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Le Christ sur nos chemins

CCBF Pau
Chemin, Parc Nal des Ecrins © CCBF

Dimanche 1er juillet 2018 – 13e dimanche du temps – Mc 5, 21-43

Aujourd’hui, cet évangile de Marc nous dévoile un peu plus l’amour de Dieu à travers ces deux guérisons miraculeuses d’une fillette et d’une femme. Pourtant les femmes n’étaient pas tellement considérées à l’époque du Christ. Jésus serait-il… provocateur ? Sans doute…

Mais Jésus fait plus : voilà qu’il pousse deux personnes, Jaïre et la femme impure, à montrer jusqu’où va leur foi… et leur foi va très loin ! Alors faut-il atteindre un certain niveau de foi pour mériter une récompense ? une guérison ? NON !

Ce serait bien mal lire et comprendre les évangiles où Jésus se révèle à travers de drôles de rencontres : des malades, des marginaux, des pauvres, des étrangers… mais c’est vers eux qu’il choisit d’aller ! Et vers nous encore aujourd’hui…

Nous sommes sûrs qu’à chaque fois que nous pouvons entrer en relation avec Lui, Il se fait lui-même relation. Quand l’homme est blessé, Jésus agit, parle et guérit en faisant appel à la foi en Dieu, et ainsi Il lui permet de retrouver sa dignité, sa place dans la société.

Habitant près de Lourdes, nous voyons ces processions de malades en fauteuil poussés par des bénévoles. S’élèvent au bord du gave des chants et des prières, devant la grotte où Marie est apparue à Bernadette. Qui est ce peuple de souffrants ? Que cherche-t-il ?

En 1987, Jean-Pierre Bély affirme tranquillement sa confiance : « C'est Jésus qui m'a guéri, c'est Marie qui a demandé à Jésus de me guérir. Je n'ai pas souhaité particulièrement la guérison. En passant devant la grotte, j'ai dit à Dieu : Tu me connais, tu sauras me donner le meilleur ! » Pour lui, c'est aussi simple que ça, il ne doute pas du miracle qui a été reconnu bien des années après. (Le dernier miraculé de Lourdes – X. Ternisien – Le Monde 22. 12. 02)

Marc m’interroge en racontant ces guérisons, cela me conforte dans l’idée de lâcher prise, de faire confiance à Dieu… Chacun, cette femme, Jaïre ou J-P. Bély croit qu’un geste de Dieu en toute liberté peut transformer sa vie à l’arrêt : ils ne savent pas ce que sera l’avenir mais se remettent entre les mains de Dieu !

Accepter d’être les instruments de sa compassion chaque fois que nous redonnons espoir, que nous apaisons une souffrance, que nous consolons quelqu’un, c’est essayer d’apporter plus de confiance en ce Dieu qui parait si lointain à beaucoup.

Chers amis, je vous soumets cette idée folle : serions-nous reliés à Dieu par un fil qu’il nous faut continuer à tisser même s’il bouleverse toute notre vie ?

Sachons saisir ces instants magiques comme Jaïre, la femme de l’Évangile et le miraculé de Lourdes ; osons tendre le bras par-delà les difficultés, osons saisir la main de Dieu, cette main toujours tendue.

Sachons vivre dans la confiance, n’oublions jamais que toute approche de Dieu a des conséquences, inattendues sans doute, mais toujours formidables.

Nous pouvons partager et faire savoir cette bonne et grande nouvelle : Dieu vient nous accompagner sur nos propres chemins mais c’est toujours pour nous conduire ailleurs.

Équipe de Pau (C-F-E)

 

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