ce que fait le Christ pour l'Église, parce que nous sommes les membres de son corps. Comme dit l'Écriture : A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. Ce mystère est grand : je le dis en pensant au Christ et à l'Église. Pour en revenir à vous, chacun doit aimer sa propre femme comme lui-même, et la femme doit avoir du respect pour son mari.
Attention de ne pas faire, entre nous chrétiens, ce que nous reprochons à juste titre aux musulmans fondamentalistes.

nicolle carré

Chers amis,

non je ne signerai pas cette pétition et j'aimerais que vous entendiez pourquoi.
Elle se présente comme un soutien au pape François. Je ne crois pas, en le lisant, qu'il veuille de ce genre de soutien. Il insiste pour que nous nous écoutions les uns les autres tout en parlant clairement et humblement sans préjuger de ce qui est bon. Il s'agit, pour nous tous, d'aller plus loin que ce que nous estimons bon. En cela, notre cher pape François suit l'Evangile. Il ne s'agit pas de gagner un combat contre les gens bornés dans l'Eglise, il s'agit d'avancer les uns avec les autres ; c'est difficile, exigeant et cela demande notre conversion, pas seulement celle de ceux qui se cramponnent à la doctrine comme à une idéologie.
Oui à la miséricorde. Elle est les entrailles de Dieu mais comme le chante le Psaume amour et vérité s'avancent ensemble. J'aimerais que nous réfléchissions beaucoup plus en amont que nous ne le faisons souvent et que nous réfléchissions de façon priante, en ouverture à l'Esprit-Saint qui nous est donné en abondance et qui, lui, sait ce qui est bon. J'aimerais que nous réfléchissions à partir de ce qu'est tout sacrement... : Dieu qui vient vivre dans le cœur de l'homme au cœur de situations bien concrètes.
Que diriez-vous si nous priions en abondance à la place de pétitionner ?
Nicolle Carré

Anne SOUPA

Chère Nicolle (si vous êtes la Nicolle Carré qui a écrit pour Biblia, il y a des lunes, je peux vous appeler ainsi), je voudrais essayer de vous expliquer pourquoi je ne suis pas de votre avis. Je suis d’abord heurtée que vous opposiez pétition et prière. Que savez-vous de la prière de ceux qui pétitionnent ? Pour moi, action et spiritualité ne s’opposent pas. Elles se répondent. Je crois même que mystique et politique ont quelque chose à voir ensemble. La politique peut avoir une dimension mystique, en tous cas, je revendique que la spiritualité n’est pas réservée au cloître. L’Église, c’est le Corps du Christ. Nous avons l’impérieux devoir de donner au Corps que nous constituons les moyens de vivre. Un corps, ça vit de mille et une manières, toutes se tiennent, toutes sont nécessaires, et toutes disent quelque chose du corps. Notre appel est une parole, parmi d’autres, du Corps du Christ. Une parole rare et à saluer, car le peuple n’a quasiment jamais l’occasion de parler, et comme il n’est pas invité au synode, il est obligé de parler autrement, de loin, sinon, il étouffe. Une parole de solidarité, une parole qui veut dénouer les manœuvres étouffantes qui menacent le Corps. Qui ne voit que le culte de la Loi est la pathologie du moment, la nouvelle idole, et qu’elle peut faire mourir le Corps ? Je crains qu’en déniant l’utilité de cet appel, vous ne risquiez de ruiner le débat, et même la parole. Demander d’écouter à ceux qui jamais n’ont la parole, n’est-ce pas une souffrance de plus ? Au nom de quoi se l’infliger ? De la nécessaire conversion ? Oui, la conversion fait partie des actes qui font vivre le Corps. Mais là, sur la question de l’accès aux sacrements des divorcés remariés, que signifie-t-elle ? Que nous devrions envisager d’être « contre » ? S’il s’agissait d’une divergence profonde sur les manières de croire, je comprendrais que nous devions nous convertir à la pensée de l’autre, mais là, ne soyons pas dupes, c’est un simple enjeu de pouvoir intra ecclésial. Pour un homme de pouvoir, le pouvoir d’interdire est un gage de puissance ; il n’y renoncera pas facilement. Il suffit d’ouvrir l’Évangile pour retrouver ce type humain, face à Jésus. Ce sont ceux qui acquittaient la dîme et le fenouil et chargeaient les gens de fardeaux impossibles. Oui, le pape a besoin de soutien, de toutes sortes de soutiens, de parole, de foi, d’engagements concrets, de tout cela.

MARTIN

L'interdit est un attribut du pouvoir écrivez-vous. Je suis d'accord avec vous. Sauf que le contournement de l'interdit dans le peuple est si massif qu'il exige peut-être aussi une tentative de "reprise en main", une tentative pour ressaisir un "pouvoir" en échappement total. Est-ce que vous ne plaidez pas ici la souffrance des sans voix pour épauler une politique disciplinaire du peuple par la technostructure cléricale ? La Relatio du C. Endo, disponible maintenant sur le site du Vatican, confirme-t-elle vos espoirs ?

Monique Duriez

Oui, remettre toujours en premier ce que nous dit l'Evangile avant le fonctionnement de l'institution.

Hubert

Chère Nicole, qu'est-ce que prier sinon tenter de rejoindre le point de vue du Christ ? Je soutiens le pape François parce qu'il m'y aide comme jamais et qu'il a beaucoup d'ennemis à cause de cela même. Qu'est-ce qu'une malheureuse signature ? Ayons au moins ce micro-courage. En face, ils n'hésitent pas, eux, à instrumentaliser leur religion au profit de causes disons peu évangéliques et peu pacifiques. Jadis, notre Seigneur (notre modèle), a été calomnié puis exécuté par les pouvoirs de Son époque. Cette fois, soutenons Ses émules aussi clairs et courageux (comme l'ont été les martyrs, Mgr Helder Camara, Mgr Riobé, Mgr Romero, Mgr Gaillot). C'est trop souvent aux oppresseurs que nous réservons notre mansuétude. Or "Bienheureux serez-vous lorsque l'on dira toutes choses de choses horribles sur vous à cause de moi". Ne lâchons donc pas ce fidèle-en-chef-là. Déjà sa parole ré-attire d'anciens talas éloignés par des tas d'insensibilités d'Église. Je sens un frémissement chez tous et même du bonheur chez les petites gens. Pas vous ? Aidez-y, je vous en prie.
Mon avis ne vous a pas trop brutalisée ?
Fraternellement.
yves

dominiquebargiarelli

"En face ils n'hésitent pas ,eux ,à instrumentaliser..." et qui sont donc ces gens d'en face, comme vous dîtes si bien,si ce n'est des frères en Christ et ce même si vous ^êtes à l'opposé de leurs opinions.
Par ailleurs,on peut bien sûr avoir les cheveux qui se dressent sur la tête à la lecture de Saint Paul et de certains de ses propos sur le mariage,c'est certain.Mais ce qu'a dit le Christ est-ce à mettre à la poubelle?
pour ma part je serais partisan que l'Eglise catholique adopte la position de nos frères orthodoxes en ce qui concerne les divorcés-remariés,mais sur un plan pratique je ne vois pas concrêtement comment on pourrait imposer un temps de pénitence ,et donc d'abstinence eucharistique aux divorcés-remariés désirant se remarier.Nos frères orthodoxes n'ont pas les mêmes difficultés car chez eux il n'est pas question d'aller communier avec presque la dernière bouchée de pain dans la bouche
et une confession remontant à des temps quasi-immémoriaux.
Mais voilà que je parle de "pénitence"...attendons la suite

Christine PEDOTTI

Allons, allons, ne nous cachons pas derrière notre petit doigt. Il y a bien des gens "en face" pour qui la religion est affaire de pouvoir, d'emprise sur les reins et les coeurs, synonyme d'un ordre social et moral dont ils sont les bénéficiaires, non pas "au ciel", mais ici même. Et il y a de la jouissance à contrôler, à juger, arbitrer, même s'il n'y pas de bénéfice financier.

dominiquebargiarelli

Parfaitement d'accord avec vous Christine,il y a effectivement des gens peu recommandables mais sommes nous donc tous purs nous -mêmes ,formons -nous tous le corps des gens impeccables qui ne sauraient frayer avec "ces gens-là"?

Christine PEDOTTI

Dominique, il n'est pas nécessaire d'être pur ou parfait pour se garder du mauvais et combattre ceux qui détournent et instrumentalisent la religion à leur bénéfice. Je vais même être très précise; j'ai des ennemis, je ne les connais pas, ils ne me connaissent pas, ils m'insultent, je ne les insultent pas, je les combats.

Jean-Pierre

Dominique, seriez-vous naïfs?! Tapez "Terre et Famille" sur votre clavier, vous verrez derrière: "racines féodales chrétiennes", Robert Brasillach, Béatrice Bourges, Soral, Dieudonné, ... Des personnes qui ont un bagage solide et qui portent des idéologies racistes et de peur sont appelées à devenir frère ou sœurs, mais cela s'arrête là, ... et surtout s'ils se griment en bons cathos qui organisent des chapelets et critiquent les décos noël de villages sans réminiscences chrétiennes. Il faut cesser de répandre du chloroforme.

dominiquebargiarelli

Jean Pierre, considérer que les gens qui ne sont pas en accord avec vos conceptions ou certaines d'entre elles sont bien évidemment adhérents de "Terre et Famille" n'est-ce pas aller un peu vite en besogne?

alain de brabant

Je soutiens notre Pape François car le Christ et l'Evangile est au centre de sa prédication. L'Eglise a souvent mis la Loi au-dessus de la Bonne nouvelle et de la Grâce. Elle en oubliait la Miséricorde. Cela ne veut pas dire qu'une nouvelle union bâtie sur une injustice doit être validée par l'Eglise. Mais il y a beaucoup de situations difficiles qui demandent à ce que la communauté ecclésiale garde les bras ouverts pour ceux qui y sont confrontés.

Béatrice Birot

Sur le fond, je partage sans hésiter tout ce qui est dit dans ce texte. Sur la forme, je m'interroge : le pape François, nous l'avons vu, est très inquiet que les déclarations publiques d'opinion de différents monseigneurs de tous les bords ne viennent aggraver le climat déjà tendu. Un cqué de presse de ceux qui sont déjà vus comme d'affreux progressistes ne va-t-il pas déclencher la même chose du côté de ceux que nous considérons à notre tour comme d'horribles traditionnalistes, et ne risque-t-on pas une guerre des pétitions et autres lettres ouvertes ?
Voilà, c'est une simple question, rien de plus.

Christine PEDOTTI

Pour l'heure les pétition et lettres ne sont pas vraiment en soutien mais en opposition. Je vous rappelle que la devise de la Conférence, c'est "Ni partir, ni se taire". Trop de gens sont partis qui ne sont plus là aujourd'hui pour faire entendre leur voix. Nous nous sommes là, et nous parlons… pour que ce ne soit pas toujours les mêmes que l'on entende.

Jean-Pierre

Béatrice, comme l'indique Christine, beaucoup sont dits "partis" de la génération concile/ Humanae Vitae. Commode et rassurant pour ceux qui se considèrent comme "restés". Si 3/4 des catholiques de 60 ans et plus -clercs inclus- ont choisit de préserver leur conscience donc leur foi, en "partant", c'est pour rester, et notamment, pour ceux qui ont fondé une famille de vivre l'engagement du mariage en aidant leurs enfants à découvrir la liberté de la foi. Paradoxe facile? Faut voir! Ce n'est pas rien que deux français écoutés dans le monde -Marcel Gauchet et Luc Ferry- aient écrit en 2004 "Le Religieux après la religion", le premier après avoir écrit en 1985 "le Désenchantement du monde" dans lequel il estima que le christianisme est la religion de sortie de la religion. Un autre contemporain plus encore influent dans le monde, l'Allemand Jürgen Habermas, a disserté publiquement, ainsi que Joseph Ratzinger, en janvier 2004 à l'invitation de l'académie catholique de Bavière. Thème "Raison et Religion - La dialectique de la sécularisation". Le 1er est reconnu dans le monde entier comme chantre du dialogue et de la négociation, l'autre appelle le monde à rejoindre la seule Foi véritable, tout en manifestant le vœu que son institution se rapproche du monde sans rien renier de ses traditions.
Le pape François s'efforce avec d'amoureuses précautions -oui, il est amoureux du peuple Eglise- de sortir l’Église des pratiquants, en hémorragie chronique doublée de tendances suicidaires (schisme) profondes- des arguties juridiques dans laquelle "le conservatisme curial" (c'est commode, c'est pas si simple, ... OK) l'a enfoncée. Faut-il encourager ces signaux d'amitié que le synode (qui squeeze ainsi "la Curie") semble pouvoir émettre vers ces soi-disant "partis" ou se laver les mains dans la prière (quelle injure à la prière!).

Monique Duriez

Qu'il est difficile de faire passer, de faire entendre les messages de l'Evangile !!!
"Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux; vous n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer." Mt 23, 13
Pourquoi charger le dos du peuple en faisant l'impasse sur la Miséricorde.
Merci à M. Delorme pour son commentaire

marie L

bonjour
je signe (je n'aurais pas formulé mon soutien tout à fait comme ça et je l'aurais adressé non seulement au pape mais à tous les participants du synode qui pensent ceci) : c'est vrai les Hommes ont besoin de règles de vie claires et stables (regardez l'attirance pour les extrémismes où tout est noir ou blanc sans nuance) mais ils ont surtout besoin d'être aimés malgré leurs erreurs et leurs faiblesses, à travers leurs désirs de vie ! que l'Eglise garde son intransigeance pour les questions d'argent, par exemple...

Dessaint

Padre Francisco,

Muchissimas gracias por transmitir de nuevo la verdad del Evangelio. Jesus vino por los escluidos. Las personas que divorsaron vivieron ya un sufrimiento. No podemos hacer cercer este sufrimiento. Jesus vino por los que sufren. No podemos dejar que continue esta situacion. tenemos que vivir el amor de Dios por todos sin escluir a nadie. Gracias por su coraje. Rose

fuckdédé

Soutien total à Pape François. Le seul homme de gauche courageux en paroles et en actes actuellement en Europe.

Jean et Lucette

En faveur d'une évolution du regard et des dispositions de l'Eglise envers les familles nous soutenons le Pape François.
Nous l'assurons de notre reconnaissance et de notre soutiens éternels.

FISCHER Gérard

Je n'aime pas beaucoup signer des pétitions, mais je crois important de faire savoir que toute une partie du peuple chrétien ne supporte plus une hiérarchie qui fait prévaloir le confort de l'institution sur l'ouverture aux pauvres et à ceux qui ont du mal à rentrer dans les cadres.
Bon courage au pape François pour continuer, fondé sur l'esprit Saint, son travail d'aggionamento qui reprend celui que ses prédécesseurs avaient abandonné après Vatican II.

Pascal 95

Je suis pour une Eglise accessible à TOUS dans un pays où 2% de la population est pratiquante.... Stop à cette Eglise confisquée par une minorité qui pense posseder la vérité. Oui à une Eglise qui revient aux fondements de l Evangile. Peuple de baptisés en avant faisant bouger cette Eglise moribonde.

Fauvergue

En union avec le pape pour une église qui évolue, qui accepte les différences, qui reçoit en son sein l'autre différent de nous.

Personne ne doit être laissé sur le chemin....

Monique et René Fauvergue

Bernard POTTIER

Eglise, droit canon, reglement, , curé seul patron, j ai ête élevé là dedans, meme formaté au séminaire (43-53 ) dans cet esprit.Mais, quel
Souffle extraordinaire avec Vatican 2. J ai enfin respiré jusque, il y a cinq ans.Car dans notre coin, c est à nouveau l avant concile revenu :
Curé seul patron, reglement droit canon et j en passe.D où exode de nombreux chrétiens militants action catholique, engagé s, , à partir
D ADAP totalement supprimées, confession individuelle sans preparation, etc...
Ah oui, , à 100% avec vous Frere François, pour dialogue laics-prêtres, justice, misericorde et Christ Jesus dans son evangile.

lesvignes

je participe à cette initiative de soutien au Pape François pour deux raisons:1-il faut que l'Eglise adapte le message évangélique aux évolutions de nos sociétés modernes, en ce qui concerne la famille, bien sûr mais aussi bien au-delà, car "Dieu est mort" pour la plupart de nos contemporains. Reste à savoir quel Dieu .. et quel peut advenir....c'est à l'Eglise de l'annoncer. Je pense que le Pape François a pris vraiment à bras le corps cette question pour aller au-devant de tous ceux qui veulent donner un sens à leur vie.Il ne s'agit pas de "moderniser" le kérygme mais d'inventer des chemins nouveaux pour qu'il soit audible.Là se situe le débat avec la Tradition qui ne doit pas être un poids mais une aile pour que l'Esprit souffle pour tous. 2- Je participe à ce réseau parce qu'il permet justement de dépasser les structures traditionnelles de l'église paroissiale en permettant à la "multitude" d'intervenir dans la réflexion lancée par le Pape sur le renouveau de l'Eglise; Il est temps que la "hiérarchie" se mette à l'écoute du peuple, notamment grâce aux moyens modernes d' échange et de dialogue. En effet, les églises , dit-on , se vident. C'est à peu près vrai mais cela ne signifie nullement que nos contemporains ne sont pas en attente d'un message de salut pour eux-mêmes et leurs enfants. Donner à "ceux qui ne vont plus à la messe le dimanche" et à tous les isolés le moyen de renouer le dialogue avec l' "ecclésia"(l'assemblée de chrétiens) grâce à internet me semble offrir un avenir prometteur pour l'Annonce de la bonne nouvelle. Jean

lesvignes

la tradition de l'église n'est pas très favorable à ces nouveaux réseaux de croyants non reconnus par la plupart des autorités ecclésiastiques. La démocratie , notamment sous cette forme moderne de la toile, serait , selon certains évêques, contraire à l'esprit qui doit animer l'église comme corps du Christ, qui ne peut être une structuré comme le politique. Ce dernier point n'est pas contestable mais que le peuple de l'Evangile puisse s' exprimer librement à côté, en plus , des anciennes paroisses est non seulement légitime mais vital. Car ce peuple est beaucoup plus large que les pratiquants réguliers, dont le nombre se réduit . J 'adhère donc à ccbf parce que cette association m'offre, comme Chrétien, un espace de dialogue et surtout l'espoir de contribuer à aider François à faire bouger l'église pour qu'elle sorte de son périmètre habituel et aille dans le monde, qu'elle advienne à la multitude.

MARTIN

Qu'est-ce que la démocratie ? On pourrait relire notre cher Tocqueville. Un théologien d'aujourd'hui fera l'affaire : "La démocratie n'est pas seulement une forme de gouvernement politique des Etats, elle est bien d'autres choses encore qui touchent au plus profond de la condition humaine : une injonction de la rationalité critique, un sentiment de l'individualité, un sens de la relation à autrui, une prise de conscience de la communauté, un style de langage, un rapport au temps et à l'histoire, une éthique de respect de la dignité de soi et de l'autre, une exigence de responsabilité..." (Joseph Moingt : Dieu qui vient à l'homme, 2, éd. Cerf, 2008, pages 803, 804). Quelque chose me dit que jésus y aurait souscrit. La question est donc pourquoi est-elle toujours rejetée par l'institution cléricale ? Question subsidiaire : pourquoi beaucoup de fidèles ont-ils intériorisé une soi-disant incompatibilité de l'Eglise et de la démocratie ? N'hésitez pas à nous tenir au courant de votre réflexion à ce sujet

Christine PEDOTTI

ah, l'Église catholique et la démocratie. Vous avez raison de parler d'intériorisation. Je ne cesse d'entendre la phrase suivante dans la bouche de bien des catholiques pourtant "progressistes": "Bien sûr, l'Église n'est pas une démocratie, mais quand même…" et de défense des fonctionnement démocratiques partiels. Souvent aussi, on me dit: "on en va quand même pas décider des dogmes par vote…" à quoi je réponds, et bien si, et c'est justement de que l'on fait depuis les origines à travers les conciles. Quand au gouvernement de l'Église, on se demande pourquoi l'Esprit saint soufflerait moins bien sur un corps démocratique (le peuple de Dieu) que sur une aristocratie cléricale.
La réponse est bien l'intériorisation d'un interdit. Une chose suffisamment répétée devient une vérité intangible et on n'y réfléchit plus.
Et merci pour la citation de Joseph Moingt.

MARTIN

A vrai dire, nous entrons aussi avec cette question dans une forme d'archéologie de la pensée croyante. En France, la démocratie et son régime renvoie presque immanquablement à la chute de la monarchie et à la mort du Roi (accessoirement à la constitution civile du clergé qui fut un traumatisme). Peut-on encore mesurer d'où nous sommes, plus de deux siècles après, l'audace incroyable des révolutionnaires qui ont renversé en quelques mois un ordre millénaire et ses références politiques et religieuses, en abolissant la royauté et en votant la mort du Roi ? Peut-être en reste-t-il quelque chose, repérable au sein de l'Eglise, grâce à l'histoire des mentalités. L'Eglise contre-révolutionnaire du XIXe siècle n'est pas morte puisqu'elle est encore portée par l'intransigeantisme catholique actuel et son hostilité foncière à la démocratie. Mais il est aussi porté insidieusement par une mentalité de beaucoup de fidèles qui plonge inconsciemment ses racines très loin en arrière, dans un événement stupéfiant. Renverser le trône. Lequel ?

MARTIN

J'ai feuilleté le livre très intéressant de Philippe Clanché ("Mariage pour tous. Divorce chez les cathos", ed. Plon). Hélas ! Ce journaliste de Témoignage chrétien indique en ouverture d'un de ses chapitres que l'Eglise n'a pas vocation à être une démocratie. La faiblesse "théorique" d'un tel postulat laisse rêveur. Cette affirmation, en forme de constat "allant de soi" est intellectuellement redoutable. Comment une telle naïveté, une aussi totale absence de réflexion ecclesiologique est-elle encore possible aujourd'hui ? Inutile de chercher ailleurs l'explication du thème central d'un autre livre : celui de l'universitaire belge Gaël Brustier sur : "Le mai 68 conservateur. Que restera-t-il de la manif pour tous" (éd. Cerf).

Christine PEDOTTI

Ah, cher Martin, il n'y a pas de miracle, un journaliste est un journaliste. On peut faire le boulot honnêtement, poser les bonnes questions, écouter les gens, les citer à bon escient… mais un journaliste, fut-il bon n'est pas nécessairement un intellectuel.

MARTIN

En toute amitié : un journaliste EST un intellectuel organique. Je partage sur ce point l'analyse d'Antonio Gramsci.

Hubert

Démocratie, ce suivisme obligatoire de parjures professionnels et bientôt héréditaires ?
Je crois qu'il y a plus urgent : écouter les mots que le pape François nous adresse ("démocratie" ne fait pas partie de son vocabulaire).
Ceux qui veulent s'amuser à secouer le cocotier (comme il a probablement secrète envie de le faire lui-même) peuvent rappeler, par exemple, le choix (par les fidèles) de Saint Amboise puis de Saint Augustin comme évêques. Le deuxième ne ne voulait même pas y aller. Lorsqu'il s'y résolut, consciencieux, il commença par apprendre son catéchisme. Et on ne peut pas dire que les fidèles eurent tort. C'était d'ailleurs la méthode pour nommer les chefs de villages bretons (lire Morvan-Lebesque, "Comment peut-on être breton ?") : sans programme ni déclaration d'intentions, les "élus" commençaient par refuser (comme d'ailleurs le futur pape au consistoire précédent).
Fraternellement.
yves.

Jacqueline LACH...

MERCI Martin de citer Joseph MOINGT . on devrait l'inscrire sur la page de garde de nos agenda pour pouvoir la citer à chacune de nos joutes concernant la soi-disant impossibilité pour l'Eglise de fonctionner comme une démocratie.
L'héritier du trône des CESAR ne le peut certes, il fait fonctionner ses préfets d'une manière très centralisée, et le peuple se tait. Tout vient d'en haut ; mais l'héritier du trône de Pierre peut s'affranchir enfin de celui des CESAR et revenir à tous les possibles évangéliques, dont la démocratie et l'écoute attentive des murmures du peuple , du grand corps du Christ. Christ en est la tête et le Grand Prêtre, le Pape n'en est que le vicaire , un vicaire à l'écoute en tablier de service. Enfin c'est mon opinion.
Quand à l'intériorisation d'une soi disant incompatibilité : je vois le poids de l'Histoire de l'Eglise. En France, l'Eglise a violemment combattu les idées des démocrates ( à part les curés républicains ) et soutenu la Monarchie ( Monarchie de Juillet, Charles X ...) le dogme de l'infaillibilité papale, défini en 1870 ( ne n'est pas vieux ) et le caractère sacré du trône de Pierre qui se juxtaposent dans les mémoires à la figure de Cesar . Il ne faut pas oublier que ce n'est qu'au 4° siècle que l'institution s'est coulée dans le moule du fonctionnement hiérarchique de l'Empire Romain. C'est un héritage qui est presque génétique. Que les historiens me corrigent.

Jean-Pierre

Frères chrétiens, de toutes chapelles, ... François, Bernard, Lucette, Marie, Martin, Jean, ... pape, évêques, prêtres prophètes et rois de bonne volonté et honnêteté ... CROYANTS par besoin ou par abandon réfléchi, par intérêt de caste de lignée, par obéissance, parce que le cœur surpasse la raison, par formatage mal digéré... ESPÉRANTS par habitude, commodité ou parce que la raison enferme le cœur, douteux par manie ou par droiture, ... Vaste palette, dur labeur que porter tout cela dans une unité qui ne nie pas, qui se refuse à gommer les différences, ... et chacun est appelé à porter cette varité! ... Bon grain (selon qui?), ivraie (Selon qui?), sans oublier les "catégories intermédiaires", ... la souffrance d'accepter toutes ces différences, de reconnaitre en soi comme en l'autre la prééminence de la conscience personnelle, d'accepter que l'obéissance ne supporte pas la bassesse de l'asservissement fut-il adroitement susurré.

BARBEREAU

Il y aurait tant a dire pour que soit mieux libérée la puissance vivifiante de L'évangile, au sein même de notre Eglise, et pour la croissance de notre humanité (toujours en gestation vers son accomplissement, cf St Paul).
La première étape me semble être un acte de foi à renouveler sans cesse en la présence de l'Esprit du Christ, dans toutes nos réalités humaines quelques elles soient. A partir de là il s'agit de s'entraider, en Eglise, à le percevoir, l'écouter et discerner ses appels, si déconcertants soient ils.
Cette démarche est impossible si on se réfère d'abord à un cadre censé être posé de toute éternité et pour toute l'humanité.Il faut vraiment tordre le message biblique pour le comprendre ainsi. On aboutit alors à des aberrations comme refuser l'accès à l'eucharistie pour des divorcés remariés désireux de vivre dans la foi chrétienne, alors qu'on se pose moins de questions pour des ecclésiastiques qui violent des enfants , des tueurs en série sans scrupules ou des oppresseurs de peuples entiers, (tous ayant aussi accès à la grâce de Dieu...!).
Esprit du Christ rends nous toujours plus ouvert à ton souffle d'audace , nous tous bien sûrs, mais aussi les compères évêques et cardinaux qui auraient peur du vent qui pourrait s'engouffrer dans leur soutane...!

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