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En Bosnie Herzégovine, Croatie et Serbie, des baptisés entrent en résistance

CCBF

Sans crier gare, ce 1er mars 2018, nous est arrivé un courriel qui invite la CCBF à participer à un week end de réflexion du 11 au 13 mai 2018 en Bonie Herzégovine sur le thème général : « La résistance théologique à la montée du totalitarisme dans le sud-est de l'Europe : formes - buts – perspectives. »

  • De quoi s’agit-il ?

Voici le message reçu de Jadranka Brnčić, membre actif du Comité d’Organisation, théologienne de la faculté protestante, qui habite en Croatie et enseigne à la faculté de philosophie de Zagreb.
« Je me tiens au courant du travail de la CCBF depuis des années. En Croatie, où je vis, les laïcs ne sont pas organisés, et la hiérarchie ecclésiastique est largement préoccupée par la question nationale et des leçons morales, et non pas par le véritable dialogue entre l'Église et la société. Nous, un groupe de laïcs de Croatie et de Bosnie-Herzégovine, avons décidé de prendre nos responsabilités en main, et nous avons organisé une conférence pour parler des problèmes et de ce que l’on peut faire. » On pourrait presque dire que cette conférence est une actualisation, dans un contexte donné, de la réflexion incroyablement féconde suscitée par la phrase de Jésus : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ! »

  • Où est-ce ? 

À notre porte, à 1700 km de Paris,
à Visoko en Bosnie Herzégovine, non loin de Sarajevo.

  • Contexte

en Europe du Sud Est
Après la chute du mur de Berlin et l'échec du processus d'établissement d’une véritable démocratie, on remarque en Europe du Sud une montée notable d’un nouveau totalitarisme, sous le couvert d'idéologies nationalistes contradictoires. Dans tous les aspects de la vie sociale, des pratiques totalitaires s’imposent de plus en plus ouvertement comme socialement normatives. Ceci a notamment pour conséquence que les tensions ou conflits, ne pouvant pas s’exprimer, ne sont pas résolus, et que la misère sociale s’étend : la société tout entière se fige sans que l’opinion internationale, en particulier l'Union européenne, soit alertée.

Sur le plan religieux, malheureusement, les institutions religieuses sont en grande partie esclaves du nationalisme. En agissant de façon de plus en plus agressive à travers leurs propres structures, un nombre inquiétant de représentants des institutions religieuses entretient une illusion d'homogénéité et d’uniformité en matière d'interprétation de la religion et de ses implications sociales et politiques.

Une conférence pour réfléchir, échanger, s’organiser
La conférence « Résistance théologique à la montée du totalitarisme en Europe du Sud-Est » ne sera pas une conférence au sens académique du terme. Elle veut être un lieu de rassemblement pour des croyants qui ne se reconnaissent pas dans le courant « officiel » du christianisme dans les pays de l’ex-Yougoslavie.
Rendre audible la voix des croyants marginalisés, constituer un réseau, regrouper celles et ceux qui veulent prendre soin de la vie socio-politique, dans la fidélité à leurs convictions de foi et coopérer pour l'humanisation des sociétés de l'Europe du Sud-Est, tels sont, en partie, les objectifs de la conférence de Visoko.
Dans une atmosphère de respect, de liberté d'expression et d'échange d'expériences, les participants à la conférence seront invités à rechercher des chemins de résistance, fondés sur des bases théologiques, contre les phénomènes totalitaires en Europe du Sud. Pour cela, plusieurs thèmes sont prévus ; ils feront l’objet d’un bref exposé introductif puis laisseront une large place aux échanges.

Un membre du Conseil d’Administration de la DCBF se rendra à l’invitation. Á suivre donc ! …

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