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Pour la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les crimes pédophiles dans l'Église catholique

Témoignage Chrétien
Palais Boubon © Daniel Vorndran / DXR

Nous demandons la création d’une commission d’enquête parlementaire afin  de faire toute la transparence sur les crimes de pédophilie et leur dissimulation dans l’Église catholique.

Nous le faisons d’abord parce que nous sommes des citoyens et des citoyennes et pour beaucoup d’entre-nous des chrétiens et des chrétiennes. Comme toute organisation religieuse en France, l’Église catholique est régie par l’état de droit ; elle n’échappe pas plus que les autres à la loi républicaine, et ceci d’autant plus qu’elle participe à des missions d’intérêt général et bénéficie à ce titre d’aides publiques ou fiscales. C’est pourquoi elle doit, et ce de façon urgente, rendre des comptes. Elle doit le faire devant la justice, mais aussi devant la représentation nationale, car ce ne sont pas seulement des responsabilités individuelles qui sont en cause, mais aussi, comme l’a clairement indiqué le pape François, tout un système. Ces crimes et leur dissimulation constituent une atteinte grave à l’ordre public. Ce sont des générations entières qui ont fréquenté le catéchisme, les aumôneries, l’enseignement catholique, le scoutisme et les mouvements de jeunesse placés sous l’autorité de l’Église catholique. Le pape François a beau appeler les laïcs, hommes et femmes, à s’engager pour combattre ce fléau, leurs propres demandes, maintes fois répétées, sont restées lettre morte, singulièrement en France. Aujourd’hui, dans notre pays, l’Église catholique se contente de répéter les mots du pape sans prendre d’initiative significative pour rechercher les crimes qui n’auraient pas été dénoncés et surtout leurs causes institutionnelles et structurelles. De fait, nul ne peut être juge et partie ; comment ceux qui ont couvert ces dérives pourraient-ils faire ce travail de vérité ? Ailleurs dans le monde, ce sont des instances indépendantes de l’institution ecclésiale, comme la Commission d’enquête royale en Australie, le grand jury de l’État de Pennsylvanie, ou la Commission Ryan en Irlande, qui ont révélé un système de mensonge organisé au niveau des responsables – c’est-à-dire des évêques. À côté des procédures judiciaires qui permettront de sanctionner les crimes et les délits individuels, du moins quand ils ne sont pas prescrits, seule une commission parlementaire a le pouvoir de faire la lumière sur le passé pour éviter qu’il ne se reproduise, en exigeant la communication des archives diocésaines, en interrogeant les acteurs, et en communiquant à la justice les faits dont celle-ci n’aurait pas eu connaissance. Il nous importe non pas de faire éclater des scandales mais d’en faire cesser un, immense, celui du silence assourdissant de la hiérarchie catholique devant des souffrances qu’elle a, pour l’essentiel, sciemment ignorées ou même cachées pendant trop longtemps. Le retour de la crédibilité est à ce prix.

Témoignage chrétien

POUR SIGNER LA PETITION CLIQUER ICI http://pedophilieeglise.wesign.it/fr

Premiers et premières signataires

François Devaux et Alexandre Dussot-Hezez, fondateurs de L’association La Parole libérée

Jean-Pierre Mignard, avocat

William Bourdon, avocat

Anthony Favier, co-président de l’association David et Jonathan

Anne Soupa, Présidente de la conférence des baptisés

Roselyne Bachelot-Narquin, ancienne ministre de la santé

Daniel Lenoir, ancien directeur général de la Caisse Nationale d'Allocations Familiales

Laurence Rossignol, sénatrice, ancienne ministre de la famille

Marie-Pierre de la Gontrie, sénatrice

Jacques Maillot, chef d’entreprise 

Jean-François Rouzieres, psychanalyste

Jean Mouttapa, Éditeur

Nathalie Bajos, directrice de recherche à l’Inserm

Hervé Chabalier , fondateur de Capa

Soutiens 

Pierre Vignon, prêtre du diocèse de Valence et juge canonique

Laurent Lemoine, dominicain et psychanalyste

 

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Commentaires
Lise-Marie

A ceux et celles qui hésitent :
Rappelez-vous que la 1° brochure de la Conférence des Evêques de France intitulée “ Lutter contre la pédophilie” date de 2003, mise à jour en 2010 et encore récemment, elle n’a pas empêché Barbarin de nommer Preynat Doyen en 2013 alors qu’il le savait pédophile.

La confiance en nos "pasteurs" s'est évanouie ; Ils ne répondront qu'au harcèlement des fidèles que nous sommes encore, réagissons à la demande du Pape et prenons nos responsabilités.

Robert Van Reeth

Il faudra donc éviter que pareilles nominations dépendent du "bon vouloir du Prince".

Aussi à l'avenir, une loi sera indispensable pour empêcher que des pédophiles soient nommés à des postes où ils seront en contact avec des enfants.
En Suisse, par exemple, les pédophiles ne pourront plus jamais travailler avec des enfants en vertu d'une loi qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2019 (voir ci-dessous)https://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/3484818/2018/10/10...

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